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26/04/2017

D'une lutte ne nait pas que le chaos, peuvent germer aussi des réflexions collectives et des initiatives partagées

Le Collectif Oxygène organisait ce samedi 22 avril une réunion avec des ateliers et la projection d'un film sur le thème « Des Terres, Pas d'Hypers ! ».  Ce collectif s'est constitué à l'automne 2014 pour lutter contre le projet d'implantation d'un ensemble commercial Oxylane le long de la route départementale de Saint-Gély-du-Fesc (D986 - Route de Ganges), sur la commune de Saint-Clément-de-Rivière. Là, sur 24 hectares de terres agricoles, il est prévu d'en bétonner la moitié ! Car si au départ l'installation d'un magasin Décathlon s'inscrivait dans une complémentarité avec des activités de sport et de loisir sur le site, il s'est vite avéré que le projet était réellement celui de commerces qui profiteraient ainsi de leur situation aux portes de Montpellier.

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L'ordre du jour de l'après-midi était assez dense (cf. ordre du jour en version PDF), chaque intervenant ayant 10 à 15 minutes de présentation, mais les échanges avec la salle ont été nourris.

De l'intervention de Mickaël Delafosse et des échanges qui suivirent, j'ai noté la concurrence des intercommunalités entre elles. Alors que la Métropole de Montpellier investit pour le logement social et sur des équipements et des infrastructures publiques, la Communauté du Grand Pic-Saint-Loup se contente de poser en périphérie une zone commerciale dont elle tirera de substantielles recettes fiscales. Et cette obsession de la prédation fiscale pour alimenter le budget de l'EPCI se soucie très peu des commerces de proximité au cœur des villages. Les conséquences négatives ne manquent pas, depuis la dégradation paysagère des entrées de village jusqu'à la montée d'un vote FN alimenté par l'abandon des services de proximité.

Pour certains, la responsabilité d'un EPCI comme la Communauté du Grand-Pic-Saint-Loup serait plutôt de créer un pôle commercial au cœur de son territoire, comme par exemple autour de Saint-Mathieu-de-Tréviers. Car les espaces agricoles, naturels ou boisés constituent des ceintures vertes, mais aussi des ruptures entre deux intercommunalités voisines. Si demain le projet Oxylane se réalise, il y aura alors une continuité urbaine entre d'un côté les communes voisines de la métropole de Montpellier, comme Grabels, Montferrier-sur-Lez et Prades-le-Lez, et de l'autre Saint-Clément-la-Rivière ; celle-ci serait donc naturellement éligible à rejoindre le périmètre de Montpellier Méditerranée Métropole ...

Dans l'aire urbaine de Montpellier, c'est la démographie qui est le paramètre le plus difficile à maîtriser, avec ce phénomène d'étalement urbain observé depuis un demi siècle. Car ce sont toujours les terres agricoles les plus fertiles qui sont urbanisées, en gros celles que l'on trouve en plaine ; alors que par le passé nos anciens avaient le bon sens de construire sur les hauteurs et de laisser la plaine pour les cultures et l'élevage. Certains élus en profitent pour eux-mêmes, mais Renaud Calvat, maire de Jacou, évoquait l'acquisition sur le territoire de sa commune du domaine de Viviers à la famille Pagezy par la Métropole ; ce sont 200 hectares d'espaces agricoles et naturels boisés sur lesquels sont pérennisés des projets agricoles depuis 2011. Renaud Calvat informait par ailleurs qu'il y a deux jours la SAFER venait de finaliser l'installation d'un agriculteur sur 5 hectares en agro-écologie, et cela à quelques centaines de mètres de l'arrêt de tramway.

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Les communes peuvent, si elles le souhaitent, jouer un rôle considérable pour assurer l'indépendance alimentaire sur leur territoire. L'exemple de Barjac a été immortalisé par le film de Jean-Paul Jaud, « Nos enfants nous accuseront », et il fait référence, mais c'est un autre village des Alpes-Maritimes qui était évoqué ce samedi ; la commune de Mouans-Sartout a créé une Régie Agricole Municipale (RAM) et embauché un agriculteur pour fournir en fruits et légumes bio la cantine de l'école du village. Et à la question que j'ai posé pour mieux cerner les outils dont disposaient les communes, souvent propriétaires de terrains en friche et sollicitées par des porteurs de projets sans pouvoir y répondre de façon efficiente, la maire de Murviel-les-Montpellier, Isabelle Touzard, a évoqué les associations foncières pastorales (AFP) qui permettent de sanctuariser des terrains agricoles pour faciliter l'accès au foncier de porteurs de projets. De plus, l'AFP est une personne morale qui peut obtenir des subvention et être maître d'ouvrage pour des travaux d'aménagement.

