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24/02/2015

Conseiller départemental, pour quoi faire ?

Les 22 et 29 mars, les Héraultais comme tous les Français vont élire leurs conseillers départementaux. Ceux-ci siègeront pendant 6 ans dans des assemblées dont les compétences porteront essentiellement sur les solidarités sociales et territoriales. Sur le plan social, le Département met en œuvre les politiques nationales (le RSA pour l'insertion par l'économie, l'APA pour l'aide aux personnes âgées, la PCH pour les personnes handicapées, le FSL pour les locataires en difficulté, ...), mais toute sa plus-value se trouve dans la qualité de l'accueil et le suivi des allocataires. Instruire des dossiers et payer les bénéficiaires est la partie émergée de l'iceberg. Sur le plan territorial, le Département intervient aux côtés des communes rurales. Il s'agit d'ingénierie ou de soutiens financiers dans la plupart des cas, mais on se souvient tous des interventions des agents du Département quand des captages d'eau potable sont à sec l'été ou quand des inondations dévastent des quartiers et des villages.

Pour les autres compétences (tourisme, culture, jeunesse, économie, routes, collèges, ...), la loi NOTRe actuellement discutée à l'Assemblée nationale semble moins audacieuse que ce qui était prévu début 2014, mais ne doutons pas que le gouvernement saura « dévitaliser » les Départements tout au long du mandat, à doses homéopathiques.

Mais le Département de l'Hérault, ce sont 49 conseillers généraux (prochainement 50) et plus de 5000 agents. Au sein de la collectivité territoriale, le rôle de l'élu(e) est un peu comme celui d'un marin à bord d'un supertanker ; la bonne marche du navire ne laisse pas un instant de répit, mais vouloir lui faire faire un écart de quelques mètres est un véritable challenge. Et il y a donc des élus qui s'attachent à la bonne marche de la collectivité, alors que d'autres orientent les politiques du Conseil général sur des terrains à forts enjeux sociaux, économiques ou environnementaux.

Et c'est dans ce sens-là qu'avec Laurence, David et Annie nous nous présentons à ce scrutin des 22 et 29 mars. Oui, être conseiller départemental est un mandat à plein temps pour mener à bien les missions de la collectivité, mais c'est aussi une extraordinaire opportunité pour impulser d'autres politiques publiques, et en l'occurrence sur la transition écologique de nos sociétés.

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Notre première priorité lors de ce scrutin sera de rompre avec la baisse continue de la participation des électeurs. Et pour cela, outre la pluralité de l'offre politique, il faut placer le citoyen au cœur du processus de co-élaboration des délibérations de l'assemblée départementale. L'élu(e) doit savoir se partager entre son rôle au sein de la collectivité territoriale et sa place sur le terrain, là où il peut être un véritable animateur territorial. Actuellement, le lien qui existe entre l'élu(e) départemental(e) et son territoire se limite souvent à des rencontres avec les maires, avec les présidents d'associations et à des visites inaugurales. Notre projet est de donner naissance à des « fabriques citoyennes », espaces permanents de production de projets dont la délibération en assemblée départementale serait l'aboutissement ; la démocratie participative et la démocratie représentative peuvent coexister efficacement.

Si les récents scrutins et si les sondages donnent le Front National aussi haut lors des élections, mais aussi une abstention sans cesse croissante, c'est que les citoyens votent (ou s'abstiennent) plus par émotion que par raison. Comme élu local, je siège dans de nombreuses structures intercommunales qui traitent de dossiers à fort impact local. J'étais la semaine dernière au Conseil syndical de la filière viande à Pézenas, une structure publique qui gère l'abattoir local. Et on y apprend des informations étonnantes sur la production de viande issue d'élevages locaux, sur la qualité de ces viandes et sur le dynamisme de la filière. Mais ces informations ne devraient pas rester confinées dans le cercle de ces assemblées discrètes, elles mériteraient d'alimenter des débats citoyens sur les perspectives à plus long terme de l'élevage dans l'Hérault. Quand l'actualité nous noie dans la sinistrose, il est légitime de porter à la connaissance de tous ce qui fonctionne bien et qui pourrait ainsi se développer plus encore.

Cette digression personnelle illustre le potentiel de ces nouvelles formes de gouvernance citoyenne. Et c'est à l'échelle des cantons (ou des intercommunalités) que cette démocratie de proximité peut se révéler la plus efficace. En effet, les intercommunalités joueront un rôle de plus en plus prépondérant, autant par les compétences que leur transféreront les communes que par les conventions que passera le Département avec elles. En 2020, les assemblées communautaires seront élues au suffrage universel direct, nous avons donc quelques années encore pour que les citoyens prennent toute la mesure de leur place dans le choix et dans l'évaluation des politiques locales.

