Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

07/07/2018

Subventions aux associations de Paulhan et du Clermontais

Cette note sera un "trois en un", c'est à dire qu'elle me permet de revenir sur trois délibérations, l'une au conseil municipal de Paulhan et deux autre en Conseil communautaire du Clermontais.

Commençons avec Paulhan où le 31 mai nous délibérions pour attribuer 31 505 euros à une trentaine d'associations de la commune (cf. délibération en format PDF). J'avais déjà rédigé une note sur ce thème le 2 juin, mais je souhaitais donner ici les explications sur mon vote. Je me suis abstenu, comme lors de la commission des finances du 17 mai, car sans vouloir m'opposer à un dispositif en œuvre depuis des années, j'ai exprimé le souhait de changer de processus d'attribution de ces aides. J'ai apprécié que quatre élus qui ont un engagement dans une association ne prennent pas part au vote (Fabienne Heredia / ESP Tambourin, José Roig / Paulh'en Vie, Aleksandra Djurovic / Foyer rural et Christian Ballester / Vignerons de Paulhan).

Je me suis également abstenu ce mercredi 4 juillet en Conseil communautaire sur des subventions attribuées à des associations « pour l'organisation d'animations en faveur des centres-villes ». Et le rapport mis à la disposition des conseillers communautaires ne comportait rien de plus qu'un tableau succinct :

Nom de l'association Montant de la subvention
Canet Animation 34 1 500 €
Association des Commerçants, Artisans et Agriculteurs de Paulhan (ACA2P) 12 500 €
Association Clermont Plein Cœur 15 000 €

Et la phrase classique « il convient d'en délibérer ». J'avais souligné lors du vote sur l'ordre du jour que ce Conseil communautaire n'avait été précédé d'aucune commission thématique permettant de débattre de ces délibérations, et le président Jean-Claude Lacroix a donc proposé que ces débats aient lieu en séance.

Ces associations n'avaient jamais obtenu de subventions par le passé, et en tous cas pas dans ce cadre-là. Canet Animations 34 a obtenu sa première subvention de la CCC cette année, 2 500 € pour organiser la fête des vendanges. Quant à l'ACA2P, sa dernière subvention pour la Foire des couleurs de Paulhan date de 2015 (avec une aide de 3 000 €). Et comme pour les aides accordées par la CCC le 30 mai pour les Nuits du vin, attribuées sous la généreuse appellation de « développement agricole », c'est souvent leur caractère festif qui est promu.

J'ai proposé, comme cela se fait depuis cette année pour les festivals de Mourèze, de Paulhan et de Villeneuvette, que ces animations en faveur des centres-villes soient encadrées par un cahier des charges imposé par la CCC ; la réponse du président Lacroix est que ce sera à mettre en place pour l'an prochain. Ça en devient un véritable hymne à la procrastination :=(

Mais pour cette année 2018, les explications du président Lacroix sur les animations qui seraient ainsi financées par la CCC n'étaient pas très claires. Pour Paulhan, il s'agit de la Foire des Couleurs et les Marchés de producteurs locaux. Pour Clermont-l'Hérault, il y a la Foire au Touailles et ... en fait le maire de Clermont-l'Hérault n'aurait pas encore proposé d'autre projet. Quand à Canet, je n'ai pas retenu de quoi il s'agissait, mais Canet Animations 34 a déjà tout un été de festivités (cf. agenda de l'été 2018).

Foire_Couleurs_Paulhan_2018.pngAlors que mes amis et concitoyens de Paulhan ne voient pas en mon abstention à ce vote de subvention une hostilité quelconque à la Foire des couleurs ou à l'ACA2P, son association organisatrice. C'est un évènement qui assure un rayonnement notoire à notre commune, mais cela ne doit pas nous empêcher d'associer les bons outils aux nécessités de ces animations locales.

Les élus qui siègent au Conseil communautaire y viennent encore trop avec un raisonnement municipal, c'est à dire avec un attachement au lien social et au bien vivre au village. Or, la Communauté de communes a une vocation économique majeure, et il est important que chaque euro investit aille bien au développement économique, c'est à dire aux commerçants, aux artisans, aux entrepreneurs et aux agriculteurs de notre territoire.

En m'abstenant, sur ces votes à la mairie comme en Conseil communautaire, et surtout en apportant des explications, je ne manifeste pas une opposition, mais je marque une aspiration à être plus efficaces, plus conformes avec les prérogatives de chacune de ces collectivités locales.

