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23/12/2015

Acheter de l'air canadien pour survivre ... Joyeuses fêtes !

Non, ce n'est pas du vent que vend cette société canadienne Vitality Air, mais tout simplement de l'air, et le marché est en train de croître contre toute attente. Les deux co-fondateurs Troy Paquette et Moses Lamde entrent désormais sur un marché plutôt lucratif, alors qu'ils avaient lancé leur affaire comme une plaisanterie, en 2014. Ils avaient mis aux enchères sur eBay des sacs en plastique remplis d'air. Enchère minimum : 50 centimes. C'est quand un sac a finalement été vendu 160 dollars que l'idée a germé.

Les Chinois commandent massivement ces bouteilles d'air comprimé qui sont commercialisées entre 13 € et 20 € en fonction du volume ; le format de 7,7 litres offre 150 bouffées d'air frais du lac Louise ou de la station balnéaire de Banff en Alberta.

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C'est le journal Les Échos qui nous révèle cet engouement des chinois pour l'air en bouteille, mais qui illustre surtout le degré d'urgence sanitaire que constitue la pollution de l'air dans les bassins industriels de Chine.

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C'est le volet moins séduisant de la mondialisation qui s'affiche ainsi ; l'air est pollué (et irrespirable) en Chine, mais dans d'autres endroits du Monde qui connaissent d'exceptionnelles croissances économiques, ce sont les eaux des rivières et des lacs, les terres cultivables, les poissons et les volailles qui constituent des atteintes graves pour la santé humaine.

29/12/2014

En 2015, encore un espoir d'une autre Europe !

Y a-t-il un pays qui soit LE malade de l'Europe, ou l'Europe n'est-elle pas simplement malade d'elle-même ? L'image qu'elle nous renvoie, mais aussi les effets qu'elle produit la rendent repoussante ; ce n'est pas l'Europe que nous voulions ou que ses pères fondateurs avaient imaginé, elle n'est que le laboratoire expérimental d'un capitalisme mondialisé qui ne recule plus devant rien pour satisfaire le Marché. Le dernier exemple qui nous touche, nous français, c'est la vente de l'aéroport de Toulouse-Blagnac à un consortium d'investissement chinois :=(

Car l'Europe est à vendre ! Avec la crise qu'a rencontré la Grèce il y a deux ans, la fameuse troïka avait vendu des parts dans le port du Pirée aux chinois. En visite à Athènes en juin 2014, le Premier ministre chinois affichait son ambition de faire du port du Pirée « l'un des plus compétitifs du monde » (cf. article du Parisien). Mais Monsieur Li Keqiang veut faire de ce port « la porte d'entrée de la Chine en Europe », et il envisage d'acquérir la participation majoritaire dans la société du port du Pirée ; il souhaite aussi acheter la société nationale de chemin de fer grecque Trainose afin de pouvoir irriguer toute l'Europe. Du point de vue d'un investisseur chinois, c'est logique.

Les États européens vendent leurs biens publics au Marché ; c'est normal, les États empruntent au Marché et ce dernier se sert sur la bête ... Un documentaire "Europe à vendre" d'Andréas Pichler diffusé sur Arte en août 2014 a suscité de vives réactions, et Jean-Claude Guillebaud a signé une excellente chronique dans l'Obs en septembre "Tout est à vendre même le Tyrol !". Ce documentaire décrivait comment les États (ou leurs administrations régionales) vend des montagnes, des forêts et des îles, mais aussi des bâtiments chargés d'une histoire qui est consubstantielle de la culture des nations.

Et que répond le grand argentier de l’État français quand on l'interroge sur la vente de l'aéroport de Toulouse-Blagnac ? Le consortium Symbiose a mis 308 millions d'euros sur la table, et Macron se contente de dire qu'il a fait le choix du concurrent le mieux-disant, le "prix" étant le principal critère de sélection dans cet appel public de vente. Et tout le monde se satisfait, l’État comme l'investisseur chinois, de voir dans l'aéroport de Toulouse-Blagnac le futur hub aéroportuaire pour les compagnies aériennes chinoises, portant le nombre de passagers par an à plus de 20 millions à l'horizon de 2040, contre 7 millions aujourd'hui. Et cela sans demander aux populations, aux associations et aux collectivités locales si cette augmentation du trafic aérien leur convient ... Et demain, pourquoi ne pas vendre la Tour Eiffel, le Mont-Blanc, la station de métro Chatelet, le port de Marseille ?