Pour sa part, le maire de Grabels, René Revol, a cité le cas de sa commune où le préalable est la démocratie alimentaire. En gros, il est vain d'imposer à des habitants tel ou tel comportement de consommation, et il est préférable de leur laisser se fixer leur propre cadre alimentaire. Le territoire de Grabels se compose de 16% de parcelles urbaines et de 84% de parcelles en espace agricole ou naturel ; le potentiel d'installation agricole n'est donc pas négligeable, mais la commune a tenu a mettre en place un marché de producteurs locaux afin de renforcer et de fidéliser le lien entre producteurs et consommateurs. Et par ailleurs, Grabels participe à un Périmètre de protection des espaces agricoles et naturels périurbains (PAEN) avec 5 communes voisines (Combaillaux, Clapiers et Vailhauquès) ; il s'agit là de graver dans le marbre la vocation agricole de terrains destinés à la production agricole, car seul un arrêté ministériel peut modifier ou annuler un PAEN.

J'ai jeté ici en vrac un ensemble de notes de cet après-midi-là, mais elles illustrent la richesse des échanges que nous pouvons avoir, et cela à partir de la contestation d'un projet inutile. Et non, refuser un aménagement n'est pas synonyme d'opposition systématique, butée et fermée ; cela peut se traduire en propositions et en opportunités partagées sur d'autres territoires. C'est d'ailleurs ce qui nous manque le plus aujourd'hui, cette capacité à échanger et à promouvoir des alternatives à tout ce qui entame la durabilité de notre planète. Donc un grand merci à toutes les personnes engagées dans le collectif Oxylane !

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11/06/2015

Europe Ecologie Les Verts (EELV), les régionales du Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées se préparent

Les élections sont souvent l'occasion de conflits internes au sein des formations politiques, et EELV a très souvent alimenté les colonnes de la presse sous la rubrique des fais divers de campagne, mais ces régionales-là se préparent avec sérénité et avec une grosse envie partagée de déplacer des montagnes. Et dans notre nouvelle région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, les Duflot, Placé, De Rugy et autres Pompili ne rentrent pas du tout en ligne de compte. Nous sommes bien sur une campagne locale avec des militants écolos mobilisés et des objectifs raisonnablement ambitieux.

Première étape, EELV a décidé de sa stratégie le 25 avril : une campagne indépendante des partis de gouvernement, mais ancrée à gauche et résolument écologiste. Seconde étape, EELV a désigné sa tête de liste, il s'agit de Gérard Onesta, actuel vice-président du Conseil Régional de Midi-Pyrénées et pendant deux mandats député européen de la grande région Sud-Ouest.

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La troisième étape franchie le 1er juin dernier a été la désignation du premier tiers de candidats de la liste EELV, soit 59 militants d'EELV (cf. liste régionale). Pour l'Hérault, ce sont les 10 premiers militants écologistes qui figureront dans la section départementale (pour un total de 30 candidats titulaires et de 2 suppléants) :

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  1. Zina BOURGUET - Conseillère municipale de Mauguio pendant plusieurs mandats, elle anime aujourd'hui la Fabrice citoyenne du Pays de l'Or. Elle a représenté les écologistes lors de nombreuses élections et elle est membre du Conseil fédéral d'EELV.

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  2. Christian DUPRAZ - Conseiller général du canton des Matelles de 2011 à 2014 et ancien conseiller municipal de Montpellier, il est ingénieur de recherche à l'INRA, spécialisé dans les domaines liés à l'agro-écologie.

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  3. Annie CABURET - Conseillère municipale de St-Mathieu de Tréviers, secrétaire du groupe local EELV du Grand Pic St-Loup. Ingénieur agronome, elle est consultante indépendante dans les domaines de l'agriculture et du climat.

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  4. Jean-Louis ROUMEGAS - Député de l'Hérault depuis 2012, il est membre de la commission des affaires sociales. Il a aussi été élu au Conseil municipal de Montpellier et à l'Agglomération, sous les mandats de Georges Frêche puis d'Hélène Mandroux.

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  5. Agnès GIZARD-CARLIN - Enseignante en SVT, elle anime le groupe local d'EELV sur le secteur Agde et elle siège aussi dans les instances régionale et nationale d'EELV. Elle a représenté les écologistes à de nombreuses élections, comme aux dernières départementales.

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  6. Laurent DUPONT - Élu et militant du Clermontais et du Cœur Hérault, il a été le secrétaire départemental des Verts de 2003 à 2007, membre des instances nationales des Verts puis d'EELV ; il représente le groupe local du Cœur d'Hérault au Conseil Politique Régional d'EELV.

