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19/03/2015

Aux élections départementales, d'abord les enjeux locaux !

Dans la dernière ligne droite avant le premier tour, ce dimanche 22 mars, tous les médias reprennent en cœur les communiqués et les interviews des leaders nationaux du PS, de l'UMP et du FN. Il y a un peu plus de 2000 cantons en France où s'affrontent des binômes sur des thématiques locales, mais la campagne semble se résumer à un échauffement avant la présidentielle de 2017. Et Hollande, Sarkozy et Le Pen sont dans les starting-blocks !

Et même localement, les observateurs (journalistes ou politiques) se demandent pour chaque canton qui du FN, de l'UMP et du PS sera au second tour. Pour le 11ème canton de l'Hérault, Midi Libre évoque « un premier tour très serré » et « les sortants socialistes en danger ». Les autres candidats font figure d'outsider, juste là pour mettre un peu de suspens dans la bataille du premier tour. Évidemment, c'est la logique du « vote utile » qui marque cette fin de campagne électorale, et le but est de culpabiliser les électeurs.

départementales, EELV, Hérault, 11ème canton, 34-11

Ne dévoyons pas le scrutin majoritaire à deux tours, fortement intégré dans l'histoire de nos institutions, et que résume l'expression bien connue : « au premier tour on choisit, au deuxième tour on élimine ». Il est important que le premier tour reflète le plus fidèlement possible la pluralité d'opinions des électeurs. Si certains ne veulent pas aller voter, alors qu'ils n'y aillent pas. Si d'autres veulent marquer un rejet tout en remplissant leur devoir de voter, ils disposent du vote blanc. Et pour tous les autres, ils choisissent les candidats dont ils se sentent le plus proche. Il serait malsain d'aller voter par calcul ; je vote pour untel afin de ne pas laisser un autre ...

Ce dimanche, des candidats écologistes se présentent dans un millier de cantons en France, 40% se présentent en binôme EELV, 40% avec un binôme du Front de gauche et 20% avec un binôme du PS. A chaque fois, le binôme ainsi composé répond à un contexte local précis ; aucune stratégie nationale n'est venue interférer dans ces candidatures.

Et sur le 11ème canton de l'Hérault, dimanche 22 mars, le bulletin de vote Laurent DUPONT & Laurence MANZANARES vous permettra d'exprimer votre volonté que l'écologie fertilise les politiques publiques du Conseil départemental et que les citoyens soient associés à une réelle gouvernance contributive au travers des Fabriques Citoyennes.

départementales, EELV, Hérault, 11ème canton, 34-11

24/02/2015

Conseiller départemental, pour quoi faire ?

Les 22 et 29 mars, les Héraultais comme tous les Français vont élire leurs conseillers départementaux. Ceux-ci siègeront pendant 6 ans dans des assemblées dont les compétences porteront essentiellement sur les solidarités sociales et territoriales. Sur le plan social, le Département met en œuvre les politiques nationales (le RSA pour l'insertion par l'économie, l'APA pour l'aide aux personnes âgées, la PCH pour les personnes handicapées, le FSL pour les locataires en difficulté, ...), mais toute sa plus-value se trouve dans la qualité de l'accueil et le suivi des allocataires. Instruire des dossiers et payer les bénéficiaires est la partie émergée de l'iceberg. Sur le plan territorial, le Département intervient aux côtés des communes rurales. Il s'agit d'ingénierie ou de soutiens financiers dans la plupart des cas, mais on se souvient tous des interventions des agents du Département quand des captages d'eau potable sont à sec l'été ou quand des inondations dévastent des quartiers et des villages.

Pour les autres compétences (tourisme, culture, jeunesse, économie, routes, collèges, ...), la loi NOTRe actuellement discutée à l'Assemblée nationale semble moins audacieuse que ce qui était prévu début 2014, mais ne doutons pas que le gouvernement saura « dévitaliser » les Départements tout au long du mandat, à doses homéopathiques.

Mais le Département de l'Hérault, ce sont 49 conseillers généraux (prochainement 50) et plus de 5000 agents. Au sein de la collectivité territoriale, le rôle de l'élu(e) est un peu comme celui d'un marin à bord d'un supertanker ; la bonne marche du navire ne laisse pas un instant de répit, mais vouloir lui faire faire un écart de quelques mètres est un véritable challenge. Et il y a donc des élus qui s'attachent à la bonne marche de la collectivité, alors que d'autres orientent les politiques du Conseil général sur des terrains à forts enjeux sociaux, économiques ou environnementaux.

