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12/02/2015

Candidature déposée pour le 11ème canton de l'Hérault, pour une écologie citoyenne et solidaire

Le dépôt de candidature en préfecture est toujours un moment stressant, car les fonctionnaires qui instruisent les déclarations de candidatures sont très pointilleux. Mais pour le coup le dossier était complet et nous sommes donc candidats sur le 11ème canton de l'Hérault, canton qui compte 54 communes des territoires du Lodévois-Larzac, des Cévennes Gangeoises et du Grand Pic St-Loup. C'est un canton d'une rare beauté paysagère, qui recèle une remarquable biodiversité et que le temps ne semble pas avoir trop perturbé. Pour des écologistes, c'est une véritable source d'inspiration.

Point_de_vue_depuis_la_Seranne.jpg

Pic_St-Loup_Valflaunes.JPG  Salagou.JPG
Source_Buèges.jpg  St-Martin-de-Londres.JPG
Heron_cendre.jpg  Vivioures.JPG
Vignes_Bueges.jpg  Chevre_St_Jean_de_Bueges.JPG

Mais ce patrimoine naturel et culturel si précieux est partagé par environ 35.000 habitants, il attire aussi de très nombreux visiteurs qui parcourent ses massifs et ses vallées avec humilité. Oui, derrière ces paysages il y a une réalité humaine avec ses problématiques d'emploi, de mobilité, de logement et de solidarité.

Et si nous voulons que le Département demeure un partenaire privilégié pour les communes et pour les populations, dans le souci de préserver ces espaces naturels tout s'inscrivant dans un développement soutenable, alors il faut des élus écologistes au sein de l'assemblée départementale.

Nous sommes quatre à nous présenter aux suffrages des électeurs du 11ème canton, chacun bien implanté sur une partie de ce territoire cantonal et chacun attaché au maintien de la qualité de vie de ses habitants.

IMG_20150207_123554.jpg

De gauche à droite sur la photo ci-dessus : Annie Caburet (St-Mathieu de Tréviers), David Delon (St-Martin de Londres), moi-même et Laurence Manzanares (Gorniès). Nous ne sommes pas tous adhérents d'EELV, la participation de personnes sensibles aux urgences environnementales et sociales traduit notre démarche de proximité citoyenne.

Les dossiers que porte le Département ne doivent pas vivre qu'entre élus (conseillers départementaux d'une part et élus locaux d'autre part), et avec la contribution experte des agents territoriaux, ils doivent aussi associer les citoyens qui le souhaitent. Ce rapprochement entre élus et citoyens est nécessaire, car il faut que les projets soient co-élaborés pour être acceptés sur le terrain ; et puis c'est un remède contre le désaveu de la politique et donc de hauts niveaux d'abstention ...

Nous n'aborderons pas des questions de politique nationale pendant cette campagne, nous nous focaliserons par contre sur la continuité des services publics (soumis aux aléas de la réforme territoriale), sur la préservation des richesses de ce canton rural, sur la transition écologique du département et sur une gouvernance plus citoyenne du Conseil départemental.

Il reste une quarantaine de jours avant le 1er tour, mais si le territoire est immense il est aussi très attachant. Et nous espérons bien avoir le mandat pour ensuite le défendre et le promouvoir ;-)

04/02/2015

Les élus du Coeur d'Hérault doivent passer d'une politique de guichets à une politique de projets !

Des voix s'élèvent depuis quelques jours sur le Lodévois, depuis la décision de Marie-Christine Bousquet d'arrêter le festival des Voix de la Méditerranée. Il est évident que Madame le maire de Lodève n'a pas pris cette décision de gaité de cœur, mais la perte d'une subvention de 150.000 € qui est un paramètre non négligeable peut-il sonner le glas d'un festival qui contribue à la renommée culturelle de Lodève et du Cœur d'Hérault ?

voix.jpg

Et pour enterrer un peu mieux cette décision inattendue, Marie-Christine Bousquet avance les baisses colossales de dotations de fonctionnement que l’État verse aux collectivités locales (cf. communiqué de la CCLL). Il est annoncé pour le Lodévois-Larzac une baisse cumulée de cette dotation globale de fonctionnement (DGF) de 1,9 millions d'euros sur la période 2015-2017. Mais c'est la même baisse qui a été annoncée pour la Communauté de communes du Clermontais (CCC) lors de son débat d'orientation budgétaire (DOB) du 21 janvier dernier (cf. note). Je suis par contre un peu plus sceptique sur les autres chiffres avancés par Madame Bousquet pour la Communauté de communes du Lodévois-Larzac (CCLL). Passer de 1 million d'euros de DGF en 2015 à 150.000 € en 2017 est une évolution étonnante. Nous allons passer sur le Clermontais, pour cette même période de 2015 à 2017, de 1 560 351 € à 919 819 €, soit à l'arrivée un peu moins de 50% de la DGF de 2014. Pour la CCLL, l'annonce qui alimente toute la presse locale fait état d'une DGF 2017 équivalente à 11% de la DGF de 2014 ! Je doute ...

