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20/07/2012

"Mieux vaut prévenir que guérir", cela vaut aussi en macro-économie !

Les ministres Fleur Pellerin aujourd'hui à Montpellier et Arnaud Montebourg cette semaine ont affirmé haut et fort que le gouvernement n'accepte pas les décisions de Sanofi et de PSA de fermer des unités et donc de procéder à une importante baisse d'effectif. Mais outre la déception collective de voir nos secteurs industriels en mauvaise santé, est-ce que ces ministres ont vraiment raison de s'exprimer ainsi ?

De façon factuelle, et s'agissant d'entreprises privées, le gouvernement ne dispose d'aucun levier pour influer sur le cours des évènements. Des mécanismes conjoncturels comme la prime à la casse permettent de dynamiser temporairement un secteur économique, et pas toujours sans effets colatéraux indésirables, mais ça s'arrête là ! Et de venir dire sur les plateaux de télé et dans la presse que le gouvernement mettra tout en oeuvre pour que ces entreprises qui présentent des plans sociaux y renoncent, c'est surtout donner de faux espoirs aux salariés concernés.

Or, cela fait des décennies que les gouvernements successifs affirment qu'ils feront tout pour empêcher des faillites industrielles ; cela a commencé avec le charbon, et puis il y eu le textile mais aussi la sidérurgie, la construction navale, l'électro-ménager, l'automobile, etc. Et à chaque fois qu'un secteur industriel tombe à cause de la mondialisation et du capitalisme financier, les politiques viennent au chevet du malade en lui prodiguant des saignées salvatrices comme au temps de Molière.

Ce qu'il faut désormais, c'est de l'anticipation. Et loin de vouloir planifier le développement économique comme cela se faisait il y a quelques dizaines d'années, il faut fournir aux entrepreneurs de demain le socle technologique, social, administratif et financier qui leur permettra de faire naître et prospérer de nouveaux secteurs économiques. Ca demande évidemment un peu plus d'audace que de miser sur les gaz de schiste pour baisser les coûts de production de l'industrie chimique et pour remettre les voitures et les camions au coeur de notre développement.

Et finalement, plutôt que d'avoir un ministre du redressement productif, il vaudrait mieux avoir un ministre du Plan. Le dernier ministre du Plan a été Jean Arthuis en 1995, et on remarque d'ailleurs que le Plan est un ministère qui apparaît et disparaît au grè de la conjoncture économique ...

Europe Ecologie Les Verts à l'heure de la mue politique ...

Avec ses 18 députés et ses 2 ministres qui participent depuis quelques semaines à la majorité du Président de la République, beaucoup de militants écologistes ont le sentiment que leur mouvement leur échappe, qu'il s'ancre de plus en plus dans une position d'allié du pouvoir. En même temps, le Front de gauche profite de cette période de creux pour titiller les militants écologistes (contre le traité de gouvernance budgétaire, contre le retour des permis d'explorer les gaz de schiste, ...).

Alors y aurait-t-il d'un côté un parti politique opportuniste et de l'autre des mouvements plus radicaux qui revendiquent un vrai changement de modèle de développement ? C'est ce que beaucoup de monde voudrait faire croire, mais il ne tient qu'aux responsables d'EELV de démontrer le contraire.

Il est évident que les mandats obtenus par les écologistes en mai et juin 2012 sont l'issue d'un long processus de reconstruction du mouvement écologiste, et ça démarre en 2008 avec Europe Ecologie dans la perspective des élections européennes de juin 2009. Désormais, tous nos députés, sénateurs, ministres et élus locaux doivent permettre aux adhérents et aux coopérateurs d'EELV de rebondir. Et les élections municipales de 2014 doivent mobiliser tout le monde, dans la même ambition collective.

Non, EELV n'est pas devenu un parti de notables, une forme de PRG Vert à la remorque du PS. Et les récentes prises de position de nos sénateurs et députés témoignent de leur liberté d'action. Si Monsieur Montebourg ou Madame Batho envisage d'autoriser l'exploration de gaz de schiste, alors il/elle aura les élus et les militants écologistes contre lui/elle. Si Monsieur Ayrault persiste à réaliser un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes, alors il aura les élus et les militants écologistes contre lui. Etc.

Mais il est urgent que les adhérents et coopérateurs d'EELV cessent de se défier de leurs élus, et en même temps que les élus n'occultent pas la capacité d'indignation des militants. Depuis plus de 20 ans, les Verts puis EELV s'est illustré par son effervescence, à la limite de l'ingérable. Cécile Duflot a su y mettre fin et elle a conduit le parti à la situation de 2012, et pas sans reproches, mais il faut maintenant redonner du souffle au parti EELV et à sa coopérative de l'écologie politique.

Rendez-vous du 22 au 24 août à Poitiers pour des journées d'été plaçées sous le signe de la mue politique d'EELV.

01:09 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

14/07/2012

Hu Jintao et Vladimir Poutine sont à vomir :=(

Le 14 juillet, la révolution ... Mais la révolution en Syrie, c'est une répression qui dure depuis plus d'un an et qui a fait des milliers de morts, des femmes et des enfants !

Qu'une caste dirigeante veuille se maintenir au pouvoir, c'est normal. En France aussi, en 1789, la population a pris les armes et la poudre pour mettre à bas la royauté. Par contre, que les dirigeants de deux grandes puissances mondiales qui pérorent dans les sommets internationaux soutiennent les dirigeants Syriens, c'est une honte impardonnable. Les peuples Chinois et Russe sont-ils suffisamment informés des positions de leurs Présidents respectifs ?

Hu Jintao et V. Poutine

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a déclaré que l'inaptitude du Conseil de sécurité de l'ONU à faire pression sur le président Syrien Bachar Al-Assad équivalait à lui octroyer "un permis de massacrer". Or, ce sont la Chine et la Russie qui abusent de leur droit de véto pour paralyser l'action internationale.

Alors quelles armes reste-t-il aux citoyens du monde pour exercer la pression qui fera plier la Chine et la Russie ? Peut-être de simples rétorsions économiques, chacun à son niveau, mais aussi en inondant la toile de messages de réprobation qui réveilleront les consciences de ces deux nations qui peinent à sortir du moule communiste.

Sans ces soutiens indéfectibles, et qui vont même jusqu'à fournir des armes à l'armée Syrienne, le Président Al-Assad aurait fui son pays depuis longtemps. Là, V. Poutine et Hu Jintao entretiennent une situation dont nous connaissons tous déjà l'issue, seule son échéance est retardée. Il faut espérer que Bachar Al-Assad et ses affidés soient un jour prochain jugés pour leurs crimes devant une cour pénale internationale, et que leurs amis chinois et russes seront eux aussi appelés à répondre de leur complicité coupable.