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12/11/2015

Venez nombreux le 12 novembre au Parc Expos de Montpellier pour participer à un évènement politique majeur dans notre nouvelle région !

Le meeting sera retransmis en direct et en streaming sur le site

NouveauMonde-EnCommun.net

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25/10/2015

Elections régionales : certaines listes ne sont là que pour perturber le scrutin

Ne se présentent en principe aux élections que des candidats ou des listes qui veulent porter un message politique, et dans le meilleur des cas pour le mettre en œuvre pour la durée d'un mandat. C'est bien le cas pour ces élections régionales en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées (LRMP), avec d'un côté les listes qui dépasseront le seuil des 10% (et auront des élus à la Région), et de l'autre des listes que l'on retrouve à chaque élection malgré leur faible score ; c'est le cas de Lutte Ouvrière (LO) ou de Debout la France (DLF).

Et puis il y a des listes dont le message n'est pas très clair, et dont la finalité perturbe plus le scrutin qu'elle ne l'éclaire. Surtout qu'une campagne ça a un coût, et que de s'affranchir de propagande électorale est très étrange ... Dans notre région LRMP, les listes pourront dépenser jusqu'à 1,6 M€ pour leurs frais de campagne, et celles qui feront plus de 5% se verront rembourser jusqu'à 782 k€. Ca c'est pour les dépenses électorales comme les meetings, les réunions publiques, les tracts, la communication en général, des locaux de campagne, etc. Mais elles ne sont pas indispensables, et une liste peut faire une campagne « cheap » comme le dit Philippe Saurel.

Reste quand même la propagande officielle, c'est à dire les bulletins de vote (près de 9 millions), les professions de foi (un peu plus de 4,3 millions) et les affiches électorales (autour de 15000). Le coût estimé de cette propagande officielle est d'environ 700 k€, et il n'est remboursé qu'aux listes qui dépassent le seuil de 5% des suffrages exprimés. Ces budgets "à fonds perdus" n'empêchent pas certaines "petites listes" de faire campagne ; on retrouve ainsi très régulièrement Lutte Ouvrière afficher et tracter malgré cette lourde contrainte financière. Mais pour d'autres, c'est une campagne exclusivement sur Internet qui permet de s'affranchir de telles contraintes ; la campagne se fait sur les réseaux sociaux et ceux qui veulent voter pour une telle liste impriment le bulletin de vote.

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Autre contrainte pour déposer une liste, il faut trouver 184 candidats sur 13 départements. Pour les formations politiques, c'est un écueil qui est vite franchi. Pour les autres, le recrutement est plus délicat, surtout quand les états-majors politiques font peser des menaces sur des élus locaux qui voudraient transgresser l'ordre établi. C'est l'obstacle auquel Philippe Saurel a été confronté et qu'il a réussi à surmonter, essentiellement grâce aux divisions au sein du Parti Socialiste.

A gauche, ce sont deux listes qui sont apparues dans les deux derniers sondages. IFOP et BVA ont respectivement attribué 2% et 3% à Nouvelle Donne, mais aussi 2,5% et 3% à la liste du député du Gard Christophe Cavard. Quels messages portent ces listes ? En gros, elles ne sont pas très éloignées des autres listes de gauche, que ce soit celle de Philippe Saurel ou celle de Gérard Onesta, mais elles sont surtout la caisse de résonance pour un leader qui souhaite continuer à exister politiquement.  Le cas de Christophe Cavard est exemplaire ; le député du Gard veut être réélu en 2017, et il doit donner des gages aux socialistes pour que sa circonscription lui soit encore réservée. Alors il mouille la chemise pour que le score de la liste concurrente Nouveau Monde ne dépasse pas celui du PS. Triste spectacle que donne une classe politique accrochée à ses mandats, qui se sert avant de servir les autres ...

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Ces listes "périphériques" profitent du ras-le-bol des citoyens, de la forte abstention et d'un vote souvent contestataire pour récupérer quelques points, mais quelques points qui manqueront à des listes qui peuvent réellement changer la donne. Ça a été le cas en 2010 avec la liste de Patrice Drevet qui a empêché trois autres listes de gauche de figurer au second tour ; il avait fait le job. Mais le dernier sondage de l'institut BVA indique que 62% des personnes sondées se disent intéressées par ce scrutin régional en LRMP, et 53% se prononceront en fonction d'enjeux régionaux. C'est plutôt rassurant et ça incite à nourrir la campagne, à expliquer les orientations et à pointer les principales propositions ;

09/09/2015

Ne galvaudons pas la citoyenneté !

C'est son côté Napoléon chez Philippe Saurel qui se révèle au travers de la désignation de ses têtes de listes départementales. Comme l'Empereur, il désigne un roi dans chaque territoire où il veut déployer son pouvoir.

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régionales,2015,le projet en commun

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Napoléon Bonaparte avait placé ses frères sur les trônes d'Espagne, de Hollande et de Westphalie. Il avait aussi placé quelques maréchaux de l'Empire à la tête des royaumes de Suède et de Norvège, de Naples et de Sicile. Toute l'Europe était ainsi conquise par ce monarque qui devait son parcours à ... la République :=(

Ce modèle politique ambitieux, visionnaire et conquérant a ses vertus, et surtout des défauts, mais rien n'interdit de s'en réclamer. D'ailleurs, Philippe Saurel marche ainsi dans les pas de Georges Frêche, et il y a un électorat qui plébiscite ce type de gouvernance. Mais alors pourquoi vouloir donner à cette démarche une étiquette « citoyenne » ? Parce que pour l'instant, les citoyens du Languedoc-Roussillon et de Midi-Pyrénées n'ont pas du tout été associés aux projets que Philippe Saurel voudrait réaliser à la tête de la Région.

Notre nouvelle grande région a-t-elle besoin d'un empereur ? Non, certainement pas. C'est fini le temps des autocrates éclairés qui surfaient sur une croissance économique favorable, il faut désormais que tous les citoyens contribuent à l'élaboration de leur propre projet, pour eux et pour leurs enfants. Car même si la taille et les compétences de la région plaident pour une délégation de souveraineté à des élus qui maîtrisent les dossiers, il faut que les citoyens se réapproprient chaque élection pour peser sur les politiques publiques que mettent en œuvre les assemblées élues, de la commune à l'Europe.

Lundi dernier, en duplex entre Toulouse et Montpellier (via Skype tout simplement), des citoyens étaient réunis pour adopter le Projet en commun, issu de centaines de contributions thématiques déposées sur la plateforme Internet pendant l'été et ayant fait l'objet d'un rigoureux travail de consensus. Ce soir-là, nous n'avons pas adoubé de tête de liste départementale et personne n'a évoqué la constitution des listes. Seul le projet politique, démocratiquement élaboré par des citoyens occupaient toutes les discussions.

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Il reste quelques dizaines de jours pour que cette démarche contributive, citoyenne, irrigue tout le territoire régional, que les propositions ainsi formalisées alimentent des débats et que d'autres citoyens rejoignent ce processus en cours.

leprojetencommun.net