Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

16/07/2015

Régionales de décembre 2015 en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées : Contribuons !

Cela fait maintenant deux semaines qu'a été mise en ligne sur le Web une plateforme citoyenne pour abonder le plus largement possible les réflexions du "Projet en commun" que plusieurs formations politiques et que des citoyens veulent porter aux prochaines régionales de 2015 :

le_projet_en_commun_banner.jpg

A ce stade, et jusqu'à la fin de l'été, il s'agit surtout d'apporter des contributions sur les thématiques de la campagne (et donc sur les grandes compétences de la Région). Un simple lien accessible sur le Web :

leprojetencommun.net

Il permet à chacun(e) de déposer une idée, une critique, une proposition et tout autre commentaire. L'ensemble de ces contributions sera publié courant septembre afin de construire le programme qui sera mis en œuvre pendant ce prochain mandat régional 2015-2021. Mais ce programme ne sera pas un simple agrégat des contributions de la plateforme ; ces contributions seront mises en débat sur tout le territoire de la région avec les associations, les collectifs, les élus locaux et les citoyens.

Actuellement, cette plateforme est portée par trois formations politiques : Europe Ecologie Les Verts (EELV), le Parti de gauche (PG) et Régions et Peuples solidaires (R&PS). D'autres formations pourront s'y associer d'ici le mois de septembre, mais c'est surtout les citoyens qui sont invités à soutenir cette démarche et à y contribuer.

Logos_Plate_Forme.jpg

Oui, bien plus que des formations politiques qui disposent déjà d'un corpus programmatique qui alimentera les thématiques de campagne, ce sont des soutiens et des contributions de citoyens dont nous avons besoin, dont notre démocratie et notre région ont besoin !

11/06/2015

Europe Ecologie Les Verts (EELV), les régionales du Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées se préparent

Les élections sont souvent l'occasion de conflits internes au sein des formations politiques, et EELV a très souvent alimenté les colonnes de la presse sous la rubrique des fais divers de campagne, mais ces régionales-là se préparent avec sérénité et avec une grosse envie partagée de déplacer des montagnes. Et dans notre nouvelle région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, les Duflot, Placé, De Rugy et autres Pompili ne rentrent pas du tout en ligne de compte. Nous sommes bien sur une campagne locale avec des militants écolos mobilisés et des objectifs raisonnablement ambitieux.

Première étape, EELV a décidé de sa stratégie le 25 avril : une campagne indépendante des partis de gouvernement, mais ancrée à gauche et résolument écologiste. Seconde étape, EELV a désigné sa tête de liste, il s'agit de Gérard Onesta, actuel vice-président du Conseil Régional de Midi-Pyrénées et pendant deux mandats député européen de la grande région Sud-Ouest.

Gerard_Onesta.jpg

La troisième étape franchie le 1er juin dernier a été la désignation du premier tiers de candidats de la liste EELV, soit 59 militants d'EELV (cf. liste régionale). Pour l'Hérault, ce sont les 10 premiers militants écologistes qui figureront dans la section départementale (pour un total de 30 candidats titulaires et de 2 suppléants) :

Zina.jpg

  1. Zina BOURGUET - Conseillère municipale de Mauguio pendant plusieurs mandats, elle anime aujourd'hui la Fabrice citoyenne du Pays de l'Or. Elle a représenté les écologistes lors de nombreuses élections et elle est membre du Conseil fédéral d'EELV.

Christian.jpg

  2. Christian DUPRAZ - Conseiller général du canton des Matelles de 2011 à 2014 et ancien conseiller municipal de Montpellier, il est ingénieur de recherche à l'INRA, spécialisé dans les domaines liés à l'agro-écologie.

Annie.jpg

  3. Annie CABURET - Conseillère municipale de St-Mathieu de Tréviers, secrétaire du groupe local EELV du Grand Pic St-Loup. Ingénieur agronome, elle est consultante indépendante dans les domaines de l'agriculture et du climat.

Jean-Louis.jpg

  4. Jean-Louis ROUMEGAS - Député de l'Hérault depuis 2012, il est membre de la commission des affaires sociales. Il a aussi été élu au Conseil municipal de Montpellier et à l'Agglomération, sous les mandats de Georges Frêche puis d'Hélène Mandroux.

Agnes.jpg

  5. Agnès GIZARD-CARLIN - Enseignante en SVT, elle anime le groupe local d'EELV sur le secteur Agde et elle siège aussi dans les instances régionale et nationale d'EELV. Elle a représenté les écologistes à de nombreuses élections, comme aux dernières départementales.

