Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

13/07/2018

Urgences en Coeur d'Hérault, Lodève et Clermont-l'Hérault sont obligés de s'entendre pour ne pas voir le SMUR nous échapper !

Le Cœur d'Hérault vit [encore] un moment schizophrénique, entre le souci de l'intérêt général qui est défendu par les élus du Syndicat de Développement du Pays Cœur d'Hérault, et des inerties locales délétères. Il n'y a pas si longtemps, avant 2013, c'étaient les SMUR de Montpellier et de Béziers qui intervenaient en Cœur d'Hérault, mais ils étaient à 1h00 de Lodève et à 1h30 de Roqueredonde. Puis à l'initiative de médecins libéraux du Clermontais qui souhaitaient répondre efficacement aux risques vitaux encourus par des victimes d'accident, de sinistre, d'empoisonnement, de malaise critique ou de toute autre urgence médicale, la commission locale de santé du Pays Cœur d'Hérault, le SDIS, le Conseil général et l'ARS du Languedoc-Roussillon ont répondu présent et c'est ainsi qu'est née l'UMUPS (Unité Mobile d'Urgence et de Permanence des Soins). Mais cette UMUPS n'a aucune légitimité juridique et la faire vivre au quotidien induit des tâches administratives rédhibitoires, en même temps que la mise en œuvre du référentiel national de gestion du temps de travail dans les structures de médecine d’urgence en a réduit la capacité opérationnelle. Alors l'UMUPS continue de fonctionner, mais avec des personnels qui sont dans la perspective de faire prochainement la jonction avec une antenne de SMUR.

Ci-après la carte et la liste des services d'urgence dans l'Hérault
Carte_SU_34.jpg

1 POLYCLINIQUE DES TROIS VALLÉES - BEDARIEUX (1)
2 CLINIQUE BEAU SOLEIL - MONTPELLIER (2)
3 HÔPITAL LAPEYRONIE CHU MONTPELLIER (2)
4 POLYCLINIQUE SAINT ROCH - MONTPELLIER (1)
5 HÔPITAL G DE CHAULIAC CHU MONTPELLIER (2)
6 CLINIQUE DU MILLENAIRE - MONTPELLIER (1)
7 CENTRE HOSPITALIER DE BEZIERS (2)
8 HÔPITAL SAINT CLAIR HBT DE SÈTE (2)
9 HÔPITAL SAINT ELOI CHU MONTPELLIER (2)
10 CHU MONTPELLIER (2)
11 CLINIQUE VIA DOMITIA POLE DE SANTE - LUNEL (1)
12 HÔPITAL ARNAUD DE VILLENEUVE CHU DE MONTPELLIER (2)
13 POLYCLINIQUE PASTEUR - PEZENAS (1)
14 CLINIQUE SAINT LOUIS - GANGES (1)
15 CLINIQUE DU PARC - CASTELNAU LE LEZ (1)
16 POLYCLINIQUE SAINT PRIVAT - BOUJAN SUR LIBRON (1)
17 CLINIQUE SAINT JEAN - MONTPELLIER (1)

(1) Établissement privé - (2) Établissement public ou privé d’intérêt collectif

[Source : AMELI - Annuaire des établissements de santé]

L'Agence régionale de santé (ARS) d'Occitanie en est aujourd'hui à 95% de l'élaboration du Projet régional de santé (PRS) 2018-2022. Après avoir réalisé les bilans des deux PRS des régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, après avoir rédigé le nouveau PRS et après l'avoir soumis à une très large concertation, le Conseil de Surveillance de l’ARS s’est réuni le 20 juin 2018 et a émis un avis favorable. Il devrait donc ne plus rester à madame Monique CAVALIER, Directrice Générale de l'ARS Occitanie, qu'à arrêter ce PRS.