Mais l'aéroport de Toulouse-Blagnac est surtout celui où Airbus développe ses nouveaux modèles et exécute tous ses programmes d'essai. Mettre des chinois dans la place, c'est faire entrer le loup dans la bergerie ! Un recours a été déposé ce lundi 29 décembre par des riverains, des associations et des élus locaux auprès du Conseil d’État pour excès de pouvoir de l’État ; le jugement en référé est attendu ce mardi. J'en pense personnellement que l’État se rend coupable de dilapider notre patrimoine national, et simplement pour rassurer le Marché. Vous savez, ce « véritable adversaire qui n'a pas de nom, pas de visage, pas de parti, qui ne présentera jamais sa candidature et qui ne sera donc jamais élu, mais pourtant qui  gouverne », et bien avec des marionnettes comme François Hollande, il gouverne bien !

francois hollandeFrançois Hollande en campagne électorale lors du meeting du Bourget, le 22 janvier 2011

Alors faut-il renoncer à cette Europe qui incarne ce modèle économique ultra-libéral ? Les politiques ont-ils tous renoncé à faire de notre continent et de ses 500 millions d'habitants autre chose qu'un grand supermarché des biens et des services qui transitent entre États dans le seul intérêt de quelques uns ?

L'année 2015 verra des élections législatives se dérouler en Grèce (le 25 janvier) et en Espagne (en novembre). Dans ces deux pays qui paient un lourd tribu social aux politiques budgétaires imposées par Bruxelles, ce sont des partis de gauche qui sont aujourd'hui en tête des intentions de vote. Et je ne parle pas de partis sociaux-libéraux engagés dans une gouvernance servile au profit du Marché, mais bien des partis qui aspirent à une rupture politique qui aille dans le sens de l'intérêt général.

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Dans les programmes de ces deux partis, l'investissement public, la dette publique, l'intervention de la Banque Centrale Européenne, la démocratie participative, l'emploi et le progrès social sont quelques unes des priorités majeures. Leur idéal est que la bonne marche d'une société ne doive plus alimenter principalement la rente de quelques capitalistes, mais surtout les rémunérations de la population active, les pensions des retraités et les aides aux plus démunis.

N'est-ce qu'un simple vœu que d'imaginer que l'Europe puisse prendre une nouvelle direction, sous l'impulsion de peuples libérés d'une oligarchie profondément inégalitariste ? Parce que ni Alexis Tsipras ni Pablo Iglesias ne porte un projet anti-européen, leur parti politique revendique simplement que les populations européennes soient pleinement et démocratiquement associées à leur destin commun. L'Italie de Matteo Renzi a elle aussi cessé de croire en cette politique économique pour laquelle ce sont toujours les mêmes qui font des sacrifices (régression du droit du travail, restrictions budgétaires, moins de services publics, ...), mais il n'y existe pas encore de réponse politique comme pour l'Espagne et la Grèce. En tous cas, ces deux pays méditerranéens témoignent que l'alternative politique au modèle européen dominant ne se résume pas qu'au nationalisme ou au repli sur soi, et c'est là un sérieux espoir pour l'Europe.

En tous cas, si j'avais un vœu à faire pour 2015 ...

14/07/2012

Hu Jintao et Vladimir Poutine sont à vomir :=(

Le 14 juillet, la révolution ... Mais la révolution en Syrie, c'est une répression qui dure depuis plus d'un an et qui a fait des milliers de morts, des femmes et des enfants !

Qu'une caste dirigeante veuille se maintenir au pouvoir, c'est normal. En France aussi, en 1789, la population a pris les armes et la poudre pour mettre à bas la royauté. Par contre, que les dirigeants de deux grandes puissances mondiales qui pérorent dans les sommets internationaux soutiennent les dirigeants Syriens, c'est une honte impardonnable. Les peuples Chinois et Russe sont-ils suffisamment informés des positions de leurs Présidents respectifs ?

Hu Jintao et V. Poutine

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a déclaré que l'inaptitude du Conseil de sécurité de l'ONU à faire pression sur le président Syrien Bachar Al-Assad équivalait à lui octroyer "un permis de massacrer". Or, ce sont la Chine et la Russie qui abusent de leur droit de véto pour paralyser l'action internationale.

Alors quelles armes reste-t-il aux citoyens du monde pour exercer la pression qui fera plier la Chine et la Russie ? Peut-être de simples rétorsions économiques, chacun à son niveau, mais aussi en inondant la toile de messages de réprobation qui réveilleront les consciences de ces deux nations qui peinent à sortir du moule communiste.

Sans ces soutiens indéfectibles, et qui vont même jusqu'à fournir des armes à l'armée Syrienne, le Président Al-Assad aurait fui son pays depuis longtemps. Là, V. Poutine et Hu Jintao entretiennent une situation dont nous connaissons tous déjà l'issue, seule son échéance est retardée. Il faut espérer que Bachar Al-Assad et ses affidés soient un jour prochain jugés pour leurs crimes devant une cour pénale internationale, et que leurs amis chinois et russes seront eux aussi appelés à répondre de leur complicité coupable.