Laurent.jpg

  6. Laurent DUPONT - Élu et militant du Clermontais et du Cœur Hérault, il a été le secrétaire départemental des Verts de 2003 à 2007, membre des instances nationales des Verts puis d'EELV ; il représente le groupe local du Cœur d'Hérault au Conseil Politique Régional d'EELV.

Francoise.jpg

  7. Françoise ALAMARTINE - Longtemps déléguée à l'international au sein du bureau exécutif national d'EELV, elle est responsable de la commission transnationale d'EELV. Enseignante, elle anime le groupe local de Sète qu'elle représente au Conseil Politique Régional.

Mathieu.jpg

  8. Mathieu BOUCHARD - Porte-parole régional d'EELV LR, il représentait les écologistes aux dernières municipales à Pézenas ainsi qu'à l'élection départementale. Il est chargé de projets au sein d'une agence de développement économique auprès des acteurs du vin.

Nadja.jpg

  9. Nadja FLANCK - Attachée parlementaire, militante à Montpellier, elle a été candidate EELV aux élections législatives sur la 4ème circonscription de l'Hérault. Son parcours professionnel est consacré au développement de l'économie sociale et solidaire.

Michel.jpg

  10. Michel LENTHERIC - Conseiller régional du Languedoc-Roussillon de 2004 à 2010, il a longtemps été conseiller municipal à St-Jean de Védas et conseiller de l'agglomération de Montpellier jusqu'en 2014. Il a été directeur de l'ADEME en Languedoc-Roussillon.

Mais le 1er juin à Carcassonne, l'Assemblée générale des adhérents a surtout adopté sa stratégie pour les trois prochains mois (cf. communiqué), à savoir d'ouvrir notre liste aux formations politiques et aux mouvements de citoyens qui souhaitent construire ensemble un projet humaniste, écologiste, social et solidaire au travers des missions de développement économique de la Région. La co-élaboration de ce projet sera la plus contributive possible ; le projet n'est pas un objet politique, il est avant tout une source de mobilisation citoyenne.

Le Parti de gauche ainsi que les mouvements régionalistes sous l'égide de Régions & Peuples solidaires ont déjà fait le choix de s'associer à cette démarche ; et c'est là une dynamique dont la liste des acteurs politiques a vocation à rapidement s'élargir.

C'est en septembre que les adhérents d'EELV se retrouveront de nouveau en Assemblée générale pour valider les orientations programmatiques et pour arrêter la liste définitive des candidats de rassemblement (158 candidats titulaires et 26 suppléants). Le mot d'ordre est de ne pas se laisser détournés par les annonces qui vont se multiplier dans les prochains mois, mais bien de se focaliser sur l'élaboration du projet de mandat régional.

19/04/2015

Régionales, le casting occulte encore le scénario ...

Nous sommes à 8 mois des élections régionales, elles se tiendront les 6 et 13 décembre 2015, et c'est principalement la constitution des listes de candidats qui occupe l'actualité. Le casting, toujours le casting ! Qui sera tête de liste pour l'UMP, pour le FN et pour le PS dans chacune des treize nouvelles régions ? C'est comme pour un film populaire, les comédiens en tête d'affiche sont plus « vendeurs » que le réalisateur ou que l'histoire ...

Alors arrêtons-nous [très] brièvement sur le casting de notre nouvelle région « Languedoc-Roussillon - Midi-Pyrénées ». A gauche, le PS a été la première formation à présenter sa candidate, en l'occurrence la Haut-Garonnaise Carole Delga qui est actuellement secrétaire d'État chargée du Commerce, de l'Artisanat, de la Consommation et de l'Économie sociale et solidaire dans le gouvernement de Manuel Valls. Le PRG revendique lui aussi cette tête de liste avec une autre ministre, la Tarn-et-Garonnaise Sylvia Pinel qui a le ministère du Logement et de l’Égalité des territoires. Que ce soit l'une ou l'autre, la candidate PS/PRG sera estampillée « majorité gouvernementale » et cela accentuera les effets d'un éventuel vote sanction contre les politiques menées par Manuel Valls. Pour les écologistes, c'est le Tarnais Gérard Onesta qui conduira une liste autonome. Actuel vice-président du Conseil régional de Midi-Pyrénées et ancien vice-président du Parlement européen (où il a siégé 20 ans), Gérard Onesta est un homme de dossiers qui ne lâche rien, il trace son sillon et sait peser avec ses amis écolos au sein des exécutifs où il est sollicité. Du côté du Front de gauche, c'est la discrétion qui prédomine.