15:36 Publié dans CCC, Paulhan | Lien permanent | Commentaires (0)

Vignobles & Découvertes : derrière le label un territoire dynamique en mal de gouvernance

vignoblesdecouvertes.pngJ'ai participé le lundi 4 juin à Saint-Pargoire aux rencontres du label Vignobles & Découvertes. Ce label permet de promouvoir notre viticulture en y associant les professionnels du tourisme que sont les hébergeurs et les restaurateurs.
Obtenu en 2016, avec 80 professionnels adhérents, ce label doit être renouvelé au terme de ses 3 ans. Aujourd'hui, ce sont 115 professionnels qui adhèrent à ce label dans une synergie oenotouristique qui réunit vignerons, hébergeurs et restaurateurs.

Au Château Rieutort ce 4 juin, il y avait près de 80 professionnels venant de tout le territoire du Cœur d'Hérault ; et c'est réjouissant de constater qu'à travers eux, c'est un territoire qui a tout son sens. Qu'ils soient du Clermontais, du Lodévois ou de la Vallée de l'Hérault, ce sont des acteurs économiques qui travaillent déjà très étroitement entre eux, au travers de leurs structures professionnelles. Néanmoins, ils aspirent à encore plus de collaborations actives.

Le mot « identité » a été l'un des plus prononcés lors de cette matinée d'échanges, avec le témoignage de nos voisins du Pays Haut Languedoc & Vignoble, mais aussi avec des participants pour qui l'identité d'un territoire rompt avec cette mondialisation uniformisante dans laquelle personne ne veut plus sombrer. Le Pays Cœur d'Hérault a d'ailleurs ouvert un nouveau site Web qui valorise cette identité territoriale, qui met en valeur tous ses atouts et qui  relaie tous les évènements qui permettent de fidéliser un public qui vient de toute la France, et de toute l'Europe.

Logo_Languedoc_Coeur_Herault.jpg

Mais je voulais aussi revenir sur l'intervention de Claude Carceller, maire de Montpeyroux et vice-président de la Communauté de communes de la Vallée de l'Hérault, qui a plaidé pour que les offices de tourisme des trois intercommunalités du Cœur d'Hérault n'en fasse plus qu'un. En effet, à ce pays Cœur d'Hérault, qui dispose avec ses trois grands sites (Cirque de navacelles, Saint-Guilhem-le-Désert et les gorges de l'Hérault, le lac du Salagou et le cirque de Mourèze) d'un atout unique en France, il manque un outil de promotion plus efficace. D'ailleurs, autant pour les professionnels présents cette unité territoriale est évidente, autant elle reste très lointaine dans la tête des élus locaux.

Et il en va de même pour la culture ! Nous avions une délibération en Conseil communautaire du Clermontais ce mercredi 4 juillet, pour une demande de subvention sur les "Parcours culturels en Cœur d'Hérault (cf. point n°20 en format PDF) ; et même si le "Cœur d'Hérault" abonde dans le texte, cela demeure une grille de lecture très Clermontaise de ces parcours culturels. Or, alors que ce samedi est inauguré le musée Fleury à Lodève, le territoire du Cœur d'Hérault n'a pas de gouvernance culturelle. Et Denis Mallet s'en est exprimé plus d'une fois au sein de nos assemblées locales ...

Logo_Effichronic.jpgJe rajoute que j'assistais ce vendredi 6 juillet à Gignac à la présentation du projet de recherche européen Effichronic (un programme d'éducation à la santé sur cinq pays), et qui réunissait une vingtaine de personnes du secteur médico-social du Cœur d'Hérault. Et là encore je suis étonné que sur un territoire où les acteurs de terrain sont le reflet d'un réel bassin de vie, de près de 80 000 habitants, les structures administratives restent faibles. Alors que nous avons un contrat local de santé avec l'ARS, que sous l'impulsion de Guy Lassalvy et avec le travail remarquable (et de nombreuses fois soulignées ce vendredi soir) de Lauriane Cottel, chargé de mission Santé au SYDEL, des projets majeurs sont portés, presque dans l'ombre, nous aurions besoin d'un outil de gouvernance sur notre territoire où la précarité est significative, aggravée par des problèmes de mobilité en milieu rural.

Les services de l’État et les collectivités territoriales sont en soutien, mais ont abandonné toute prérogative opérationnelle. Alors il est difficile d'envisager de but en blanc une fusion des trois EPCI du Cœur d'Hérault, mais il est urgent de créer des structures ad hoc, thématique par thématique. Cela existe déjà depuis longtemps avec le Syndicat Centre Hérault pour nos déchets ménagers, et plus récemment avec le GECOH qui coordonne les EHPAD du Cœur d'Hérault.

