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20/11/2016

Présidentielle 2017, on touche le fond !

Comme c'est devenu la règle, les journalistes, les chroniqueurs et les sondeurs ont déjà plié l'issue de l'élection présidentielle des 23 avril et 7 mai 2017 : François Fillon sera notre prochain Président. Or, si la mobilisation de 4 millions d'électeurs, de la droite, du centre et de divers horizons est remarquable, je rappelle qu'au premier tour de la présidentielle de 2012, la droite et le centre réunissaient un peu plus de 13 millions de suffrages, et avec 36,5 millions de votants ce jour-là. L'issue de cette primaire ne doit dont pas être interprétée pour autre chose que ce qu'elle est, c'est à dire la désignation d'un(e) candidat(e) d'une formation politique.

Je retiens d'ailleurs que ces primaires ne réussissent pas aux tauliers de ces formations politiques ; après Cécile Duflot arrivée 3ème de la primaire des écologistes, c'est Nicolas Sarkozy qui lui emboîte le pas. C'est un signe clair donné par leurs sympathisants, le rejet de ces « leaders naturels » que les médias enferment dans des débats et des affrontements politiciens. Les français veulent qu'on leur parle vrai, qu'on leur rende des comptes et ils n'hésitent plus désormais à zapper. François Hollande prendra peut-être la mesure de ce comportement nouveau chez les citoyens, pour s'éviter alors l'affront de finir 3ème de la primaire du PS ...

D'un point de vue politique, le résultat de ce premier tour est néanmoins très préoccupant, car le projet que porte François Fillon est à la fois très libéral sur le volet économique et très conservateur sur le plan sociétal ; les laissés pour compte du social-libéralisme de Hollande et Valls n'ont pas là de raison d'attendre des jours meilleurs. Par contre, si Alain Juppé sort du jeu dimanche 27 novembre, c'est Emmanuel Macron qui en serait le principal bénéficiaire. L'annonce prématurée de sa candidature, avant ce premier tour de la primaire de la droite et du centre, avait été jugé comme un coup politique pour affaiblir Alain Juppé ; pas évident que ce soit cette candidature qui ait placé Alain Juppé si loin de François Fillon, mais c'est certain qu'Emmanuel Macron en sort renforcé au centre de l'échiquier politique.

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Mais au-delà de ces quelques remarques à chaud, c'est l'écologie qui sort des écrans radar de la politique française. Non seulement aucun des sept candidats à cette primaire n'en a fait un enjeu prioritaire, aucun des trois débats télévisés n'ont porté sur l'écologie, mais le programme libéral de Fillon s'embarrasse très peu de la préservation de notre biodiversité, d'une reconquête de notre qualité alimentaire, d'une baisse des pollutions et des gaz à effet de serre, de la promotion des énergies renouvelables, de la place des transports en commun et de tout ce qui concoure durablement au mieux vivre ensemble.

Serge Halimi a signé un article très lucide dans le Monde Diplomatique de ce mois de novembre, intitulé « Masochisme électoral » ; la France se lancerait dans des politiques héritées de Margaret Thatcher, alors même que la Grande-Bretagne de Theresa May entreprend un étonnant virage social. Pourquoi ce manque de clairvoyance sur l'avenir de notre planète ? Nos dirigeants ne sont-ils que des marionnettes entre les mains des grands corps d’État et des grands groupes privés ? Il nous reste 6 mois pour ouvrir les yeux de nos concitoyens.

23:53 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

12/11/2016

Poutine à Montpellier et Trump à Béziers, lequel des deux maires ridiculisera-t-il le plus ses administrés ?

Ils sont les maires des deux principales villes du département de l'Hérault, et ils jouent dans la même catégorie, celle de l'outrance en communication politique. Fin octobre, alors que François Hollande avait fait comprendre à son homologue russe qu'il n'était pas le bienvenu à Paris, suite à  l'engagement militaire des russes auprès de Bachar el-Assad dans le siège d'Alep, le maire de Montpellier s'empressait d'inviter Vladimir Poutine dans sa ville. Et Poutine au Clapas, voilà un rendez-vous sans queue ni tête ...

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Mais le maire de Béziers y a peut-être vu là une incitation à la surenchère, car dès l'annonce de l'élection de Donald Trump à la présidence des USA, Robert Ménard l'a invité à venir dans sa ville.

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« Tout ce qui est excessif reste insignifiant » ; cette phrase que l'on prête à Talleyrand insulté par Napoléon, et qu'un Georges Frêche ressassait souvent, est adaptée aux postures altières de ces petits barons de province. Les citoyens de Montpellier comme de Béziers méritent mieux que cette inflation de petites phrases et de provocations très médiatisées. Mais cette communication exacerbée ne sert-elle pas uniquement à nous détourner du fond des dossiers municipaux ? Robert Ménard comme Philippe Saurel seront bientôt à mi-mandat, l'occasion de nous montrer ce qu'ils ont fait pour leur ville en trois ans ... et là, ça ne tiendra pas dans un tweet.

11/11/2016

Yannick JADOT, le candidat de l'écologie politique à la présidentielle de 2017

Je n'ai pas encore eu l'occasion de le dire, mais je me réjouis bien évidemment de la désignation de Yannick Jadot comme candidat écologiste à l'élection présidentielle des 23 avril et 7 mai 2017.

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Yannick Jadot a 49 ans et il est député européen depuis 2009. Auparavant, il était engagé dans le secteur associatif avec de nombreuses missions sur des actions internationales et sur l'environnement. Sa formation en économie à Paris-Dauphine l'a conduit à travailler au sein d'ONG de solidarité internationale. Ce bref CV décrit un homme politique qui n'est pas issu du sérail, et il s'y ajoute aussi une distance relative vis à vis des structures politiques classiques ; c'est un élu militant, un homme de terrain.

Le bilan que nous tirons du mandat 2012-2017 de François Hollande est avant tout un renoncement à ses engagements de campagne, et le non respect de l'accord de mandature signé entre le PS et EELV. Et ce n'est pas le déni d'un accord politique qui nous heurte, mais c'est que cinq années ont été perdues pour aller vers la transition écologique de notre société.

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Alors si Yannick Jadot a dit qu'il n'y aura pas de président écolo élu en mai 2017, il compte néanmoins peser dans le débat d'idées et faire de sa campagne un tremplin vers d'autres rendez-vous démocratiques. La prochaine étape est d'aller chercher quelques centaines de parrainages auprès des maires ; et c'est là une action que je vais entreprendre dans les prochains jours auprès de tous les élus du Cœur d'Hérault, et de l'Hérault en général.

Nous le constatons, il n'y a pas d'action publique en faveur de l'écologie tant qu'il n'y a pas de ministre, de parlementaire ou de groupe d'élus locaux qui puisse peser au sein des instances où ils siègent ; alors voter au printemps prochain pour le candidat écolo Yannick Jadot est un choix qui s'inscrit dans la même urgence.

22:34 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)