Le département de l'Hérault, et dans le cadre du précédent Schéma régional d'organisation des soins (SROS 2012-2017) dispose aujourd'hui d'un SAMU (Service d'Aide Médicale Urgente), de seize services d'urgence (dont un service d'urgence pédiatrique) et de six antennes SMUR (Service Mobile d'Urgence et de Réanimation). Concernant les services d'urgences, il est important de noter qu'ils ne sont pas tous de même capacité, et les trois unités complètes d'urgences sont :
 - Les Hôpitaux du Bassin de Thau (> http://www.ch-bassindethau.fr), avec deux SMUR mobilisables par le centre 15 au départ de l'hôpital Saint-Clair de Sète et de l'hôpital Saint-Loup d' Agde sur une zone territoriale définie par l’ARS.
- Le Centre hospitalier de Béziers (> http://www.ch-beziers.fr) qui dispose de deux lignes SMUR, prêtes à intervenir 24h/24.
- Le Centre Hospitalier Universitaire de Montpellier (> http://www.chu-montpellier.fr) qui dispose d'un SMUR très important (30 ambulanciers, une vingtaine d’infirmiers, une dizaine d’infirmiers-anesthésistes, une trentaine de médecins affectés sur le service des urgences, cinq ambulances de réanimation, trois véhicules qui servent exclusivement à transporter les équipes médicales, deux véhicules pour la logistique tractant les remorques chargées notamment de postes médicaux avancés et un hélicoptère), mais aussi d'un SMUR pédiatrique composé de médecins spécialisés, des pédiatres donc, mais également des puéricultrices attachées au service de réanimation pédiatrique de l’hôpital Arnaud-de-Villeneuve, à Montpellier. Une ligne SMUR est aussi localisée au pôle de santé de Lunel.

Au chapitre des "soins non programmés", et plus particulièrement pour les "activités de soin de médecine d'urgence" (cf. extrait au format PDF), le nouveau PRS prévoit la création de deux nouvelles unités SMUR dans l'Hérault ; l'une des deux sera dédiée aux urgences pédiatriques, et l'autre fera l'objet d'un appel d'offres publié par l'ARS en septembre 2018. Seuls les trois centres hospitaliers cités précédemment seront autorisés à répondre à cet appel d'offres, libre à chacun d'eux de préciser les enjeux que cette nouvelle antenne pourra réaliser.

interieur_SMUR.jpgAyant accompagnés l'UMUPS en Coeur d'Hérault et militant pour que cette antenne SMUR lui succède, une délégation du SYDEL du Cœur d'Hérault a rencontré l'ARS le 28 juin ; cette délégation était composée de Louis VILLARET (Pdt du SYDEL), de Guy LASSALVY (Pdt de la commission Santé du Pays Cœur d'Hérault) et des trois représentants des EPCI du Cœur d'Hérault (Pierre LEDUC pour le Lodévois-Larzac, Jean-François SOTO pour la Vallée de l'Hérault et Francis BARDEAU pour le Clermontais). Il ressort de cette rencontre que notre territoire pourrait accueillir une antenne SMUR, mais à deux conditions, d'abord que le CHU remporte cet appel d'offres, et ensuite que les centre hospitaliers de Clermont-l'Hérault et de Lodève s'accordent pour faire front commun (une unité SMUR est nécessairement basée dans un hôpital et intervient exclusivement sur régulation du SAMU pour assurer la prise en charge, le diagnostic, le traitement et le transport des patients en situation d'urgence médicale).

Quand on lit le chapitre des activités de médecine d'urgence dans le nouveau PRS, la carte de temps d'accès aux services d'urgence, aux SMUR ou aux médecins correspondants du SAMU (MCS), la situation du Cœur d'Hérault est préoccupante, avec des temps d'accès supérieurs à 30' dans toute sa partie Nord et Nord-Est. Et c'est une préoccupation partagée par les élus du SYDEL du Cœur d'Hérault, mais dans les limites des compétences qu'exerce librement chaque collectivité locale.