On ne peut pas occulter non plus le fond de péréquation intercommunale (FPIC) par lequel les intercommunalités les plus riches reversent aux plus pauvres. Je ne connais pas les chiffres de la CCLL, mais ce FPIC atténue un peu la baisse de la DGF. Ci-après le tableau récapitulatif où j'ai utilisé les ratios de la CCC pour calculer les projections de la CCLL :

Sans titre.jpg

Mais quel que soit la réalité de ces chiffres, il n'en reste pas moins que la baisse des dotations de l’État touche toutes les collectivités, les intercommunalités comme les communes. Et ce sont de multiples associations et de très nombreuses entreprises qui pâtissent dans la foulée de cette austérité budgétaire. Madame Bousquet serait donc désormais plus en phase avec le nouveau parti de gauche majoritaire à Athènes, Syriza, que du Parti Socialiste ? Il n'est jamais trop tard pour ouvrir les yeux ;-)

Néanmoins, la démarche de rationalisation des budgets des communes et des intercommunalités va dans le bon sens. Et il ne faut pas le vivre comme un boulet, mais au contraire comme une bonne opportunité de s'améliorer. Et c'est là où les structures intercommunales révèlent mieux encore leur efficience. Il faut pour cela sortir de la logique de guichet ! Trop souvent, les élus sollicitent des partenaires financiers comme autant de guichets pour des aides financières : le Conseil général, le Pays Cœur d'Hérault qui coordonne les aides européennes, le Syndicat Centre Hérault qui gère nos déchets (cf. fermeture de la déchetterie de Cabrières), l'Agence de l'Eau, l’État, etc. Il est par exemple dommage que la CCLL présidée par Madame Bousquet n'ait pas souhaité participer à la réalisation du Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) du Cœur d'Hérault. Il faut passer du guichet au projet, et nous avons sur le Coeur d'Hérault un projet de territoire qui est sur les rails ; il a été voté à l'unanimité au Caylar en décembre 2013 au travers de la Charte "Horizon 2025".

charte.jpg

Nous avons donc un outil, c'est le Pays Coeur d'Hérault. Rendons le plus efficace ! Première opération, il faut se mettre en conformité avec la loi MAPTAM et le transformer en Pôle d’Équilibre Territorial et Rural (PETR). Ce PETR a été voulu par le législateur afin de contrebalancer en milieu rural le pouvoir des  métropoles et des pôles métropolitains. Faisons collectivement front face à Philippe Saurel, et cessons de succomber individuellement aux sirènes de la capitale régionale ...

Et puis approprions-nous la charte de Pays, mettons-là en œuvre et agissons de façon concertée à l'échelle du Cœur d'Hérault. Cette charte comporte un objectif 1.4 qui est "Penser le Coeur d'Hérault comme un territoire culturel" ; la réponse qu'apporte la charte pour "Une terre d'accueil et de rencontres" c'est entre autres une "coordination des moyens financiers et logistiques du territoire dans les domaines culturel, artistique et touristique". Oui, ce sont beaucoup de mots, mais rien ne nous interdit de les faire vivre ensemble.

01/02/2015

4ème circonscription du Doubs, la démocratie représentative est en panne

C'est ce dimanche que le siège de Pierre Moscovici à l'Assemblée nationale faisait l'objet d'une élection législative partielle, sur la quatrième circonscription du Doubs.

Election législative partielle 4e circonscription du Doubs

La première leçon de ce scrutin est la très faible participation, 39,5% ce 1er février contre 73,4% en juin 2012. Le gouvernement espérait que l'élan citoyen qui a vu des millions de Français défiler dans les rues le week-end des 10-11 janvier se transformerait dans cette circonscription du Doubs par un même élan électoral, mais non. Il semble que les Français distinguent bien d'une part ce qui relève de la République, ses valeurs, ses principes, ses symboles, sa constitution et ses institutions, et d'autre part la politique menée par le gouvernement de Manuel Valls. L'électorat de gauche ne mobilise pas, très certainement avec le moral dans les chaussettes, mais l'électorat de droite non plus. Et pour l'UMP, c'est un échec ; la formation de Nicolas Sarkozy ne porte pas encore un projet politique suffisamment mobilisateur.