J'ai évoqué dans une précédente note l'attrait de ce canton rural aux paysages magnifiques, aux ressources naturelles remarquables (et à protéger sans répit), et sans oublier des activités agricoles qui s'inscrivent dans le patrimoine de ce vaste territoire. Tous ces atouts constituent des leviers de développement économique, et ils permettent de se confronter sans complexe à la métropole de Montpellier.

Mais comme futurs conseillers départementaux écologistes, c'est la transition écologique du département qui sera une autre de nos priorités. Au travers de ses compétences, le Département nous permettra d'agir sur les pratiques agricoles, sur la restauration collective, sur les ressources en eau, sur la mobilité, sur le logement, sur les énergies renouvelables, sur le tri des déchets, etc. Ce sont autant de thématiques dont les élus et les citoyens doivent s'emparer de façon collaborative. Et il faut privilégier les expérimentations, donner leur chance à ceux qui innovent.

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Laurence Manzanares est titulaire d'une maîtrise en Administration Économique et Sociale ; elle exerce dans la fonction publique. Elle habite Gorniès depuis toujours et elle est engagée au sein d'associations culturelles autour de Ganges.   Laurent Dupont est ingénieur territorial au Conseil général, en informatique. Il est depuis 7 ans conseiller municipal à Paulhan et conseiller communautaire du Clermontais, et de là délégué dans divers syndicats intercommunaux du Cœur d'Hérault.

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David Delon réside à St-Martin de Londres. Il est formateur en informatique. Botaniste amateur, il est engagé dans des associations de connaissance du patrimoine naturel.   Annie Caburet est élue à St-Mathieu-de-Tréviers. Ingénieur agronome, elle est consultante indépendante. Elle participe à de nombreuses initiatives locales sur le Grand Pic S-t-Loup.

Notre premier tract de campagne est en cours de diffusion dans les 54 communes du canton. Nous serons en réunion publique le 5 mars à St-Martin-de-Londres (salle du cinéma), le 11 mars à Lodève (Espace Lergue), le 12 mars à Claret (salle des rencontres) et le 13 mars à Ganges (salle des mariages). Nous serons aussi sur les marchés et nous organiserons des réunions thématiques sur l'eau, sur la culture et sur le patrimoine.

16/12/2014

Une campagne hivernale au nord du département pour un mandat écologiste qui construira l'Hérault de 2020

Ce sont 9 candidates et 12 candidats d'Europe Ecologie Les Verts que l'Assemblée générale  d'EELV Hérault a désigné lundi 15 décembre sur 16 des 25 cantons du département. Pour les autres cantons, soit les candidats seront désignés hors EELV par des fabriques citoyennes (Le Crès et Lunel), soit EELV apportera son soutien aux candidats de gauche qui s'y présenteront.

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La motion que je défendais pour que l'ouverture de nos quatuors de candidats n'aboutisse pas à l'affichage d'un accord avec le Parti Socialiste n'a receuilli que 16,8% des suffrages de l'AG ; il reviendra donc au Conseil Politique Régional d'EELV Languedoc-Roussillon de finaliser ses accords avec le PS. L'Assemblée générale a privilégié l'obtention d'un groupe d'élus dans la future assemblée départementale, mais aussi le maintien de la majorité départementale à gauche.

Pour ma part, c'est sur le 11ème canton de l'Hérault que je ferai campagne pour ce scrutin départemental des 22 et 29 mars 2015 ; c'est un très vaste territoire de 55 communes qui s'étend de Claret au Caylar en passant par les Cévennes Gangeoises,  le Grand Pic St-Loup, la vallée de la Buèges et le Lodévois.

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Ce 11ème canton est rural et il aura encore longtemps besoin de la collectivité territoriale que constitue le Conseil départemental. Le Département va très certainement s'attacher principalement aux questions sociales ainsi qu'à la préservation des services publics dans un contexte de soutien territorial (cf. loi NOTRe en cours de discussion au Parlement). Ce canton ne doit pas devenir une enclave dans l'Hérault, mais il doit au contraire faire profiter l'ensemble du département de ses atouts. Un développement économique rural soutenable est complémentaire de ce qui peut se développer en territoire métropolitain, mais c'est un équilbre qu'il faudra défendre à chaque instant.

Et l'un de mes premiers déplacements sera certainement pour la source des Cent-Fonts.