La suite est donc toute balisée, et bornée dans le temps ; il faut absolument que les deux présidents des conseils d'administration des centres hospitaliers de Clermont-l'Hérault et de Lodève, à savoir MM Jean-Claude LACROIX et Pierre LEDUC, se rencontrent afin de s'entendre sur ce que le CHU pourra écrire dans sa réponse à l'appel d'offres de l'ARS. Il est en effet incontournable que l'unité SMUR en Cœur d'Hérault figure clairement dans ce dossier !

Car comme l'indiquait Patrice Taourel, le président de la Cem (Commission médicale d’établissement) à l'occasion des voeux de janvier 2018 où le directeur du CHU, Thomas le Ludec, évoquait l’An I du projet d’établissement 2018-2022, « Ce ne sera pas facile car, tandis que le privé ne cesse de renforcer ses moyens, le public ne cesse de voir ses contraintes augmenter. C’est un peu comme jouer un match de football à 9 contre 11 ».

Ainsi, le Groupe Cap Santé qui possède dans le Bitterois les établissements de Bédarieux (polyclinique des Trois Vallées) et de Pézenas (polyclinique Pasteur), mais aussi la clinique Saint-Louis à Ganges et la polyclinique Saint-Jean à Montpellier, tous dotés d'un service d'urgences, est un acteur qui pèsera significativement dans l'appel d'offres de l'ARS ; je le cite ici car il opère sur des territoires ruraux très semblables et très voisins du Cœur d'Hérault. A côté de ça, les centres hospitaliers de Clermont-l'Hérault et de Lodève n'ont pas de service d'urgence, juste une maison médicale de garde (MMG) pour le premier et un centre d’accueil et de permanence de soins (CAPS) pour le second. Ça ressemble beaucoup au combat du pot de fer contre le pot de terre, voire même contre deux petits pots de terre ... mais il y a le CHU de Montpellier pour nous faire grandir et il faut jouer cette carte-là, de façon responsable et dans le cadre d'un véritable service public hospitalier.

Je tenais aussi à relever que le PRS cible essentiellement les parcours de soin, et que ce nouveau PRS 2018-2022 aborde cinq parcours prioritaires : parcours du vieillissement, parcours des personnes en situation de handicap, parcours cancer, parcours santé mentale et parcours santé des couples, des mères et des jeunes. Les soins non programmés sont donc abordés à la marge dans ce document d'orientation, et l'ARS apporte d'ailleurs une précision importante sur la réforme des urgences : « Le PRS s’applique à droit constant et ne pourrait anticiper sur une réforme en cours au plan national dont les contours font encore l’objet de nombreux échanges et arbitrages ».  Emmanuel Macron et sa ministre Agnès Buzin devaient présenter leur plan avant la fin juin, sur les bases d'un rapport parlementaire produit par le député LREM Thomas Mesnier, lui-même médecin urgentiste (cf. Rapport au format PDF), mais il est repoussé à septembre ... Encore un effet de la coupe du Monde de football m'dame la ministre ?

23:12 Publié dans CCC, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : ars, prs, samu, su, smur, mmg, caps, ght

10/11/2017

UMUPS, il y a urgence à la transformer en SMUR

Ce vendredi soir à Clermont-l'Hérault, près d'une centaine de personnes étaient réunies dans la salle Georges Brassens pour évoquer la fin programmée de l'UMUPS (Unité Médicale d'Urgence et de Permanence de Soins) ; l'expérience débutée en 2013 prend fin au 31 décembre 2017. Le docteur Laurent Garcin a donné la genèse de cette UMUPS, il a expliqué comment elle intervenait au quotidien sur tout le territoire du Coeur d'Hérault, avec un taux d'intervention moyen de 3,9 par jour, pour une moyenne nationale de 3,6.

L_Garcin_FI.jpg

C'est l'ARS (Agence Régionale de Santé) qui finance ces services d'urgence (SAMU, SMUR et UMUPS), et les prises de parole dans l'assistance convergeaient toutes vers la nécessité de peser sur elle pour que le Cœur d'Hérault ne se retrouve pas au 1er janvier sans unité mobile d'urgence. Les collectivités locales délibèrent. Une association d'usagers, le comité des usagers du service public du Cœur d'Hérault, a lancé une pétition qui réunit déjà plus d'un millier de signatures, qui va sur le marché pour informer et pour mobiliser.

