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13/03/2011

La position des candidats aux cantonales sur Clermont l'Hérault vis à vis de la ZAC de la Salamane

Tout d'abord merci à Adrien Delgrange de RPH qui a posé la question à tous les candidats qu'il a interviewé ; il m'est donc d'autant plus facile d'en faire la synthèse.

Quatre des six candidats sont résolument opposés au projet de ZAC de la Salamane. Myriam Hubert est l'une des plus ardentes militantes du collectif contre cette ZAC et elle a participé aux deux recours déposés au tribunal Administratif de Montpellier. Michel Capron s'oppose au processus démocratique qui a conduit les élus à prendre position pour cette ZAC, mais il s'oppose aussi au projet lui même. Les deux candidats de droite prétextent de la défense de nos territoires et de l'agriculture pour prendre une même position opposée au projet.

Bernard Soto propose un "Oui, mais ...". Il affirme ne pas dire non à 500 ou 600 emplois sur le Clermontais, mais il souhaiterait que le développement de notre territoire ne se borme pas à artificialiser nos sols. Il propose donc un projet de PAEN (Périmètres de protection et de mise en valeur des espaces Agricoles Et Naturels périurbains), mais il lui faudra convaincre les élus du territoire.

Enfin, Alain Cazorla ne bouge pas d'un iota dans sa détermination. Pire, il promet encore d'autres ZAC ! C'est l'Attila de la plaine de l'Hérault ...

Reste que ce scrutin du 20 mars aura valeur de consultation pour cette ZAC de la Salamane. Alain Cazorla ne pourra plus se targuer d'avoir l'unanimité des maires de son territoire derrière lui, il aura aussi devant lui des électeurs qui prendront position (ou pas) dans les urnes.

11:36 Publié dans CCC, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : cantonales, salamane, rph

Cantonales à Clermont l'Hérault - Qu'en dit Google ?

La question se pose pour une très grande partie de l'électorat : "Qui sont vraiment ces candidats ?". Cette question se pose pour tous les nouveaux arrivants sur le territoire, mais elle se pose aussi à l'intention des candidats les moins connus. Et pour y répondre, nous sommes de plus en plus nombreux à le demander à Google.

J'ai donc saisi le prénom et le nom de chaque candidat/e dans le célèbre moteur de recherche sur Internet, et dont les robots indexent régulièrement des milions et des millions de sites Web. Pour évaluer la visibilité de nos 6 candidats aux cantonales de Clermont l'Hérault, j'ai analysé la première page de réponse de Google qui présente 10 résultats. Une note sur 10 est donc facile à produire ; un point par bonne réponse.

Bernard Soto 10/10 Les réponses de Googletd>
  Son site Web de campagne apparaît dans les premiers résultats, de même que son site de campagne pour les municipales de 2008, mais c'est une page Wikipedia qui est en première position (information plutôt institutionnelle). Dans l'ensemble, les résultats portent sur les actions du candidat à l'occasion de ses mandats et c'est donc une image plutôt positive qui s'en dégage.

 

Myriam Hubert 6/10 Les réponses de Google
  Les résultats retournés portent sur les engagements politiques de la candidate, et son site de campagne sort en première position. A noter deux résultats relatifs à son activité professionnelle. De façon générale, ces résultats donnent plutôt envie de cliquer dessus pour aller plus loin.

 

Alain Cazorla 10/10 Les réponses de Google
  Pas de site de campagne pour Alain Cazorla, donc pas non plus de communication véritablement ciblée pour le Web. On retrouve dans les résultats des informations relatives à ses mandats, mais quatre résultats sur dix sont à charge pour le candidat, ils portent sur la Salamane ainsi que sur les relations tendues au sein de sa majorité municipale. Bref, la communication n'est pas une priorité pour ce candidat.

 

Michel Capron 0/10 Les réponses de Google
  Peut-être une multitude d'homonymes, mais surtout l'absence de communication ciblées sur le Web justifient que Google ne connait pas du tout ce candidat là. On obtient quand même 6/10 en précisant "Michel Capron Hérault" dans Google, mais là non plus il n'y a pas véritablement de communication politique.

 

Julien Ruche 0/10 Les réponses de Google
  Aucun résultat non plus pour ce candidat qui obtient 7/10 quand on ajoute "Hérault" dans le moteur de recherche. Mais en dehors d'avoir son nom cité dans la liste des candidats (sur les blogs et les journaux en ligne), ce candidat reste un parfait inconnu.

