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15/03/2017

Comptes adminitratifs 2016 - Budget général

Logo_CCC.jpgJe n'avais pas eu d'explication claire en commission des moyens généraux le 1er mars sur cet inédit excédent de fonctionnement, à savoir 2,3 M€.

Résultats_Fonctionnement_2016.jpg

Alors il n'est pas anormal que le bilan de fonctionnement soit excédentaire, mais cette année sur un budget de 19,4 M€, cela représente un résultat excédentaire de 12% du budget primitif.

Dans les années précédentes, le résultat de fonctionnement a toujours été excédentaire, mais pas à un tel niveau. Il est sain qu'un tel excédent constitue de la capacité d'autofinancement pour de l'investissement, mais là ce n'est pas le cas puisque cet excédent est principalement reconduit en fonctionnement.

Synthese_affectation_resultats.jpg

Le budget principal de la communauté de communes est en réalité un fourre-tout qui ne permet pas d'offrir la transparence nécessaire. Je sais que les services financiers de la CCC me sont ouverts et que je pourrai obtenir des réponses à mes questions, mais ce n'est pas moi qu'il faut informer, ce sont tous nos administrés qui participent par leurs contributions à ce budget. Par exemple, et cela fait l'objet de ma seconde note, la recette de la TEOM est bien supérieure aux besoins du service des ordures ménagères. Et l'état spécial pour les opérations d'ordures ménagères qui doit être annexé au budget fait toujours défaut ... Or, c'est un état créé par les dispositions de l'article 64 de la loi de finances rectificative pour 2004, codifiés à l'article L.2313-1 du CGCT, qui s'inscrivent dans le cadre du renforcement de la transparence de la gestion du service financé par la TEOM.

En 2016, mais comme chaque année, le budget principal a abondé les budgets annexes (centre aquatique, office de tourisme, théâtre, st SPANC) pour 1,6 M€ en « subventions d'équilibre ». Je reconnais que le budget principal joue un rôle de « poumon » pour l'ensemble des budgets de la Communauté de communes. Pour 2017, l'ensemble des budgets de fonctionnement et d'investissement totalisent pour 52 M€ d'opérations ; aussi, une « respiration » à 2,3 M€ n'est pas scandaleuse.

Je me suis donc abstenu.

22:27 Publié dans CCC | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ccc, clermontais, budget, epci

04/03/2017

Ne faisons plus de l'emploi un prétexte mais une cause !

J'avais publié il y a quelques jours une note sur la préservation des terres agricoles à l'occasion de la révision des documents d'urbanisme (SCOT, PLUi, PLU, PLH, PDU, ...), et de souligner que cette dans cette voie-là que s'oriente la révision générale du PLU de Paulhan.

Aujourd'hui, c'est le Figaro qui publie un article sur ce sujet-là : « L'Hérault face au défi de l'urbanisation galopante » - cf. version papier JPG / version numérique PDF. Et il me permet de revenir sur ces mirages que sont tous ces projets qui vont créer de la richesse et des emplois, comme la ZAE de la Salamane à Clermont-l'Hérault. Je me souviens de mes échanges en assemblée communautaire avec Alain Cazorla ; il jurait déjà en 2009 que ce projet allait créer 500 emplois, et en tous cas autant que la ZAE voisine des Tanes-Basses. Et puis cela allait générer des recettes fiscales abondantes pour financer des missions de services publics auprès des habitants du territoire.

balance.png

Nous devrions aujourd'hui faire de la création d'emplois une priorité, parce que c'est là un fléau qui gangrène notre société. Et dans les orientations stratégiques du Pays Cœur d'Hérault comme de ses trois communautés de communes, ce devrait être de favoriser les secteurs créateurs d'emplois locaux (tourisme, agriculture, artisanat, commerce de proximité, professions libérales, ...) et de former les jeunes qui sortent de nos écoles à ces métiers-là. Mais cela semble inentendable pour tous les élus que je croise sur ce territoire du Cœur d'Hérault. Et effectivement, comme le relate le journaliste Guillaume Mollaret, les élus ont d'un côté les recettes fiscales à faire croître pour financer leurs projets et de l'autre la pression démographique qui pèse sur les budgets des collectivités locales ... Et on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre.

1054232_mf-nachez-maire-arboras-2014_667x333.jpgMais cela illustre aussi le fait que tous les élus locaux et communautaires ne se parlent qu'entre eux sur des sujets de pure gestion locale. Jeudi soir au Sonambule à Gignac pour la diffusion du documentaire sur la permaculture, dans une salle bondée, nous n'étions, avec Marie-Françoise Nachez, que deux élus locaux à nous intéresser à cette thématique. Or, nous ne devons pas évoluer dans des bulles d'élus ! Parce que nos concitoyens se moquent un peu que la mise en conformité d'une station d'épuration soit compliquée ou que l'organisation des temps d'activité périscolaires soit un casse-tête, ils veulent qu'on leur parle des boulots qu'il y a sur le territoire pour eux et pour leurs enfants, de leur capacité à pouvoir continuer à vivre décemment.

