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25/01/2018

Paulhan clôture ses deux budgets annexes de l'eau et de l'assainissement en quatre lignes d'une improbable délibération ...

Étonnante délibération en dernier point de l'ordre du jour du conseil municipal ce jeudi soir à Paulhan, la clôture des budgets annexes de l'eau et de l'assainissement ... en quelques lignes assez indigentes.

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Je rappelle que pour clôturer un budget il faut au moins en avoir arrêté les comptes ! Il faut que le compte de gestion du trésorier corresponde au compte administratif de l'ordonnateur, il faut que le maire présente et défende ce compte administratif en conseil municipal, et puis il faut que la délibération de clôture qui vient ensuite précise l'affectation des résultats en fonctionnement et en investissement vers le budget principal de la commune. Et puis comme il y a deux budgets annexes, il faut nécessairement deux délibérations.

Alors pourquoi clôturer ainsi ces budgets annexes en 4 lignes ?

L'explication de la maire-adjointe aux finances était plutôt piteuse : « Suite au vote d'un protocole financier entre la Communauté de communes et ses communes membres, pour financer les nouveaux budgets intercommunaux de l'eau et de l'assainissement, le trésorier aurait écrit à toutes les communes du Clermontais pour leur demander de délibérer pour clôturer leurs budgets annexes  ... ».

Et sans réfléchir qu'un compte clôturé ne peut plus ensuite faire l'objet d'un arrêté comptable puis d'un débat en assemblée pour voter pour ou contre son compte administratif, la municipalité de Paulhan s'est exécutée le doigt sur la couture du pantalon ... juste à la demande du trésorier. C'est tout le contraire de que l'on apprend sur les bancs du CNFPT à propos des finances locales, et en l'occurrence la séparation stricte entre l'ordonnateur et le payeur. L'ordonnateur, le maire d'une commune par exemple, ordonnance les dépenses (par mandat de paiement) et les recettes (par émission de titres). Le payeur (trésorier comptable) gère la trésorerie de la commune, c'est lui qui manie les fonds publics pour assurer les paiements et les recouvrements émis par le maire. Et le comble ici, c'est quand même que le receveur municipal qui demande à la mairie de clôturer ces deux budgets annexes n'en a même pas encore arrêté les comptes de gestion !

Et puis quel rapport entre le protocole financier et la clôture de ces deux budgets annexes ? Ah si, le transfert des compétences Eau & Assainissement au 1er janvier 2018 ; mais ce n'est là que le fait générateur de deux évènements indépendants. Comme je le disais ce soir en conseil, si je dis que je mets du chauffage chez moi parce qu'il fait froid dehors, et qu'en même temps je dis que j'ai un rhume parce qu'il fait froid dehors, chacun comprends bien que ce n'est parce que j'ai mis du chauffage chez moi que j'ai un rhume ...

Alors Mme Arnaud rétorqua bien « qu'il ne s'agit pas ici de clôturer formellement ces deux budgets annexes, juste de dire que c'est une intention ... ». Là, on s'enfonçait complètement dans le bizarre :=(

23:16 Publié dans CCC, Paulhan | Lien permanent | Commentaires (0)

16/01/2018

Ateliers municipaux de Paulhan - Rectificatif budgétaire

Je me soumets très volontiers à l'exercice de transparence auquel m'a invité Pierrette Arnaud-Poncy ce soir en commission des finances ; et l'objet de son désaccord portait sur les propos que je tenais dans une précédente note, sur les subventions des ateliers municipaux dans la section d'investissement de la commune, à savoir que selon elle les subventions cumulées de l’État et de la Région n'étaient pas inscrites toutes les deux au budget 2017. Je rappelle mes propos : « Et c'est d'ailleurs sur cette base-là que le budget 2017 de la commune avait été voté, des subventions de l’État et de la Région, chacune à hauteur de 254 320 € ayant été inscrites en recettes d'investissement ».

Je reconnais une erreur de ma part, car ce n'est pas de la Région dont il s'agissait, mais du Conseil départemental dont nous attendions 255 000 €. Et c'est ce montant là précisément qui était dans le budget 2017 (cf. détail de l'opération 82 au budget primitif 2017). Alors ai-je écrit des bêtises dans cette précédente note ?

