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07/08/2013

Pour le premier trimestre 2013, l'INSEE pointe la stagnation de l'activité économique en Languedoc-Roussillon

C'est par une note de conjoncture économique que l'INSEE a dressé la situation du travail et de l'emploi en Languedoc-Roussillon pour le premier trimestre 2013. Midi Libre s'en est fait l'écho en fin de semaine dernière en déclinant plus particulièrement les données pour le département de l'Hérault qui est le second département métropolitain, après les Pyrénées-Orientales à subir le plus fort taux de chômage : 15% !

C'est l'économie présentielle qui pâtit de la conjoncture, l'économie présentielle étant liée à la consommation des ménages et des entreprises présentent sur le territoire régional. Le chômage croissant et le pouvoir d'achat qui manque d'oxygène incitent les personnes à faire des économies plutôt qu'à consommer. Cela se répercute d'ailleurs sur les dépenses énergétiques, ce qui permet paradoxalement de réduire le volume des importations extérieures.

Le secteur du bâtiment pâtit du ralentissement des constructions et des rénovations, et ce secteur perdra des milliers d'emplois en Languedoc-Roussillon cette année. A l'inverse, trois secteurs résistent mieux, il s'agit du tourisme (hébergement & restauration), de l'agro-alimentaire et des services aux entreprises. Cela permet dans l'Hérault de stabiliser l'emploi salarié, mais pas l'intérim.

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Avec un taux de 15%, l'Hérault confirme sa très mauvaise position à l'échelle nationale, mais c'est surtout sa croissance en un an qui est alarmante (ce taux était de 13,9% au premier trimestre 2012). Les personnes de plus de 50 ans et celles inscrites depuis plus d'un an à Pôle Emploi sont les plus touchées par le chômage, et ces situations sont stigmatisantes.

L'emploi intérimaire est au plus bas en Languedoc-Roussillon (à l'inverse de la situation nationale), aggravant ainsi le bilan de l'emploi global. Or, l'intérim constitue un sas pour les entreprises qui commencent d'abord à y recourir avant d'embaucher et qui s'en séparent avant de licencier des salariés. Ces mauvais chiffres de l'intérim sont un signal d'alarme pour l'emploi en Languedoc-Roussillon.

Le Coeur d'Hérault se situe dans la moyenne du département de l'Hérault, et on peut donc estimer à 15% le taux de chômage pour les catégories A, B et C inscrites à Pôle Emploi. Mais cet indicateur écarte les personnes en formation et il ne prend pas en compte tous ceux qui sont à la recherche d'un emploi sans être inscrits à Pôle Emploi, essentiellement les moins de 26 ans.

En tous cas, ces éléments tirés de la note de conjoncture de l'INSEE me confirment que l'emploi en Coeur d'Hérault doit être tiré par l'agriculture et par le tourisme. Et comme le Coeur d'Hérault est déficient dans ces secteurs, il y a donc un potentiel de travail important à exploiter et des emplois non délocalisables et peu qualifiés à pourvoir.

14/07/2013

Quel(s) programme(s) pour l'intercommunalité en mars 2014 ?

Les élections municipales de mars 2014 suscitent depuis déjà quelques mois une fièvre politique qui porte avant tout sur les candidats. Nous avons récemment suivi les primaires de l'UMP pour la tête de liste à Paris et à Lyon, ainsi que le feuilleton socialiste pour la mairie de Montpellier qui dure d'ailleurs depuis si longtemps que les médias n'en parlent presque plus.

Et dans toutes les communes de France, les équipes municipales sortantes élaborent des scénarios pour poursuivre dans un nouveau mandat les actions engagées. J'appartiens à une telle équipe municipale sortante, je connais bien les chantiers engagés depuis 2008 et je mesure tout le chemin qu'il reste à faire en matière d'action sociale, de logement, de culture, d'éducation, pour les plus jeunes comme pour les plus anciens, pour les nouveaux quartiers pavillonnaires comme pour le centre ancien, etc.

Mais ce souci de réaliser les engagements pour lesquels nous avons été élus et ce focus pour la politique locale intra-muros ne peuvent plus occulter l'échelon intercommunal. Le premier échelon est celui de la communauté de communes qui a des compétences aussi diverses que la petite enfance, les équipements aquatiques, l'aménagement de zones d'activité économique, l'accueil des gens du voyage, la collecte des déchets ménagers, etc. Je rappelle par ailleurs que l'acte III de la décentralisation qui va arriver (par morceaux) au Parlement prévoit d'affecter de nouvelles compétences telles que la production électrique, l'assainissement collectif ou encore la gestion des milieux aquatiques. Mais il y a aussi l'échelon du Pays où s'élaborent une charte de Pays, un plan local de l'habitat (PLH), un schéma de cohérence et d'organisation territoriale (SCOT) ou encore un plan climat énergie territorial (PCET), autant d'outils qui vont conditionner les politiques de développement local. Et je n'oublie pas les syndicats mixtes tels que le syndicat mixte de gestion du Salagou (SMGS) ou le syndicat mixte de gestion des déchets du Centre Hérault (SCH).

Bref, une commune comme Paulhan ne peut plus envisager son avenir sans dépendre très étroitement des choix qui seront fait par la Communauté de communes, les syndicats mixtes et le Pays. Mais ces orientations stratégiques de l'échelon intercommunal se définissent sans débat politique. Je ne nie pas le travail de concertation qui est réalisé, et le séminaire qu'a organisé le Pays mercredi 10 juillet au Domaine de la Tour à Nébian pour travailler sur les 8 défis de la future charte de Pays était de haute qualité, réunissant des élus, des techniciens, des associatifs et des professionnels, mais tout cela ne peut pas échapper à un rendez-vous démocratique.