26/06/2018

Conseil municipal du 31 mai - Nous avons voté contre les rapports sur le prix et sur la qualité des services de l'eau potable et de l'assainissement collectif

La présentation de ces deux rapports est une obligation légale, et la mairie s'y conforme. Mais un problème est que ces rapports discutés préalablement en commission ne sont pas fournis aux élus, l'adjoint qui préside la commission, en l'occurrence ici Monsieur Raymond Arnaud, se contente de nous en lire une brève synthèse En commission, je m'étais donc abstenu sur ces rapports [manquants].

Par ailleurs, l'Observatoire national des services d'eau et d'assainissement consigne les données de toutes les collectivités locales, de leurs regroupements ou de leurs syndicats. Mais pour Paulhan, ce ne sont pas les RPQS qui figurent sur cet observatoire mais seulement les délibérations du Conseil municipal ; et comme ils ne figurent pas non plus sur le site Web de la commune, les voici pour lecture : RPQS de l'eau potable & RPQS de l’assainissement collectif.

Cependant, ce n'est pas tant sur ces rapports que nous nous sommes abstenus en Conseil municipal, mais bien sur le sort qui a été fait à ces questions pendant ce mandat. Déjà, on peut lire dans le RPQS sur l'eau potable que le rendement primaire du réseau ne s'est guère amélioré depuis 2014. Au mandat précédent, les agents avaient été formés et outillés pour chercher et réparer les fuites sur le réseau, le rendement passant ainsi de 62% à 83% ; or, depuis 2014 ce rendement fluctue autour de 80% ...  Alors que les intentions de l'Agence de l'Eau et du Département attendent des collectivités locales des rendements voisins de 90%.

Rendement_Reseau_2008_2017.jpg

Le transfert des compétences Eau & Assainissement nous prive d'un véritable bilan sur la façon dont elles ont été gérées depuis 2014. Les budgets associés ont été clôturés en début d'année 2018, à priori à la demande du trésorier afin qu'il puisse exécuter la convention financière négociée avec la Communauté de communes, et puis les comptes administratifs sont passés à la trappe. Comme disait Coluche, « Circulez, y a rien à voir » :=(

Alors pour palier à cette absence de bilan officiel, ci-après deux tableaux qui présentent les investissements réalisés sur l'eau et sur l'assainissement depuis 4 ans :

EAU_2014_2017.jpg

ASSAINISSEMENT_2014_2017.jpg

Ces deux tableaux présentent, en investissement, ce qui est inscrit au budget de l'année (BP), et puis ce qui est réellement exécuté au cours de l'année (CA).

Pour l'eau, et pour celles et ceux qui ont suivi les budgets de l'eau au précédent mandat, c'est la disparition du Défi Pesticides qui saute aux yeux. Alors il y a bien quelques restes, comme la stratégie d'acquisition foncière, par laquelle l'Agence de l'Eau subventionnait des acquisitions de terrains dans le périmètre rapproché du captage, ou des investissements sur la station de filtrage de l'eau brute par des charbons actifs, mais il n'y a plus ni animatrice territoriale ni Aménagement Foncier Agricole et Forestier (AFAF) ; la patate chaude a été transmise à la Communauté de communes du Clermontais ...

Par ailleurs, sur ce mandat, il y a deux opérations importantes qui étaient inscrites à chaque budget. La première portait sur la recherche d'une nouvelle ressource en eau potable, avec études, acquisition des terrains ciblés et travaux, or les comptes administratifs successifs restent désespérément stériles. Allez, environ 4 000 € ont été gaspillés pour rien. Quant à un schéma directeur de l'eau potable qui a lui aussi été inscrit à tous les budgets, pas un euro n'a été dépensé.

Pas mieux pour l'assainissement collectif, car outre des travaux sur les réseaux, la station d'épuration est restée la grande oubliée de ce début de mandat. Or, pour l'eau comme pour l'assainissement, c'est désormais la Communauté de communes (CCC) qui va prioriser ses investissements pour les 21 communes du territoire. Et pour cela, la CCC a commandé la réalisation de deux schémas intercommunaux pour l'eau potable et pour l'assainissement collectif, et le temps ensuite que la CCC négocie des subventions avec l'Agence de l'Eau et avec le Département, il est à craindre que les investissements ne seront pas énormes d'ici la fin du mandat. Surtout que les communes n'ont pas transféré leurs excédents budgétaires en même temps qu'elles transféraient leurs compétences, alors ce n'est pas avec des caisses vides que l'on peut investir ...

Et pour Paulhan, cet immobilisme va bloquer tout projet urbain ; cela vaut autant pour un aménageur qui voudrait réaliser un lotissement que pour la commune qui veut réviser son PLU.

00:03 Publié dans Paulhan | Lien permanent | Commentaires (0)