Il faut préciser aux administrés de Paulhan, et à tous les lecteurs de cette note, qu'avant que cette opération 82 n'arrive en Conseil municipal pour être votée dans un budget primitif, elle a fait l'objet de discussions en commission des finances. Et s'agissant d'une opération inscrite sur plusieurs exercices budgétaires, personne ne peut douter que la commission des finances aborde les impacts budgétaires d'une telle opération en ne s'arrêtant pas à un unique exercice budgétaire.

En effet, en commission des finances, nous nous sommes fixés sur les ateliers municipaux qu'ils allaient coûter 337 216 € en 2017, mais sur un prévisionnel total de 724 432 € sur 2017 et 2018, et qu'il y avait en recette d'investissement 255 000 € en 2017, mais un prévisionnel  total de 510 000 € sur deux ans. Il y a donc ce qui s'est dit dans les premiers mois de 2017 au sein de la commission des finances, et puis la partie visible, votée en Conseil municipal et publiée pour le public.

Comme je le disais ce soir en commission des finances, où nous discutions de demandes de subvention pour d'autres investissements, une inflation de demandes de subvention finit par ancrer l'idée qu'un projet ne va pas coûter à la mairie plus de 20% de son coût final. Et puis c'est formalisé dans les documents de travail de la commission des finances, jusqu'à ce que le rideau se lève.

Or, pour pallier cette vision tronquée des prévisions budgétaires, je plaide depuis longtemps pour que les opérations d'investissement pluriannuelles (voirie, chemins ruraux, cimetière, bibliothèque, ateliers municipaux, ...) fassent l'objet d'autorisations de programme (AP) votées par le Conseil municipal, et que chaque année au budget nous votions des crédits de paiement (CP) pour réaliser ces investissements. Car le vote du budget doit être « sincère », et on ne démarre pas un chantier une année sans savoir si on pourra continuer de le financer les années suivantes ; les AP/CP y contribuent grandement !

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Je m'étais engagé ce soir auprès de notre maire-adjointe déléguée aux finances à apporter un démenti à mes propos ; je me résous plutôt à un correctif éclairé. Et nous aurons en janvier des réunions de la commission des finances pour le budget 2018, avec plus aucune recette à mettre en face des dépenses pour les ateliers ... contrairement à ce qui était prévu :=(

Pour mémo, dans le budget 2014 voté par l'équipe municipale de Bernard Soto, nous avions conditionné tout investissement sur de nouveaux ateliers municipaux à la vente des ateliers actuels, mis en vente autour de 200 k€, et avec des subventions assurées pour que cela soit une opération blanche. Là, j'avoue ne même pas savoir si ces anciens ateliers sont toujours à la vente ...

23/12/2017

Ateliers municipaux de Paulhan - Pourquoi construire plus petit que l'existant ?

Le terrain d'assise des nouveaux ateliers municipaux (AH818) couvre une surface d'environ 4 500 m2, quatre fois plus que la surface des ateliers actuels dont la parcelle AB10 ne couvre qu'à peine 1 000 m2. Mais alors que le foncier disponible permettait de construire en grand, les futurs ateliers ne feront que 253 m2 alors que ceux de la rue Raspail font 350 m2 ... Et on a déjà écrit que les portes ne permettent pas de rentrer un véhicule :=(

Alors pourquoi mettre près de 800 000 € dans un bâtiment plus petit que celui qui existe ?

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En novembre 2015, nous délibérions pour des demandes de subvention, le projet présenté étant chiffré (honoraires compris) à 928 200 € TTC, avec une quote-part mairie de 154 700 € HT. En novembre 2016, nous délibérions de nouveau pour les mêmes demandes de subvention, et le projet était chiffré (honoraires compris) à 762 960 € TTC, et la quote-part mairie tombait à 127 160 € HT. Et c'est d'ailleurs sur cette base-là que le budget 2017 de la commune avait été voté, des subventions de l’État et de la Région, chacune à hauteur de 254 320 € ayant été inscrites en recettes d'investissement.

Il va sans dire qu'en 2018 nous voterons contre le compte administratif 2017 qui fera apparaître une quote-part mairie bien plus importante : 405 548 € TTC sur le marché de construction (dont il faudra déduire 15% de FCTVA en 2019), plus 70 486 € TTC d'honoraires.

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