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  7. Françoise ALAMARTINE - Longtemps déléguée à l'international au sein du bureau exécutif national d'EELV, elle est responsable de la commission transnationale d'EELV. Enseignante, elle anime le groupe local de Sète qu'elle représente au Conseil Politique Régional.

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  8. Mathieu BOUCHARD - Porte-parole régional d'EELV LR, il représentait les écologistes aux dernières municipales à Pézenas ainsi qu'à l'élection départementale. Il est chargé de projets au sein d'une agence de développement économique auprès des acteurs du vin.

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  9. Nadja FLANCK - Attachée parlementaire, militante à Montpellier, elle a été candidate EELV aux élections législatives sur la 4ème circonscription de l'Hérault. Son parcours professionnel est consacré au développement de l'économie sociale et solidaire.

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  10. Michel LENTHERIC - Conseiller régional du Languedoc-Roussillon de 2004 à 2010, il a longtemps été conseiller municipal à St-Jean de Védas et conseiller de l'agglomération de Montpellier jusqu'en 2014. Il a été directeur de l'ADEME en Languedoc-Roussillon.

Mais le 1er juin à Carcassonne, l'Assemblée générale des adhérents a surtout adopté sa stratégie pour les trois prochains mois (cf. communiqué), à savoir d'ouvrir notre liste aux formations politiques et aux mouvements de citoyens qui souhaitent construire ensemble un projet humaniste, écologiste, social et solidaire au travers des missions de développement économique de la Région. La co-élaboration de ce projet sera la plus contributive possible ; le projet n'est pas un objet politique, il est avant tout une source de mobilisation citoyenne.

Le Parti de gauche ainsi que les mouvements régionalistes sous l'égide de Régions & Peuples solidaires ont déjà fait le choix de s'associer à cette démarche ; et c'est là une dynamique dont la liste des acteurs politiques a vocation à rapidement s'élargir.

C'est en septembre que les adhérents d'EELV se retrouveront de nouveau en Assemblée générale pour valider les orientations programmatiques et pour arrêter la liste définitive des candidats de rassemblement (158 candidats titulaires et 26 suppléants). Le mot d'ordre est de ne pas se laisser détournés par les annonces qui vont se multiplier dans les prochains mois, mais bien de se focaliser sur l'élaboration du projet de mandat régional.

24/02/2015

Conseiller départemental, pour quoi faire ?

Les 22 et 29 mars, les Héraultais comme tous les Français vont élire leurs conseillers départementaux. Ceux-ci siègeront pendant 6 ans dans des assemblées dont les compétences porteront essentiellement sur les solidarités sociales et territoriales. Sur le plan social, le Département met en œuvre les politiques nationales (le RSA pour l'insertion par l'économie, l'APA pour l'aide aux personnes âgées, la PCH pour les personnes handicapées, le FSL pour les locataires en difficulté, ...), mais toute sa plus-value se trouve dans la qualité de l'accueil et le suivi des allocataires. Instruire des dossiers et payer les bénéficiaires est la partie émergée de l'iceberg. Sur le plan territorial, le Département intervient aux côtés des communes rurales. Il s'agit d'ingénierie ou de soutiens financiers dans la plupart des cas, mais on se souvient tous des interventions des agents du Département quand des captages d'eau potable sont à sec l'été ou quand des inondations dévastent des quartiers et des villages.

Pour les autres compétences (tourisme, culture, jeunesse, économie, routes, collèges, ...), la loi NOTRe actuellement discutée à l'Assemblée nationale semble moins audacieuse que ce qui était prévu début 2014, mais ne doutons pas que le gouvernement saura « dévitaliser » les Départements tout au long du mandat, à doses homéopathiques.

Mais le Département de l'Hérault, ce sont 49 conseillers généraux (prochainement 50) et plus de 5000 agents. Au sein de la collectivité territoriale, le rôle de l'élu(e) est un peu comme celui d'un marin à bord d'un supertanker ; la bonne marche du navire ne laisse pas un instant de répit, mais vouloir lui faire faire un écart de quelques mètres est un véritable challenge. Et il y a donc des élus qui s'attachent à la bonne marche de la collectivité, alors que d'autres orientent les politiques du Conseil général sur des terrains à forts enjeux sociaux, économiques ou environnementaux.

Et c'est dans ce sens-là qu'avec Laurence, David et Annie nous nous présentons à ce scrutin des 22 et 29 mars. Oui, être conseiller départemental est un mandat à plein temps pour mener à bien les missions de la collectivité, mais c'est aussi une extraordinaire opportunité pour impulser d'autres politiques publiques, et en l'occurrence sur la transition écologique de nos sociétés.