Alors si l'appel à faire passer le message et à mobiliser pour peser sur l'ARS est fondé, il n'en reste pas moins que l'ARS aura beau jeu de pointer les divisions sur le Cœur d'Hérault. Sur le Clermontais comme sur le Lodévois, les élus ont délibéré (des motions différentes), les citoyens se mobilisent (sur des objectifs différents) et des pétitions recueillent des milliers de signatures, mais les uns pour que l'UMUPS basée à Clermont-l'Hérault devienne une antenne SMUR, et les autres pour qu'un service d'urgences soit créé à l'hôpital local de Lodève. Évidemment, l'ARS ne donnera pas de suite favorable à ces deux revendications-là en 2018.

Il est urgent que les associations citoyennes se rencontrent. Il est urgent aussi que les élus trouvent un consensus avec une délibération commune. Ce n'est qu'à partir du moment où l'ensemble du territoire sera mobilisé sur un même objectif que le message s'imposera à l'ARS. Comme le disait le Dct Garcin ce soir, l'ARS d'Occitanie finance des antennes SMUR qui font 500 sorties par an, alors que l'UMUPS en fait le triple ...

Le temps presse ! Au 1er janvier, les personnes qui appellent le 15 depuis le Cœur d'Hérault ne verront pas de véhicule d'urgence médicale arriver en moins de 45 minutes, au lieu de 17 minutes actuellement avec l'UMUPS ; c'est revenir 5 ans en arrière. « L'union fait la force », alors faisons en sorte que ce ne soit pas qu'un slogan.

18/03/2017

Un service d'urgence à Lodève doit être inscrit dans le prochain SRS 2018-2022

L'organisation et la gestion de notre système hospitalier sont véritablement confiées à des personnes qui doivent habiter à côté d'un hôpital en plein cœur de Paris ; parce que vu d'ici, les attentes sont très loin d'être satisfaites. Le maître mot des services de l’État et du ministère de la santé en matière de couverture hospitalière est « mutualisation ». C'est ainsi que l'été dernier, conformément à la loi du 26/01/16 de modernisation de notre système de santé, notre hexagone a été maillé de 135 groupements hospitaliers de territoire (GHT). Il y a deux GHT dans l'Hérault ; l'un, le GHT de l'Est Hérault et du Sud Aveyron réunit neuf structures : CHU de Montpellier, centres hospitaliers des hôpitaux du Bassin de Thau (HBT), de Clermont-l'Hérault, de Lodève, du pôle de santé de Lunel, de Lamalou-les-Bains, de Millau, de Saint-Affrique, et de Sévérac-le-Château. L'autre, le GHT Ouest Hérault, réunit trois membres : les centres hospitaliers de Béziers, de Bédarieux, et de Pézenas.

GHT_20161207_678x454.png

Sur le papier, ces GHT ont pour ambition de faire collaborer des établissements et des personnels dans l'intérêt des patients. Aucune fermeture d'établissement ou de structure n'en découle ; bien au contraire, l'ambition est que les plus gros soutiennent les plus petits. Le GHT de l'Est Hérault et du Sud Aveyron couvre ainsi une population de près de 900 000 habitants, en offrant près de 4 200 lits et places et en s’appuyant sur plus de 12 000 professionnels de santé ainsi que sur les compétences et les spécificités de chaque établissement. Mais si un patient peut prendre rendez-vous en pédiatrie ou en obstétrique dans l'un de ces 9 établissements et s'y faire soigner dans des conditions optimales pour sa santé, ce sont les services d'urgence qui sont les plus sensibles aux yeux de la population, car là on ne peut pas attendre.