Et c'est dans ce sens-là qu'avec Laurence, David et Annie nous nous présentons à ce scrutin des 22 et 29 mars. Oui, être conseiller départemental est un mandat à plein temps pour mener à bien les missions de la collectivité, mais c'est aussi une extraordinaire opportunité pour impulser d'autres politiques publiques, et en l'occurrence sur la transition écologique de nos sociétés.

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Notre première priorité lors de ce scrutin sera de rompre avec la baisse continue de la participation des électeurs. Et pour cela, outre la pluralité de l'offre politique, il faut placer le citoyen au cœur du processus de co-élaboration des délibérations de l'assemblée départementale. L'élu(e) doit savoir se partager entre son rôle au sein de la collectivité territoriale et sa place sur le terrain, là où il peut être un véritable animateur territorial. Actuellement, le lien qui existe entre l'élu(e) départemental(e) et son territoire se limite souvent à des rencontres avec les maires, avec les présidents d'associations et à des visites inaugurales. Notre projet est de donner naissance à des « fabriques citoyennes », espaces permanents de production de projets dont la délibération en assemblée départementale serait l'aboutissement ; la démocratie participative et la démocratie représentative peuvent coexister efficacement.

Si les récents scrutins et si les sondages donnent le Front National aussi haut lors des élections, mais aussi une abstention sans cesse croissante, c'est que les citoyens votent (ou s'abstiennent) plus par émotion que par raison. Comme élu local, je siège dans de nombreuses structures intercommunales qui traitent de dossiers à fort impact local. J'étais la semaine dernière au Conseil syndical de la filière viande à Pézenas, une structure publique qui gère l'abattoir local. Et on y apprend des informations étonnantes sur la production de viande issue d'élevages locaux, sur la qualité de ces viandes et sur le dynamisme de la filière. Mais ces informations ne devraient pas rester confinées dans le cercle de ces assemblées discrètes, elles mériteraient d'alimenter des débats citoyens sur les perspectives à plus long terme de l'élevage dans l'Hérault. Quand l'actualité nous noie dans la sinistrose, il est légitime de porter à la connaissance de tous ce qui fonctionne bien et qui pourrait ainsi se développer plus encore.

Cette digression personnelle illustre le potentiel de ces nouvelles formes de gouvernance citoyenne. Et c'est à l'échelle des cantons (ou des intercommunalités) que cette démocratie de proximité peut se révéler la plus efficace. En effet, les intercommunalités joueront un rôle de plus en plus prépondérant, autant par les compétences que leur transféreront les communes que par les conventions que passera le Département avec elles. En 2020, les assemblées communautaires seront élues au suffrage universel direct, nous avons donc quelques années encore pour que les citoyens prennent toute la mesure de leur place dans le choix et dans l'évaluation des politiques locales.

J'ai évoqué dans une précédente note l'attrait de ce canton rural aux paysages magnifiques, aux ressources naturelles remarquables (et à protéger sans répit), et sans oublier des activités agricoles qui s'inscrivent dans le patrimoine de ce vaste territoire. Tous ces atouts constituent des leviers de développement économique, et ils permettent de se confronter sans complexe à la métropole de Montpellier.

Mais comme futurs conseillers départementaux écologistes, c'est la transition écologique du département qui sera une autre de nos priorités. Au travers de ses compétences, le Département nous permettra d'agir sur les pratiques agricoles, sur la restauration collective, sur les ressources en eau, sur la mobilité, sur le logement, sur les énergies renouvelables, sur le tri des déchets, etc. Ce sont autant de thématiques dont les élus et les citoyens doivent s'emparer de façon collaborative. Et il faut privilégier les expérimentations, donner leur chance à ceux qui innovent.

