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02/11/2011

Inquiétant autodafé ou simple bétise ? Inadmissible dans les deux cas !

Faut-il prendre l'incendie des locaux du journal Charlie Hebdo comme le signe d'un dangereux mouvement islamiste qui gangrènerait notre État laïc, ou ne s'agit-il que de quelques excités ? Je n'irai pas jusqu'à y voir un danger pour notre société, mais incendier les locaux d'un journal est un acte inadmissible qu'il faut pûnir sévèrement.

Il en va de même pour la profanation de lieux de culte ou de scépultures. Même si on sait que ce sont des individus isolés, exaltés par une idéologie révoltante et qu'il faut les pûnir, on se garde néanmoins d'en généraliser la portée.

16:41 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

01/11/2011

Vie politique et économie financière, deux tempo antagonistes.

Les discussions en cours entre le Parti Socialiste et Europe Ecologie Les Verts autour du contrat programmatique pour les législatives de 2012, et en l'occurrence sur l'avenir du nucléaire, plombent l'action d'EDF à la bourse de Paris. Dès l'annonce vendredi 28 octobre des premières propositions consensuelles entre les deux formations politiques, à savoir la fermeture des plus anciennes centrales du parc nucléairre français, l'action d'EDF perdait 5,52%. Et elle continuait de perdre de la valeur en ce début de semaine (-2,47% lundi 31 octobre et -2,72% mardi 1er novembre en milieu de journée).

Ce lundi 31 octobre, le 1er ministe Grec Georges Papandréou décidait de soumettre le plan de sauvetage de son pays, tel que décidé par les dirigeants de l'Euroland la semaine dernière, à une double validation. Il sollicite d'abord la confiance du Parlement Grec, mais il soumet aussi le plan et ses conséquences économiques et sociales à un référendum début 2012. Or, cette décision profondément démocratique ne rencontre pas l'enthousiasme des marchés financiers !

A la bourse de Paris, les valeurs financières ont toutes décroché ! A la mi-journée de ce mardi 1er novembre, les actions des sociétés Axa, BNP Paribas, Crédit Agricole et Sociéte Générale perdaient respectivement -10,79%, -9,41%, -10,08% et -13,67%, entraînant le CAC40 à -3,80%. La veille, peu après la déclaration du 1er ministre Grec, ces valeurs étaient aussitôt malmenées sur les marchés (-11%, -9,21%, -10,5% et -13,79% pour un CAC40 à -3,81%). Mais derrière Wall Street et le Down Jones qui perdait quelques points pendant la nuit, les autres places boursières digèrent très mal la décision grecque de consulter la population.

Ces deux exemples d'actualité illustrent le fait que l'action politique a encore de l'influence sur l'économie ! Il reste maintenant aux politiques d'aller plus loin, de ne plus se contenter d'affronter les marchés financiers  mais d'influencer l'économie réelle.

Mais il y a aussi un énorme problème de tempo ! La vie boursière qui ne s'arrête jamais et qui réagit immédiatement à l'actualité mondiale nous entraîne dans une spirale aussi virtuelle que paranoïaque. Une solution, ce serait que les places boursières n'ouvrent qu'un jour par mois ! En effet, pourquoi laisser les marchés financiers spéculer heure par heure alors que l'économie réelle ne varie pas au même rythme ?

27/10/2011

Les écoles privées font débat au sein du conseil communautaire

L'évènement est assez rare pour être souligné, l'assemblée communautaire réunie à Canet le 26 octobre a donné lieu à un clivage politique sur l'aide apportée aux écoles privées. Le contexte de cet épisode mouvementé est l'entrée et le transport des élèves des écoles primaires du territoire au centre aquatique du Clermontais.

Déjà, il faut relever que le vice-président délégué aux finances a du manger son chapeau car il défendait jusque là une gestion responsable du centre aquatique, et il justifiait ainsi la participation des communes pour 50% des frais liés à l'enseignement de la natation pour les écoles (cf. précédente note sur ce sujet). Mais ce mercredi soir, l'assemblée communautaire a suivi les recommandations de la commission des finances, et la communauté assumera donc la totalité de ces frais. Il est vrai que pour 37.000 €, une goutte d'eau pour la communauté des communes mais parfois un sacrifice pour les plus petites communes, la position de principe était difficile à tenir.

Mais le rapport proposé aux conseillers communautaires sur l'accueil et le transport des scolaires au centre aquatique ne donnait pas les mêmes avantages aux enfants des écoles publiques et à ceux des écoles privées. Si l'entrée du centre aquatique était gratuite pour tous, seuls les écoles publiques avaient le transport pris en charge par la communauté des communes. Pour les écoles privées de Clermont l'Hérault, de Canet et d'Aspiran, ce sont les écoles et les communes qui devaient le prendre en charge.

C'est René Ségura, adjoint au maire de Canet qui a plaidé le premier pour que la communauté de communes ne fasse pas de discrimination entre les enfants du public et du privé. Il était rejoint par Claude Revel qui estimait que cette décision relevait de la mesquinerie. Jean-Claude Lacroix précisait d'ailleurs que le coût total du transport des scolaires était de l'ordre de 12.000 à 14.000 €, et que le transport pour les écoles privées ne comptait que pour 3.000 €. Bernard Soto, Maire de Paulhan, rappelait lui la position constante de l'Association des Maires de France ainsi que de l'Association des Maires Ruraux qui est de ne pas favoriser l'école privée au travers de l'intervention financière des communes. Bernard Costes, Maire d'Octon, opposa alors le principe de laïcité auquel il est profondément attaché au symbole que constitue le centre aquatique aux yeux des enfants de toutes les écoles. Les prises de parole furent nombreuses à se succéder, pour ou contre le soutien des collectivités aux écoles privées, et le Président Cazorla a alors été obligé de soumettre au vote des conseillers l'option de mettre oui ou non les écoles publiques et privées sur un même pied d'égalité. 34 conseillers ont voté pour cette égalité de traitement alors que 17 autres s'y opposaient. A noter au passage qu'Alain Cazorla n'a pas pris part au vote ...

Il est important de rappeler que les communes investissent énormément, aux côtés de l'Education Nationale, dans leurs écoles publiques. C'est un engagement commun pour l'école de la République, cet espace d'intégration sociale autant que de transmission de savoirs. Si nous ne voulons pas une éducation à deux vitesses, alors il faut préserver le plus possible l'école publique. Quant à évoquer la discrimination dont seraient victimes les enfants du privé, c'est oublier un peu vite que l'école privée est à la fois révélatrice et génératrice de discrimination sociale.