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23/07/2012

Le transport à la demande ... à Clermont l'Hérault :=(

Cela fait 8 ans que le Conseil général a lancé le projet Valcordia en vue d'une opération d'aménagement multipolaire sur le centre du Coeur d'Hérault ; la Communauté de Communes du Clermontais avait participé activement en 2005 à un comité de pilotage (avec le Département, la Communauté de communes de la Vallée de l'Hérault et les bourgs-centre de Gignac, Saint-André de Sangonis, Clermont l'Hérault et Paulhan) qui avait défini les orientations retenues à l'horizon 2015-2025. Et la multi-modarité des transports est l'un des points forts de ce projet Valcordia avec des infrastructures à développer dans chacun des bourgs-centre. Aujourd'hui, seule la commune de Gignac est vraiment au travail sur ce dossier avec un projet de bus à haut niveau de service vers Montpellier.

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Lors des ateliers de concertation de l'Agenda 21 de la Communauté de Communes du Clermontais, l'atelier qui se tenait à Aspiran le 19 mai 2011 avait mis en avant la nécessité de mettre en place sur le territoire un réseau de navettes ou de transport à la demande, ceci afin de désenclaver les villages autour de Clermont l'Hérault et de Paulhan tout en évitant le recours systématique à la voiture individuelle.

Aussi, l'information fournie par Midi Libre que dès septembre 2012 un service de transport à la demande se mettrait en place sur la commune de Clermont l'Hérault est une bonne nouvelle. C'est à l'évidence un premier pas du Maire de Clermont l'Hérault, Alain Cazorla, pour amorcer le réseau intercommunal que le Président de la Communauté de Commune, Alain Cazorla, s'est engagé à étudié dans le cadre de son Agenda 21 et pour inscrire enfin le territoire du centre du Coeur d'Hérault dans les réalisations du projet Valcordia dont le Conseiller général, Alain Cazorla, est l'un des ardents promoteurs.

La principale vertu que présentent les défenseurs du cumul des mandats, c'est justement de pouvoir mutualiser des actions qui relèvent de différents niveaux d'administration territoriale, ce fameux ancrage local que les parlementaires revendiquent souvent. Là, le projet Valcordia était une initiative intéressante, ambitieuse et visionnaire, mais elle ne se résume sur le Clermontais qu'à un simple projet local de transport à la demande sur la commune "locomotive" du territoire ... Ah oui, c'est certainement la mise en pratique du "Penser global et agir local" ;-)

21/07/2012

Serge Orru à la niaque !

Serge Orru est une personnalité controversée, et essentiellement au sein du WWF. Son ambition politique était peut-être de devenir député écologiste, et il s'apprêterait à rejoindre Delphine Batho au Ministère de l'écologie.

Néanmoins, son caractère fonceur se retrouve dans cet article du Nouvel Observateur où il défent un "compromis historique entre syndicalistes et écologistes" autour d'une nouvelle conception du progrès industriel. Ses articles sur le site de Terra éco sont percutants.

A lire : "Lançons une relance écologique avec les syndicats", article du Nouvel Obs sur Serge Orru.

Et il dit beaucoup mieux que moi ce que j'écrivais dans la note précédente ;-)

20/07/2012

"Mieux vaut prévenir que guérir", cela vaut aussi en macro-économie !

Les ministres Fleur Pellerin aujourd'hui à Montpellier et Arnaud Montebourg cette semaine ont affirmé haut et fort que le gouvernement n'accepte pas les décisions de Sanofi et de PSA de fermer des unités et donc de procéder à une importante baisse d'effectif. Mais outre la déception collective de voir nos secteurs industriels en mauvaise santé, est-ce que ces ministres ont vraiment raison de s'exprimer ainsi ?

De façon factuelle, et s'agissant d'entreprises privées, le gouvernement ne dispose d'aucun levier pour influer sur le cours des évènements. Des mécanismes conjoncturels comme la prime à la casse permettent de dynamiser temporairement un secteur économique, et pas toujours sans effets colatéraux indésirables, mais ça s'arrête là ! Et de venir dire sur les plateaux de télé et dans la presse que le gouvernement mettra tout en oeuvre pour que ces entreprises qui présentent des plans sociaux y renoncent, c'est surtout donner de faux espoirs aux salariés concernés.

Or, cela fait des décennies que les gouvernements successifs affirment qu'ils feront tout pour empêcher des faillites industrielles ; cela a commencé avec le charbon, et puis il y eu le textile mais aussi la sidérurgie, la construction navale, l'électro-ménager, l'automobile, etc. Et à chaque fois qu'un secteur industriel tombe à cause de la mondialisation et du capitalisme financier, les politiques viennent au chevet du malade en lui prodiguant des saignées salvatrices comme au temps de Molière.

Ce qu'il faut désormais, c'est de l'anticipation. Et loin de vouloir planifier le développement économique comme cela se faisait il y a quelques dizaines d'années, il faut fournir aux entrepreneurs de demain le socle technologique, social, administratif et financier qui leur permettra de faire naître et prospérer de nouveaux secteurs économiques. Ca demande évidemment un peu plus d'audace que de miser sur les gaz de schiste pour baisser les coûts de production de l'industrie chimique et pour remettre les voitures et les camions au coeur de notre développement.

Et finalement, plutôt que d'avoir un ministre du redressement productif, il vaudrait mieux avoir un ministre du Plan. Le dernier ministre du Plan a été Jean Arthuis en 1995, et on remarque d'ailleurs que le Plan est un ministère qui apparaît et disparaît au grè de la conjoncture économique ...