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Laurence Manzanares est titulaire d'une maîtrise en Administration Économique et Sociale ; elle exerce dans la fonction publique. Elle habite Gorniès depuis toujours et elle est engagée au sein d'associations culturelles autour de Ganges.   Laurent Dupont est ingénieur territorial au Conseil général, en informatique. Il est depuis 7 ans conseiller municipal à Paulhan et conseiller communautaire du Clermontais, et de là délégué dans divers syndicats intercommunaux du Cœur d'Hérault.

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David Delon réside à St-Martin de Londres. Il est formateur en informatique. Botaniste amateur, il est engagé dans des associations de connaissance du patrimoine naturel.   Annie Caburet est élue à St-Mathieu-de-Tréviers. Ingénieur agronome, elle est consultante indépendante. Elle participe à de nombreuses initiatives locales sur le Grand Pic S-t-Loup.

Notre premier tract de campagne est en cours de diffusion dans les 54 communes du canton. Nous serons en réunion publique le 5 mars à St-Martin-de-Londres (salle du cinéma), le 11 mars à Lodève (Espace Lergue), le 12 mars à Claret (salle des rencontres) et le 13 mars à Ganges (salle des mariages). Nous serons aussi sur les marchés et nous organiserons des réunions thématiques sur l'eau, sur la culture et sur le patrimoine.

12/02/2015

Candidature déposée pour le 11ème canton de l'Hérault, pour une écologie citoyenne et solidaire

Le dépôt de candidature en préfecture est toujours un moment stressant, car les fonctionnaires qui instruisent les déclarations de candidatures sont très pointilleux. Mais pour le coup le dossier était complet et nous sommes donc candidats sur le 11ème canton de l'Hérault, canton qui compte 54 communes des territoires du Lodévois-Larzac, des Cévennes Gangeoises et du Grand Pic St-Loup. C'est un canton d'une rare beauté paysagère, qui recèle une remarquable biodiversité et que le temps ne semble pas avoir trop perturbé. Pour des écologistes, c'est une véritable source d'inspiration.

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Pic_St-Loup_Valflaunes.JPG  Salagou.JPG
Source_Buèges.jpg  St-Martin-de-Londres.JPG
Heron_cendre.jpg  Vivioures.JPG
Vignes_Bueges.jpg  Chevre_St_Jean_de_Bueges.JPG

Mais ce patrimoine naturel et culturel si précieux est partagé par environ 35.000 habitants, il attire aussi de très nombreux visiteurs qui parcourent ses massifs et ses vallées avec humilité. Oui, derrière ces paysages il y a une réalité humaine avec ses problématiques d'emploi, de mobilité, de logement et de solidarité.

Et si nous voulons que le Département demeure un partenaire privilégié pour les communes et pour les populations, dans le souci de préserver ces espaces naturels tout s'inscrivant dans un développement soutenable, alors il faut des élus écologistes au sein de l'assemblée départementale.

Nous sommes quatre à nous présenter aux suffrages des électeurs du 11ème canton, chacun bien implanté sur une partie de ce territoire cantonal et chacun attaché au maintien de la qualité de vie de ses habitants.

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De gauche à droite sur la photo ci-dessus : Annie Caburet (St-Mathieu de Tréviers), David Delon (St-Martin de Londres), moi-même et Laurence Manzanares (Gorniès). Nous ne sommes pas tous adhérents d'EELV, la participation de personnes sensibles aux urgences environnementales et sociales traduit notre démarche de proximité citoyenne.

Les dossiers que porte le Département ne doivent pas vivre qu'entre élus (conseillers départementaux d'une part et élus locaux d'autre part), et avec la contribution experte des agents territoriaux, ils doivent aussi associer les citoyens qui le souhaitent. Ce rapprochement entre élus et citoyens est nécessaire, car il faut que les projets soient co-élaborés pour être acceptés sur le terrain ; et puis c'est un remède contre le désaveu de la politique et donc de hauts niveaux d'abstention ...

Nous n'aborderons pas des questions de politique nationale pendant cette campagne, nous nous focaliserons par contre sur la continuité des services publics (soumis aux aléas de la réforme territoriale), sur la préservation des richesses de ce canton rural, sur la transition écologique du département et sur une gouvernance plus citoyenne du Conseil départemental.

Il reste une quarantaine de jours avant le 1er tour, mais si le territoire est immense il est aussi très attachant. Et nous espérons bien avoir le mandat pour ensuite le défendre et le promouvoir ;-)