 

Marie-Agnès Vailhé Sibertin-Blanc 10/10 Les réponses de Google
  Avec un patronyme aussi long, il y a peu de chance de tomber sur des homonymes et la recherche Google tombe forcément juste. Son site de campagne donne deux résultats et la candidate apparaît sur les blogs et sur les journaux en ligne. Sa qualité de Maire de Popian ressort à plusieurs reprises, ainsi que son métier d'avocate et son appartenance à l'UMP. C'est globalement une communication bien positionnée dans ce contexte électoral.

Les liens intitulés "Les réponses de Google" renvoient vers des copies d'écran, car les résultats changent très vite et cette note pourrait ne plus avoir aucun sens dans quelques mois ou dans quelques années si j'avais mis des liens directs vers Google. En conclusion, ces résultats reflètent assez bien la réalité. Les candidats qui disposent de mandats exécutifs (Bernard Soto, Alain Cazorla et Marie-Agnès Vailhé Sibertin-Blanc) en récoltent les fruits médiatiques. Les candidats plus militants (Myriam Hubert et Michel Capron) restent cantonés à leurs actions politiques ; plus ils sont actifs et plus on parle d'eux. Quant au candidat du FN, souhaitons que les urnes resteront aussi discrètes à son sujet que ne l'est Google.

08/03/2011

Quel est l'impact d'Internet sur les campagnes électorales ?

La dernière élection présidentielle de 2007 a révélé une nouvelle forme de campagne électorale qui passe par tous les outils du Web (site Web2.0, Blog, Facebook, Twitter, WebTV, Chat, ...). Et il s'y ajoute un volet "téléphonie mobile" qui vient compléter la gamme des solutions multimédia. En 2008, la campagne présidentielle de Barack Obama a largement utilisé toutes ces technologies.

Mais pour des cantonales, un site Web de campagne est-il un plus pour conquérir des suffrages ? La sociologie de l'électorat du Clermontais se prête-t-elle à ce type de média ?

Sur les six candidats en lice sur Clermont l'Hérault, trois candidats disposent d'un site Web qu'ils ont ouvert pour l'occasion (cliquer sur l'image pour ouvrir le site) :

Bernard SOTO Myriam HUBERT Marie-Agnès SIBERTIN
site_soto.jpg site_hubert.jpg site_sibertin.jpg

Je vous laisse juger du contenu politique de ces trois sites Web. Quant à leur ergnomie, ils sont vraiment très différents.
Le site de Myriam Hubert est un blog avec une présentation chronologique des notes. Les colonnes de gauche et de droite permettent néanmoins d'en sortir pour proposer des blocs de liens bien spécifiques. Le blog pose aussi un problème de hauteur de page car les notes s'ajoutent les unes après les autres (d'où un effet d'échelle désavantageux quand la vignette de l'écran est positionné à côte des deux autres). A noter le bandeau de publicité en tête de page ...
Le site de Marie-Agnès Sibertin est très statique et il connait très peu de mise à jour depuis son ouverture. Ce sont essentiellement les photos des réunions publiques qui l'animent (cf. rubrique Agenda). La charte graphique est très aboutie, mais elle accentue peut-être le côté "présentoir officiel" de ce site.
Le site de Bernard Soto fait beaucoup plus "site Web" en s'appuyant sur une architeture désormais classique dans ce domaine (cf. CMS Joomla), mais il présente aussi une ergonomie qui invite à la navigation. Le jeu de mot croisé aurait été plus intéressant si nous avions pu y jouer en réel ;-)

Il ne sera pas facile de mesurer le 20 mars prochain dans quelle mesure cette ouverture sur le Web aura contribué au résultat du (de la) candidat(e). Mais ces sites Web sont une alternative intéressante au traditionnel local de campagne. On peut y entrer à n'importe quelle heure du jour et de la nuit et on peut y retrouver les principaux messages de la campagne, ainsi que des formulaires de contact pour laisser un message.

Il y a peu de chance que les administrateurs de ces sites communiquent leurs statistiques de fréquentation, mais en tous cas mon blog continue de connaître une fréquention croissante ; preuve que le Web politique rentre de plus en plus dans les moeurs.