Candidats_Regionales_LRMP.jpg

A droite, c'est d'abord le Front National qui a présenté son candidat tête de liste, à savoir l'Ariégeois Louis Aliot ; le compagnon de Marine Le Pen est actuellement conseiller régional du Languedoc-Roussillon et député européen depuis l'été 2014. Pour la droite et le centre, c'est le 25 avril que sera désigné parmi 10 candidats celui qui conduira la liste régionale. A noter la candidature du politologie Dominique Reynié, le seul des 10 à ne détenir aucun mandat électif et qui pourrait être le joker de la droite pour contredire les sondages qui donnent la gauche gagnante. Il est intéressant de noter que le Sud-Ouest est propice à l'émergence de personnalités de la société civile dans la classe politique ; Dominique Reynié suit ici les traces de Dominique Baudis, de Jean-Marie Cavada ou encore de Robert Rochefort.

Mais venons en au contenu de la loi NOTRe (Nouvelle organisation du territoire de la République) qui a été adoptée en première lecture à l'Assemblée Nationale le 10 mars 2015 (par 308 voix contre 236), car cette loi va fortement influencer les programmes des diverses listes. Il faut bien évidemment attendre la promulgation de cette loi, à l'issue du parcours parlementaire et de l'avis du Conseil constitutionnel, car il reste encore quelques incertitudes sur la voirie, sur les expérimentations relatives au service public d’accompagnement vers l’emploi, sur le pouvoir réglementaire des régions ainsi que sur les compétences partagées avec les Départements, avec les Métropoles et avec le bloc communal.

C'est donc sur l'économie et l'emploi que les futures « Régions stratèges » sont attendues. Elles seront en charge de l'élaboration d’un schéma régional en matière de développement économique, d’innovation et d’internalisation (SRDEII), de la coordination de toutes les actions en faveur de l’économie et de l’animation des pôles de compétitivité. Elles se voient confier aussi la gestion des ports et des aéroports, infrastructures nécessaires au développement et à l’emploi, le tourisme étant une compétence partagée. Elles disposent de l’autorité de gestion des fonds européens depuis 2014 et elles sont pleinement responsables en matière de formation professionnelle depuis le 1er janvier 2015. Concernant l’emploi, les députés ont adopté un nouvel article prévoyant que « l’État peut confier aux régions, à leur demande et à titre expérimental, pour une durée de trois ans, le service public d’accompagnement vers l’emploi », sans toucher cependant aux prérogatives de Pôle emploi. Les régions expérimentatrices vont « co-élaborer avec l’État la stratégie régionale pour l’emploi après concertation au sein du comité régional de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelle. Les régions expérimentatrices auront la qualité d’autorité organisatrice en matière d’accompagnement vers l’emploi ». L’Assemblée nationale a aussi voté un amendement du président (PS) de l’Association des régions de France (ARF), Alain Rousset, visant à renforcer dans la loi le pouvoir réglementaire de la région dans certains cas. « Sous réserve du pouvoir réglementaire du Premier ministre (…), la région est compétente pour adopter les mesures d’application des lois concernant l’exercice de ses compétences en cas de non-renvoi au pouvoir réglementaire de l’État ou en complément de celui-ci », prévoit l’amendement. « A défaut de réponse dans un délai de douze mois, le silence de l’État vaut acceptation » et « en cas de refus de ces propositions, le Premier ministre notifie aux régions concernées les motifs de ce refus dans un délai de six mois à compter de la réception de la demande de modification ou d’adaptation ».

Carte.jpg

Dans ce cadre-là, les formations politiques qui vont présenter leur programme pour les élections de décembre 2015 seront jugées sur leurs ambitions, sur la conformité de leurs propositions aux réalités sociales, économiques et environnementales du moment. Et pour les écologistes, le projet que nous porterons se déclinera sur des thématiques de transition énergétique, de mobilité durable, d'efficacité énergétique des constructions, de circuits courts, de qualité et d'indépendance alimentaire, d'arrêt de l'artificialisation des sols, d'économie sociale et solidaire, de préservation de notre environnement, etc.

Le programme des écologistes sera élaboré en concertation avec tous les citoyens qui désirent y contribuer, sur la base des valeurs et des principes qui fondent l'écologie politique. Car la séquence ne s'arrêtera pas en décembre 2015, et les cinq années du mandat verront se poursuivre ce travail de proximité citoyenne, de la participation au processus délibératif jusqu'à l'évaluation des politiques publiques mises en œuvre.