Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

23/12/2012

Les banques effacent 160 millions d'euros pour Nanard !

17 banques dont BNP-Paribas, la Société Générale et Natixis détenaient 215 millions d'euros de créances auprès du Groupe Hersant Médias (GHM). Mais la famille Hersant a mis ses créanciers au pied du mur, soit le dépôt de bilan et donc un adieu à tout recouvrement de ces 215 millions d'euros, soit l'offre de Bernard Tapie et ses 51 millions d'euros. Au final, les banques vont effacer 164 millions d'euros de dettes !

  Terraillon, Wonder, Manufrance, La Vie Claire et bien sur Adidas sont parmi les grands faits d'arme du repreneur Tapie ... On pouvait penser qu'à bientôt 70 ans (le 26 janvier prochain), Bernard Tapie aurait profité d'une retraite tranquille, mais il souhaite plutôt rester un acteur public de premier plan.

Bernard Tapie effectue là une opération exceptionnelle. En effet, il ne met que 24 millions d'euros dans la corbeille de la mariée (le reste provient de la famille Hersant pour 24 millions d'euros et de la vente du quotidien Nouvelles calédioniennes pour 3 millions d'euros), mais il se retrouve détenteur des deux tiers des parts du groupe de presse. Or, des quotidiens comme La Provence et Corse Matin dégagent de très lucratifs excédents d'exploitation, et le Groupe Nice Matin possède un patrimoine immobilier d'une valeur considérable. Bref, le Nanard est encore sur un super coup :=(

Mais c'est aussi le mythe de la dette qui en prend un sacré coup ... On nous assène au fil des journeaux télévisés, des chroniques économiques et des lois de finances que la dette devra être remboursée en totalité, et chacun devra se serrer la ceinture pour payer des intérêts faramineux aux organismes financiers. Or, la crise grecque et ce récent rachat du groupe Hersant par Tapie démontrent que les créances que détiennent les banques sont plus virtuelles que réelles.

Et si en 2017 le repreneur de l'Elysée imposait un même ultimatum à la finance mondiale ?

06/09/2012

Mario Draghi sauve SON Europe, pas la notre ...

Le patron de la Banque Centrale Européenne (BCE), Mario Draghi, a rassuré les marchés financiers ce jeudi en informant que la BCE allait racheter toutes les dettes des Etats en difficultés afin de sauver l'Euro. Mais attention, cet ultime recours à la BCE restera conditionné aux mécanismes actuels de contrôle budgétaire, via le FESF et le MES.

En bref, l'Europe échappe à ses institutions démocratiques, et c'est un homme seul qui définit la nouvelle trajectoire de la construction européenne. N'oublions pas que Mario Draghi est un ancien de Goldman Sachs et qu'il est au sein du monde de la finance comme un poisson dans l'eau ...

Car le signal donné aujourd'hui est-il bon ou mauvais ? Le Parlement Européen a-t-il été consulté ? Ce parapluie que garantit désormais la BCE ne constitue-t-il pas un risque de voir l'endettement des Etats de la zone Euro continuer à se creuser ? Et derrière la BCE, ce seront toujours des contribuables européens qui devront payer la facture.

Alors que les peuples européens découvrent petit à petit le caractère machiavélique des mécanismes de financement des banques et des Etats, pointant ici et là des dettes illégitimes, le patron de la BCE vient nous injecter l'overdose !