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Notre première priorité lors de ce scrutin sera de rompre avec la baisse continue de la participation des électeurs. Et pour cela, outre la pluralité de l'offre politique, il faut placer le citoyen au cœur du processus de co-élaboration des délibérations de l'assemblée départementale. L'élu(e) doit savoir se partager entre son rôle au sein de la collectivité territoriale et sa place sur le terrain, là où il peut être un véritable animateur territorial. Actuellement, le lien qui existe entre l'élu(e) départemental(e) et son territoire se limite souvent à des rencontres avec les maires, avec les présidents d'associations et à des visites inaugurales. Notre projet est de donner naissance à des « fabriques citoyennes », espaces permanents de production de projets dont la délibération en assemblée départementale serait l'aboutissement ; la démocratie participative et la démocratie représentative peuvent coexister efficacement.

Si les récents scrutins et si les sondages donnent le Front National aussi haut lors des élections, mais aussi une abstention sans cesse croissante, c'est que les citoyens votent (ou s'abstiennent) plus par émotion que par raison. Comme élu local, je siège dans de nombreuses structures intercommunales qui traitent de dossiers à fort impact local. J'étais la semaine dernière au Conseil syndical de la filière viande à Pézenas, une structure publique qui gère l'abattoir local. Et on y apprend des informations étonnantes sur la production de viande issue d'élevages locaux, sur la qualité de ces viandes et sur le dynamisme de la filière. Mais ces informations ne devraient pas rester confinées dans le cercle de ces assemblées discrètes, elles mériteraient d'alimenter des débats citoyens sur les perspectives à plus long terme de l'élevage dans l'Hérault. Quand l'actualité nous noie dans la sinistrose, il est légitime de porter à la connaissance de tous ce qui fonctionne bien et qui pourrait ainsi se développer plus encore.

Cette digression personnelle illustre le potentiel de ces nouvelles formes de gouvernance citoyenne. Et c'est à l'échelle des cantons (ou des intercommunalités) que cette démocratie de proximité peut se révéler la plus efficace. En effet, les intercommunalités joueront un rôle de plus en plus prépondérant, autant par les compétences que leur transféreront les communes que par les conventions que passera le Département avec elles. En 2020, les assemblées communautaires seront élues au suffrage universel direct, nous avons donc quelques années encore pour que les citoyens prennent toute la mesure de leur place dans le choix et dans l'évaluation des politiques locales.

J'ai évoqué dans une précédente note l'attrait de ce canton rural aux paysages magnifiques, aux ressources naturelles remarquables (et à protéger sans répit), et sans oublier des activités agricoles qui s'inscrivent dans le patrimoine de ce vaste territoire. Tous ces atouts constituent des leviers de développement économique, et ils permettent de se confronter sans complexe à la métropole de Montpellier.

Mais comme futurs conseillers départementaux écologistes, c'est la transition écologique du département qui sera une autre de nos priorités. Au travers de ses compétences, le Département nous permettra d'agir sur les pratiques agricoles, sur la restauration collective, sur les ressources en eau, sur la mobilité, sur le logement, sur les énergies renouvelables, sur le tri des déchets, etc. Ce sont autant de thématiques dont les élus et les citoyens doivent s'emparer de façon collaborative. Et il faut privilégier les expérimentations, donner leur chance à ceux qui innovent.

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Laurence Manzanares est titulaire d'une maîtrise en Administration Économique et Sociale ; elle exerce dans la fonction publique. Elle habite Gorniès depuis toujours et elle est engagée au sein d'associations culturelles autour de Ganges.   Laurent Dupont est ingénieur territorial au Conseil général, en informatique. Il est depuis 7 ans conseiller municipal à Paulhan et conseiller communautaire du Clermontais, et de là délégué dans divers syndicats intercommunaux du Cœur d'Hérault.

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David Delon réside à St-Martin de Londres. Il est formateur en informatique. Botaniste amateur, il est engagé dans des associations de connaissance du patrimoine naturel.   Annie Caburet est élue à St-Mathieu-de-Tréviers. Ingénieur agronome, elle est consultante indépendante. Elle participe à de nombreuses initiatives locales sur le Grand Pic S-t-Loup.

Notre premier tract de campagne est en cours de diffusion dans les 54 communes du canton. Nous serons en réunion publique le 5 mars à St-Martin-de-Londres (salle du cinéma), le 11 mars à Lodève (Espace Lergue), le 12 mars à Claret (salle des rencontres) et le 13 mars à Ganges (salle des mariages). Nous serons aussi sur les marchés et nous organiserons des réunions thématiques sur l'eau, sur la culture et sur le patrimoine.