En Cœur d'Hérault, nous n'avons pas de structure capable d'assurer un service d'urgence avec un plateau technique, une salle de réveil, des médecins et du personnel urgentiste. Face à cette situation, le Pays Cœur d'Hérault a fait écho aux sollicitations des acteurs médicaux du territoire, et en l'occurrence des docteurs Guy Lassalvy (Gignac) et Laurent Garcin (Clermont-l'Hérault) ; cf. une note d'il y a 4 ans sur le contrat local de santé du Cœur d'Hérault (cf. bulletins du CLS). Pour les urgences médicales, cela se concrétise aujourd'hui par deux structures ; d'une part la maison médicale de garde de Clermont l'Hérault et d'autre part une unité mobile d'urgence et de permanence des soins (UMUPS), toutes deux basées à l'hôpital local de Clermont l'Hérault. Les patients qui sont orientés vers la maison médicale de garde par le 15 n'ont pas d'urgence vitale, mais des soins rapides doivent néanmoins être prodigués. En complément, pour les urgences vitales, les patients sont pris en charge par l'UMUPS, c'est à dire par un ambulancier du SDIS accompagné d'un médecin de garde basés à l'hôpital local de Clermont-l'Hérault. Et il semblerait que l'UMUPS sera prochainement remplacée par un véritable SMUR (Service Mobile d'Urgence et de Réanimation), toujours basé à Clermont-l'Hérault.

MMG_Clermont.jpg

Mais si quelqu'un a un grave accident de chasse à Saint-Privat ou fait un infarctus à Roqueredonde, ses chances d'arriver dans un véritable service d'urgence en moins de 30 minutes sont bien minces. Un SMUR basé à Clermont-l'Hérault est déjà un plus, mais encore une fois il vaut mieux avoir un accident de santé à Montpellier que dans nos territoires ruraux.

ght,caps,mmg,umups,smur,srs,ars,chru

Sur Lodève, c'est la clinique Saint-Pierre qui assurait un service d'urgence médicale jusqu'à ce que le groupe Oc Santé décide de fermer cet établissement en 2008. Pour y pallier partiellement, l'hôpital local de Lodève a ouvert un Centre d'accueil et de permanence des soins (CAPS). Et puis en 2012, l'Agence Régionale de Santé (ARS) autorisait l'hôpital de Lodève à transformer ce CAPS en un véritable service d'urgences. Mais d'un schéma régional d'organisation sanitaire (SROS) à l'autre, c'est à dire de 2012 à 2015, l'ARS décidait de supprimer cette autorisation pour divers motifs. L'un de ces motifs est qu'il faut une fréquentation annuelle d'au moins 12 000 patients pour justifier d'un service d'urgence, alors que le CAPS de Lodève n'est consulté que par 8 000 patients par an. Mais c'est certain que la MMG et que l'UMUPS de Clermont-l'Hérault atténuent ces chiffres sur le Lodévois.

L'argument de la démographie médicale est aussi faussé. Dans le privé, les cliniques comme celle de Pézenas font appel à des médecins urgentistes de leurs établissements de Montpellier. Alors avec un CHRU, le GHT ne devrait pas manquer d'internes capables de se projeter par exemple sur Lodève. Reste qu'il manque sur Lodève un plateau technique et des moyens adaptés aux urgences, mais alors il ne faut pas les envisager comme un investissement spécifique ; de tels moyens peuvent aussi servir à d'autres unités de soin.

ULCGT.jpgNous étions une vingtaine de participants hier soir à Lodève pour répondre à une sollicitation de l'union locale de la CGT Lodève/Clermont-l'Hérault, des associations locales, des syndicalistes et des formations politiques. La santé ne doit pas être chiffrée, elle doit avant tout être assurée de la même façon sur tout le territoire national, et la France a les moyens pour satisfaire ces exigences de santé publique. Cette semaine à Corte, des centaines de personnes et beaucoup d'élus locaux ont manifesté pour la création d'un service d'urgence (cf. article de France Bleu). Ce sont donc des situations qui émergent un peu partout à l'occasion de l'élaboration des futures schémas régionaux de santé (SRS) 2018-2022 ; c'est effectivement maintenant qu'il faut se mobiliser !