La seconde leçon est que le Front National confirme sa place de premier parti politique. Et c'est d'ailleurs le FN qui porte la participation, même s'il perd un gros millier de suffrages entre les deux scrutins. Il se retrouve au second tour face au PS, un scénario qui lui est bien plus favorable que face à l'UMP. Il va être intéressant de voir qu'elle consigne de vote donnera la formation de Nicolas Sarkozy.

La troisième leçon porte sur la place du Parti Socialiste, et on peut même évoquer une honorable seconde place dans le contexte actuel. L'UMP n'accède pas au second tour, signe que l'électorat de droite doute de l'efficacité d'envoyer un nouveau député UMP à l'Assemblée nationale. Et il faut noter que la droite partait pourtant en ordre moins dispersé que la gauche. Mais une semaine après la victoire de Syriza en Grèce, la vague d'une autre gauche plus sociale n'est pas encore arrivée dans le Doubs. Néanmoins, le candidat socialiste ne dispose pas d'une réserve de voix très importante à gauche. L'issue du second tour est donc très incertaine.

La quatrième leçon concerne la dispersion des candidatures de gauche, configuration tant contestée ces derniers jours par les leaders socialistes. Déjà, je note qu'il y a cinq candidats écologistes et de gauche ce 1er février 2015, contre sept en juin 2012. Et il ne faut pas, comme pour le 21 avril 2002, que le PS reproche toujours au reste de la gauche d'occulter sa propre faiblesse.

doubs,législative partielle,février 2015

Cette séquence électorale est bien utile dans la préparation des prochaines départementales des 22 et 29 mars. Le niveau de participation devrait être autour de 40%, réduisant en même temps le risque de triangulaires. Le FN devrait arriver très souvent en tête, conduisant ainsi à des duels FN/UMP ou FN/PS. Enfin, la dispersion des candidatures ne devrait donc pas être trop préjudiciable aux socialistes.

Mais à part ça, cette élection législative partielle changera-t-elle quoique ce soit à la politique que mène le gouvernement socialiste ? Non. Seul le Front National tire quelques profits de ce scrutin, renforçant ainsi sa position dans notre paysage politique, et confortant de plus en plus l'impasse dans laquelle se trouve la démocratie représentative en France.


Les résultats de ce premier tour sont les suivants :

Inscrits 66825
Abstention 40389 (60,44 %)
Votants 26436 (39,56 %)
Blancs 446 (1,69 %)
Nuls 281 (1,06 %)
Exprimés 25709 (97,25 %)

Mme Sophie MONTEL [FN] 8382 (32,60 %)
M. Frédéric BARBIER [PS] 7416 (28,85 %)
M. Charles DEMOUGE [UMP] 6824 (26,54 %)
M. Vincent ADAMI [FdG] 941 (3,66 %)
M. Bernard LACHAMBRE [EELV] 799 (3,11%)
M. Michel TREPPO [LO] 404 (1,57%)
M. Alde VINCI [Parti de la France] 315 (1,23 %)
M. Jean-Claude BONNOT [Indépendant] 152 (0,59%)
M. Yannick HERVÉ [UPR] 147 (0,57 %)
M. Ismaël BOUDJEKADA [Indépendant] 137 (0,53 %)
M. Antonio SANCHEZ [Communistes] 127 (0,49 %)
M. Marc O  [Indépendant] 40 (0,16 %)
M. Nicolas ROUSSEAUX [Indépendant] 26 (0,10 %)


Rappel des résultats de juin 2012 :

  Au 1er tour, avec une abstention de 26,6%, 

  M. Pierre MOSCOVICI [SOC] 16.421 (40,81%)
  Mme Sophie MONTEL [FN] 9.605 (23,87%)
  Mme Chantal ADAMI [FG] 1.252 (3,11%)
  M. Antonio SANCHEZ [EXG] 154 (0,38%)
  M. Charles DEMOUGE [UMP] 9.341 (23,21%)
  M. Ilker CIFTCI [DVG] 961 (2,39%)
  M. Bernard LACHAMBRE [VEC] 801 (1,99%)
  M. Didier KLEIN [PRV] 673 (1,67%)
  M. Jean-Claude DURUPT [CEN] 409 (1,02%)
  M. Daniel JEANNIN [EXG] 230 (0,57%)
  M. Michel TREPPO [EXG] 208 (0,52%)
  M. Guillaume REFFAY [ECO] 182 (0,45%)

  Au 2nd tour, avec une abstention de 27,5%,
 
  Mme Sophie MONTEL (FN) 9.581 voix soit 24,47%
  M. Charles DEMOUGE (UMP) 10.260 voix soit  26,21%
  M. Pierre MOSCOVICI (SOC) 19.311 voix soit  49,32%