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22/02/2011

Un risque Front National sur le Clermontais le 20 mars prochain ?

Lors de récentes déclarations, Alain Cazorla (Parti Socialiste) et Claude Blaho-Poncé (Gauche Moderne) ont introduit dans la scène électorale locale le spectre du Front National. Mais il ne faut pas faire d'amalgame entre la notoriété croissante d'une Marine Le Pen à l'échelle nationale, surtout sur des sujets tels que l'immigration et la sécurité, et le poids électoral d'un total inconnu dans une élection de proximité comme une cantonale.

Ainsi, Jean-Marie Le Pen avait réalisé 18,24% des suffrages sur notre canton à l'élection présidentielle de 2007. Mais un mois plus tard, la candidate Frontiste à l'élection législative sur la 4ème circonscription, France Jamet, ne faisait plus que 9,63% des suffrages sur notre canton. Ils avaient pourtant la même étiquette et ils promouvaient le même projet politique ... Aux régionales de 2010, c'est justement France Jamet qui conduisait la liste du Front National, et elle a fait 12,2 % sur notre canton (autour de 800 voix).

Bien évidemment, rien ne m'autorise à écarter tout scénario de second tour qui verrait le Front National jouer au trouble fête, mais il me paraît un peu exagéré d'en faire une menace majeure. Au fait, c'est qui ce Julien Ruche ?

Cantonales à Clermont l'Hérault, ils sont six en lice !

Il y quatre candidats à gauche : Michel Capron pour le Parti Communiste (sa suppléante est Nicole Perrot), Myriam Hubert pour le Parti de Gauche (son suppléant est Gérard Saez), Alain Cazorla pour le Parti Socialiste (sa suppléante est Christelle Journet) et le Divers Gauche Bernard Soto (sa suppléante est Paulette Hauchard). Ils sont deux à droite : Marie-Agnès Vailhé Sibertin-Blanc pour l'UMP (son suppléant est Yvan Marcou) et Julien Ruche pour le Front National (sa suppléante est Annie Thévenin).

Il serait bien présomptueux de faire des pronostics à ce stade ; la campagne commence à peine et un premier indicateur sera la participation aux réunions publiques des candidats. Ce que l'on sait par contre, c'est que le canton compte environ 15.000 électeurs et qu'il faut obtenir 12,5% des inscrits pour aller au second tour ; la barre fatidique est donc d'environ 2.000 électeurs. On sait aussi que l'abstention sera très forte, certainement inférieure à 50% des inscrits (et je le regrette). Il y a donc à peu près 7.000 suffrages à partager entre 6 candidats, et seuls ceux qui feront 2.000 voix iront au second tour.

Le mandat de Conseiller général est certainement l'un de ceux qui est le moins connu des français, mais c'est surtout remarquable en milieu urbain. A Montpellier où il y a 10 cantons, personne ne sait vraiment à quel canton appartient tel bout de rue ou tel quartier ... Qui plus est avec la récente réforme des collectivités territoriales, la population est déjà dans la perspective de l'élection du Conseiller territorial pour 2014.

Mais le Conseil général joue un rôle considérable dans les politiques publiques de proximité. Et si on ne veut pas que ses missions deviennent de simples guichets, comme c'était le cas avant les lois de décentralisation de 1982, alors il faut donner à l'assemblée départementale une forte légitimité et un mandat clair pour affirmer les spécificités de notre territoire.

D'autres notes me permettront d'exprimer mon jugement sur cette campagne, il reste encore 5 semaines.

20/02/2011

A un mois des élections cantonales, Alain Cazorla endosse son costume de Président de Communauté de communes pour faire de la politique ...

Etrange coïncidence temporelle, et surprenante prise de position du Conseil Communautaire à propos de la DGH du Lycée de Clermont l'Hérault (cf. article de Midi Libre) ! De quoi s'agit-il en réalité ? Chaque année, l'Education Nationale fixe la Dotation Globale Horaire des établissements du second degré ; c'est le quota d'heures qui leur est attribué pour dispenser les cours, à chaque chef d'établissement ensuite de proposer à son Conseil d'Administration la meilleure répartition possible de ces heures. Il faut alors jongler avec le nombre d'heures qu'effectuent les enseignants et le choix des matières et des options à privilégier. Et depuis quelques années, l'Education Nationale répartit cette charge horaire sur plusieurs établissements scolaires afin de réduire le plus possible les charges de fonctionnement à l'échelle d'une académie. Mais les professeurs et les élèves, eux, ne sont "distribuables" sur plusieurs établissements ! A ce rythme, les collégiens inscrits par exemple à Paulhan iront faire latin et arts plastiques à Pézenas, et l'allemand à Clermont l'Hérault ... Ou alors ils choisiront leurs matières à minima.

Mais que vient faire Cazorla dans cette histoire ? Rappelons quand même que la Communauté de communes n'a aucune compétence en matière de lycée, elle dispose simplement d'un siège à son Conseil d'Administration. Alors que son représentant Henri Sobella s'exprime et mobilise pour que le lycée conserve sa place sur notre territoire, ce serait bien légitime, mais que l'on mette en branle la communauté de communes avec réunion exceptionnelle et manisfestation au rectorat, ça devient limite ...

Parce que par le passé, jamais Alain Cazorla n'a pris de telles initiatives ! L'an dernier, les parents d'élèves et les enseignants du collège de Paulhan ont boycotté leur Conseil d'Administration et on manifesté âprement contre une baisse de leur DGH. Et le Président Cazorla n'a pas mobilité son assemblée communautaire. Récemment, le collège de Clermont l'Hérault a connu des manifestations de parents et d'enseignants pour des questions de sécurité et de sérénité des enseignements dans un établissement aux classes surchargées. Le Président Cazorla n'a pas non plus mobilisé son assemblée communautaire. Et il y a bien d'autres sujets qui n'ont pas non plus suscité cette même mobilisation (la violence à l'occasion des fêtes votives, la délinquance routière, la Salamane, ...).

En tant que membre de l'assemblée communautaire, je refuse d'être instrumentalisé. Nous pouvons manifester notre réprobation face à la casse de notre Education Nationale en tant que citoyen, en tant que parent d'élève, en tant qu'enseignant ou en tant qu'élu local, mais il est très étrange qu'un Etablissement Public de Coopération Intercommunale (EPCI) devienne soudainement un haut lieu d'opposition politique. Mais Alain Cazorla aurait pu mobiliser son Conseil Municipal, lui aussi représenté au CA du lycée ... Ah oui mais il n'y a pas que les habitants de Clermont l'Hérault qui votent les 20 et 27 mars ...

12:50 Publié dans CCC, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cazorla, ccc, cantonales