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Les partis politiques, car ce sont eux qui alimentent le débat démocratique, doivent s'emparer de tous ces enjeux. En même temps, les assemblées intercommunales ne connaissent pas aujourd'hui de clivage politique tel que nous l'entendons au niveau national ou régional ; même l'Assemblée départementale délibère essentiellement de façon consensuelle alors qu'il y a pourtant des groupes poliques.

Je proposerai donc, après les vacances d'été, que s'établisse une plateforme d'élaboration d'un projet politique pour le Coeur d'Hérault. Avec quelques élus, adhérents d'un parti politique ou non, nous devons donner à des orientations institutionnelles une dimension plus politique ; c'est à dire qui se traduit par une formalisation politique, par un programme qui engage tous ceux qui y adhèreront.

Quelques exemples. Le SCOTcomporte par exemple un document d'aménagement commercial (DAC) ; est-ce que les candidats aux élections de 2014 s'engagent sur des orientations précises ou laisseront-ils les fonctionnaires et les bureaux d'étude définir les limites du développement commercial sur notre territoire ? L'eau est un enjeu majeur pour tous, et des conflits d'usage viennent s'ajouter à la rareté ainsi qu'à la qualité de la ressource ; les citoyens n'ont-ils pas leur avis à donner à l'occasion des scrutins locaux ? L'aménagement du territoire voit une urbanisation prédatrice des meilleures terres agricoles qui s'ajoute à une baisse constante du nombre d'exploitations agricoles. Mais autant pour la création d'emplois non délocalisables que pour l'indépendance alimentaire de notre territoire, l'agriculture est un vecteur de développement qui doit faire débat et qui doit donner lieu à une feuille de route audacieuse et ambitieuse.

On peut se passer de tels débats, et ils feront l'objet de délibérations diverses sur la période 2014-2020, mais quel mandat précis les citoyens auront-ils donnés à leurs représentants ? Car nous sommes en démocratie "représentative", c'est à dire que les citoyens délèguent leur souverainneté à des élus pour la durée du mandat ; et il ne peut s'agir d'un chèque en blanc.

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20/04/2013

L'agriculture reste un sujet d'études sur le Coeur d'Hérault ...

Plusieurs bonnes nouvelles sont arrivées ces dernières semaines, les collectivités territoriales donnant un bon coup d'accélérateur au développement des filières agricoles. La première, et je l'évoquais dans une précédente note, c'est le prêt à taux zéro mis en place par Thau Initiative, un dispositif qui permet à des agriculteurs de reprendre une exploitation ou de s'équiper, avec un prêt sur 5 ans qui fait aussi effet levier auprès des autres financeurs.

La seconde information (cf. Midi Libre) vient de l'Agglomération Hérault-Méditérannée qui propose à côté de Pézenas un îlot foncier de 14 hectares où pourra se développer un hameau agricole. Les agriculteurs pourront bâtir, à côté de leurs parcelles de fruits et légumes, des bâtiments pour le stockage, la transformation et le conditionnement de produits destinés à des circuits courts.

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Enfin, c'est le Conseil général qui amène la cerise sur le gâteau avec le projet Agrilocal ; c'est une plate-forme Internet départementale de mise en relation directe entre producteurs et acheteurs publics (lycées, collèges, écoles, maisons de retraite, hôpitaux, ...). Les collectivités locales et les établissements publics sont soumis à un code des marchés publics qui les obligent à mettre en concurrence leurs fournisseurs dès le premier euro dépensé ; cette plate-forme Agrilocal offrira des fonctions de commande publique en ligne, ce qui facilitera énormément le travail des responsables de marchés publics et qui donnera un accès plus facile aux marchés publics pour des professionnels qui n'ont vraiment pas le temps de répondre à un appel d'offres.

Alors que faisons-nous sur le Coeur d'Hérault pour agir ? D'abord des études ... Hier après-midi, en réunion du comité syndical du Pays Coeur d'Hérault, et dans le cadre du SCOT, les délégués ont par exemple adopté une délibération pour une étude complémentaire sur les problématiques et sur le foncier agricole. En parallèle, la mise à jour de la charte de développement du Pays donne lieu à des travaux complémentaires sur l'agriculture. Beaucoup d'études, mais la filière ne bénéficie d'aucun soutien concret pour se développer ... Alors que la plaine de l'Hérault comme les massifs du Lodévois sont propices aux activités de maraîchage, d'élevage, d'arboriculture et céréalières.

Il est très frustrant de constater un tel immobilisme, alors que les anciens ont été si audacieux. Le canal de Gignac a été construit à la fin du 19ème siècle pour irriguer 3.000 ha de terres agricoles ; et avec les moyens techniques et les financements de l'époque !

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Au milieu du 20ème siècle, c'est le barrage du Salagou qui permettait de créer un réservoir de 125 millions de mètres cube d'eau destinés initialement à irriguer les terres agricoles en aval le long de l'Hérault.

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Aujourd'hui, il semble que nous n'ayons plus aucune ambition collective sur le Coeur d'Hérault. En dehors d'attirer de nouvelles populations et des touristes, profitant ainsi d'une situation géographique et patrimoniale exceptionnelle, aucun projet structurant pour les générations futures n'est envisagé :=(