Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

01/10/2011

Un échangeur sur l'A75 au nord de Clermont l'Hérault, du besoin à la réalité

L'assemblée communautaire du 28 septembre avait à son ordre du jour une motion réclamant à l'Etat la construction d'un échangeur au nord de Clermont l'Hérault afin de "réguler le trafic, de libérer les villages de St-Abdré de Sangonis, de St-Félix-de-Lodez et de Ceyras des nuisances liées à une circulation routière en constante augmentation, et de redynamiser le commerce des qartiers avoisinants sur la route de Montpellier et le boulevard Gambetta".

La carte ci-dessous indique le  territoire sur lequel un tel échangeur est attendu par les élus de Clermont l'Hérault, par les commerçants et par l'association la Méridienne :

Clermont_nord_A75.JPG

Mais rien que pour évaluer l'impact d'un échangeur sur le territoire ciblé, ci-après l'échangeur N°57 à la même échelle :

Echangeur_sud_A75.JPG

La distance entre les deux ronds-points est d'un kilomètre ! Essayez de placer cet échangeur sur la carte précédente et vous aurez l'un des ronds-points dans le grand bassin du centre aquatique ...

Mais au delà de cette absence de sérieux dans la présentation d'une telle motion, c'est l'usage irresponsable des espaces non encore urbanisés que je dénonce. Et de la même façon que j'ai fait part de mon désaccord sur la création d'une aire de repos juste un peu plus au nord de  cet hypothétique  échangeur, entre Lacoste et les Rabieux, je déplore cette urbanisation qui favorise toujours la voiture. Le consommateur en bagnole est orienté dès sa sortie de l'autoroute vers les lieux où il pourra consommer : les Tanes-Basses à l'échangeur Sud et la ZAC de l'Estagnol pour cet échangeur Nord tant désiré.

J'ai du quitté l'assemblée communautaire jeudi soir avant que ce pont ne soit abordé, mais j'aurai voté contre.

20/09/2011

Ateliers et débats samedi 24 septembre à la Salamane : le pouvoir de dire Non !

A l'initiative de l'association Salamane se tiennent samedi après-midi des rencontres festtives sur le site agricole où la communauté des communes du Clermontais a décidé d'implanter une plate-forme logistique de  l'enseigne Système U sur une nouvelle ZAC de 70 ha. Cette initiative a rencontré un très large écho auprès des associations et des collectifs de la région (No-Palm, Hinterland, Agrexco, Gaz de schiste, ..), et l'occasion sera donnée ce samedi de fédérer toutes ces luttes contre une artificialisation spéculative des meilleures terres agricoles, mais aussi pour promouvoir un autre modèle de développement. La présence de Pierre Rabhi témoigne du caractère prospectif de ces rencontres, il ne s'agira pas seulement de dire Non, mais bien de mettre en place un processus qui aboutisse à des propositions et à des expérimentations pour des territoires en transition à l'échelle régionale.

rencontres_festives_salamane.JPG

Venez nombreux samedi à Clermont l'Hérault et faites circuler l'information autour de vous. Une forte mobiilisation samedi démontrera la nécessité de multiplier ces espaces de démocratie participative qui relèguent les primaires du PS dans la catégorie des émissions de télé-réalité.

04/08/2011

Le risque sismique place notre région dans une situation dont les conséquences sont à revisiter

Un tremblement de terre suivi d'un tsunami, et la centrale de Fukushima devient le cadre d'une catastrophe nucléaire qui va durablement impacter tout le nord-est du Japon. Personne avant le 11 mars 2011 n'aurait imaginé qu'un tel scénario puisse se réaliser ...

Le 3 août 2011, la terre a tremblé dans le secteur de Barjac (30) et des secousses ont été ressenties dans toute la région :

Barjac_3_aout_2011.jpg

Mais si les conséquences ne sont pas très graves en surface, on n'en mesure pas encore l'impact sur le sous-sol, et le bureau central sismologique français (BCSF) lance un appel à témoin sur son site Web afin de mieux pouvoir évaluer les risques sismiques dans une région peu observée jusqu'à présent face à ce risque là.

Et sur le Coeur d'Hérault, ce risque sismique (qui n'est finalement plus si hypothétique que cela) doit nous interroger sur les risques que cela pourrait faire courir à des édifices tel que le barrage du Salagou. Alors que cet ouvrage construit il y a 40 ans devrait être inspecté tous les 10 ans après un vidage complet de sa réserve d'eau (102 millions de mètres-cubes), le gestionnaire se contente de visites "en plongée" pour ne pas avoir à vider le lac du Salagou qui constitue désormais un site naturel protégé et touristique (classement Grand Site en cours) de 700 ha.

Le risque de rupture du barrage du Salagou est un risque clairement identifié par les services de l'Etat (cf. Dossier Départemental des Risques Majeurs de l'Hérault) ainsi que par toutes les collectiités situées en aval (qui l'intègrent dans leur Plan de Prévention des Risques d'Inondation) ; il fait d'ailleurs l'objet d'un plan particulier d'intervention (PPI), car c'est une vague de 15 mètres qui pourrait déferler en cas de rupture (voir le document sur le site de la préfecture).

Les communes faisant l'objet d'un plan de prévention de risques naturels (PPRN) ou d'un plan particulier d'intervention (PPI) sont tenues de produire un plan communal de sauvegarde (PCS) ; il leur était fait obligation par décret de le mettre en place avant le 13 septembre 2007. Ce PCS informe les habitants des risques naturels et technologiques sur leur commune, mais il leur donne surtout toutes les directives à suivre en cas de survenance de l'un de ces risques. Des exercices de simulation sont attachés à ces outils de prévention et d'information, mais ceux-ci ne sont pas encore entrés dans notre culture collective. Il y a encore un sentiment que "ça ne nous arrivera pas" ...