28/02/2017

Comme un manchot sur son iceberg regardant sombrer le Titanic ...

Je ne vais pas revenir sur ce qui vient de se passer depuis un mois, car c'est l'avenir qui doit nous préoccuper. Juste un rappel du passé que mes amis écologistes d'EELV oublient trop rapidement, c'est la motion qui a été adoptée très majoritairement à notre Congrès de Pantin en juin 2016 (télécharger la motion en version PDF). Nous avions là une orientation claire, ambitieuse et mobilisatrice ; certains d'entre nous sont enthousiastes des discours de Benoît Hamon et vont s'investir dans sa campagne aux côtés de Yannick Jadot, d'autres sont franchement hostiles à cet effacement politique.

Personnellement, et depuis les premiers jours de février, j'ai cessé de croire que Benoît Hamon allait poursuivre sur sa lancée de la primaire de la BAP avec les thématiques qui l'ont fait gagner ; le mois écoulé en témoigne. La concurrence entre Jean-Luc Mélenchon et Benoit Hamon ne permettra à aucun des deux de figurer au second tour de la présidentielle ; je ne sais pas si le premier l'espérait encore, mais je suis certain que le second joue le leadership au PS et à gauche au-delà du 23 avril. Car même si Hamon emportait l'élection présidentielle, nous savons déjà qu'il hériterait d'un groupe socialiste à l'Assemblée dominé par les amis de Manuel Valls. Alors qu'est-ce que les écolos d'EELV vont faire dans cette galère ?

Actuellement, et contrairement à la période des différentes primaires, la campagne se focalise sur des postures, qu'elles soient individuelles ou collectives ; et les projets des candidats sont passés à la trappe. Pire encore pour nous, on parlera de moins en moins d'écologie avec l'avancement de la campagne. C'est le mot « recomposition » qui est dans toutes les bouches et suscite une inflation d'analyses et de projections. Fallait-il la faire si tôt ou attendre l'issue des scrutins ? Les positionnements des uns et des autres sont-ils sincères ou simplement motivés par la volonté d'être à la bonne place pour le coup d'après ? Pendant ce temps, il y en a une qui n'a pas besoin de se recomposer ou de se repositionner, c'est Marine Le Pen ; elle se renforce au fur et à mesure que ses concurrents s'affrontent pour une place au second tour.

Manchot_concert_titanic.jpg

Le PS, celui que nous connaissons depuis son congrès d'Épinay en 1971, ne survivra pas dans cette forme-là à cette séquence. Ce pronostic qui date de plusieurs mois, théorisé par « les deux gauches irréconciliables » de l'ex Premier ministre, semble se confirmer de jour en jour. L'appareil du PS ne fait pas campagne derrière Benoît Hamon (comme ce fut le cas pour Ségolène Royal en 2007), et la fronde des parlementaires a changé de camp. D'autres partis sociaux-démocrates en Europe ont été fatalement écartelés par des aspirations contradictoires, d'un côté soutenir les acteurs économiques dans une mondialisation dérégulée, et de l'autre de défendre un modèle social sans s'en donner les moyens. Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron incarnent ces deux orientations, et au sein du PS Benoît Hamon et Manuel Valls en sont les ambassadeurs.

Comment l'écologie politique en sortira-t-elle ? Elle aura été très audible jusqu'à présent, mais ni Benoît Hamon ni Jean-Luc Mélenchon ne seront aux affaires le 7 mai 2017 pour dérouler le contenu de leur programme. Or, c'est bien cela qui me préoccupe ! Qui demain pour arrêter le nucléaire ? Qui pour arrêter Notre-Dame-des-Landes, Bure et le Lyon-Turin ? Qui pour faire de l'impact des pollutions sur notre santé un enjeu prioritaire ? Etc.

La leçon de ce scrutin est que nous devons changer nos pratiques politiques ; l'affaire Fillon aura douché tout le monde tant le bonhomme passait pour un chevalier blanc de la probité, et puis les instructions judiciaires vont se poursuivre. En tous cas, cela aura jeté l'opprobre sur la classe politique dans son ensemble, aussi injuste que cela puisse être. Les formations politiques, et la mienne en premier lieu, doivent innover. Et paradoxalement, notre motion de Congrès de juin 2016 pourrait être d'une actualité prégnante en juin 2017. Le « hacking démocratique » que nous avons pratiqué pour décider du rassemblement avec Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon est à développer, mais de préférence avec des personnes physiques sur un territoire à taille humaine plutôt que via les réseaux sociaux. Et ce sont des « territoires politiques en transition » qu'il nous faut désormais explorer !

22:57 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)