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16/02/2010

Onze listes en lice, des programmes, des femmes et des hommes, mais quelle ambition pour le Languedoc-Roussillon ?

Ca y est, onze listes ont été déposées en préfecture et chacune va pouvoir officiellement faire campagne. Mais combien feront de cette campagne une échéance électorale dont la Région est la cible essentielle ? Combien échapperont à la Fréchotropie ? Combien ne se limiteront pas à promouvoir des propositions globales déclinées à l'identique dans les 22 régions de la métropole ?

Mais à l'inverse, il n'est pas possible de partir des seules missions de la Région pour dérouler un programme. Oui, le développement économique, la formation professionnelle, l'éducation ou encore les transports sont parmi les principaux enjeux programmatiques d'un mandat régional, mais il est un axe essentiel pour réussir, c'est la relation avec le tissu associatif, avec les syndicats professionnels ou encore avec les collectivités locales de la région.

Une démarche de rassemblement ne peut pas se limiter à fusionner des sensibilités ou des listes politiques, il faut qu'elle s'établisse dans le temps et au delà des clivages potentiels. Prenons l'exemple de l'agriculture dont toutes les listes en font un enjeu ; sur les programmes, on rejette l'artificialisation des sols, on loue les mérites des circuits courts, on menace d'une éventuelle dépendance alimentaire, on associe une agriculture respectueuse de l'environnement et un écotourisme à forte valeur ajoutée, etc. Mais après ? Quel est le bilan des 6 ans de mandat de l'équipe sortante en la matière ? Non, la première chose à faire dès ce printemps, c'est dans le cas présent un Grenelle de l'Agriculture Régionale. En 2004, l'équipe de Georges Frêche avait diligentée une vaste concertation territoriale intitulée la "Région en chantier" ; 6 ans après, il est temps d'avoir une concertation plus constructive et mieux partagée.

Désormais, il faut rompre avec les grands programmes régionaux qui permettent de saupoudrer des aides ici et là, comme les 300 k€ donnés à la Communauté de Communes du Clermontais pour aider Système U à dégrader notre territoire. Non, les programmes régionaux doivent préalablement être consolidés sur le terrain avec tous les acteurs concernés ; et les financements doivent être conditionnés à une véritable cohérence territoriale et à une ambition économique contrainte par des facteurs sociaux et environnementaux.

05/02/2010

Europe Ecologie fait étape à Clermont l'Hérault, et la Salamane n'échappe pas aux critiques de ses candidats


Europe Ecologie dit STOP! à la ZAC de "La Salamane"
envoyé par EuropeEcologieLR. - L'info video en direct.

23/01/2010

Pupilles de l'humanité ou vecteurs d'audience médiatique ?

Elle n'est pas idiote l'idée de Régis Debray de créer un statut de "pupille de l'humanité" pour les nations touchées par des catastrophes naturelles ou humaines (cf. Le Monde du 20 janvier 2010) ; à l'image évidemment des "pupilles de la nation" qui affectent les enfants dont les parents sont morts pour la France à la guerre.

Il s'en dégage néanmoins le sentiment qu'à moins de 100.000 morts et des images passées en boucle à la télé pendant au moins une semaine, ce statut de "pupille de l'humanité" servira surtout à focaliser l'attention du grand public sur des situations qui invitent évidemment à la fraternité, mais qui occulteront tout le reste de la misère humaine subie sur la planète.

Le paludisme tue quelques millions de personnes chaque année (un mort toutes les 30 secondes, dont une majorité d'enfants de moins de 5 ans). La faim est par ailleurs la première cause de mortalité dans le monde : 24.000 personnes meurent de faim chaque jour, c'est à dire une personne toutes les 4 secondes.

Et la faim est tristement accompagnée par l'insalubrité qui est elle aussi l'un des grands facteurs de mortalité dans le monde.

eau_potable.jpg


L'absence d'eau potable, et donc les maladies qui en découlent, tue 1,8 millions d'enfants par an.

Ainsi, les pays riches auxquels fait allusion Régis Debray n'ont pas à se focaliser uniquement sur les quelques foyers catastrophiques que la télévision nous sert à l'heure du repas, non, la détresse humaine est bien plus diffuse et elle nécessiterait que l'ONU (et l'UNICEF) disposent de moyens opérationnels pour l'endiguer.

La solidarité envers les populations les plus exposées à la faim, aux maladies, aux guerres et aux excès de la nature doit faire l'objet d'un programme mondial ambitieux et réaliste. Que les ambassadeurs Clinton et Bush aillent passer une semaine dans un bidonville d'Amérique Latine, d'Inde ou d'Asie, et alors peut-être pourrons-nous adhérer à une démarche de solidarité conduite par l'ONU.