Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

15/04/2014

Conseil municipal du jeudi 17 avril 2014

Ordre du jour, procès-verbal de la séance du 28 mars et note de synthèse pour la séance de ce jeudi sont téléchargables sur le site : http://paulhanavenir.blogs.midilibre.com/

14:26 Publié dans Paulhan | Lien permanent | Commentaires (0)

03/04/2014

La démocratie municipale, une réalité républicaine.

Démocratiquement éliminés du premier tour des municipales le 23 mars, puis démocratiquement installés dans la minorité municipale le 28 mars, je dois dire que dès l'annonce des résultats de l'élection j'ai assimilé notre nouvelle position au sein de l'équipe municipale. Si notre défaite a été une surprise, je m'y étais préparé tout ce dimanche 23 mars ; les électeurs n'avaient pas à notre égard l'attention habituelle, la participation n'était pas exceptionnelle et les cent premières enveloppes dépouillées peu après 18h ont anéanti tout espoir de repartir pour un nouveau mandat dans la majorité.

Logo_Paulhan_Avenir_1.JPG

C'est évidemment une frustration que de ne pas pouvoir réaliser nos projets, et nous n'en manquions pas ; par exemple sur l'urbanisme dont j'avais la délégation. Mais la démocratie municipale offre une compensation, celle de distinguer le projet de mandat de l'intérêt général de la commune.

Au sein du Conseil municipal, notre groupe compte quatre conseillers municipaux ; le groupe majoritaire en compte vingt et un, et la troisième liste en a deux. Dans ce nouveau contexte, la majorité a une obligation démocratique, celle de réaliser le projet pour lequel elle a été élue. Et contrairement à ce que j'entends ici et là, il n'est pas possible de dire pendant des semaines de campagne électorale qu'une liste a des capacités en son sein, qu'elle donnera de l'énergie une fois élue et qu'elle mettra en oeuvre toutes les propositions faites aux citoyens, et puis venir demander à ceux qui ont été battus de travailler avec eux. Oui, notre équipe compte trois conseillers sortants sur quatre, dont un maire-adjoint sortant. Oui, notre expérience de 6 ans de mandat est un facteur de réussite pour gérer une mairie. Oui, nous avons des compétences exploitables pour des missions municipales. Mais les électeurs ne nous ont pas choisi, ils ont choisi les candidats qui composent aujourd'hui le groupe majoritaire.

Néanmoins, je ne résume pas cet exercice démocratique à une majorité et à une minorité qui s'opposent systématiquement. Oui, sur moults projets de l'équipe majoritaire que nous avons combattus pendant la campagne, il n'est pas possible de les soutenir aujourd'hui. Echanger deux hectares de terrains municipaux en zone urbaine contre une cave coopérative pour en faire un équipement culturel ? Non. Agrandir la bibliothèque à l'étage alors que nous proposions de la déplacer pour en faire une médiathèque ? Non. Rendre aux halles des produits régionaux sa vocation commerciale (avec des petits commerces en rez-de-chaussée) contre l'avis de la CCI de Montpellier ? Non. Créer une association appelée Office Municipal des Sports pour gérer les équipements sportifs de la commune vis à vis des clubs et des associations ? Non. Ces projets, et d'autres, présentés pendant la campagne seront peut-être votés par le Conseil municipal, mais nous ne les voterons pas.

Par contre, il y a toutes les actions qui relèvent de l'intérêt général de la commune et auxquelles nous participerons. Un exemple, le Plan Communal de Sauvegarde (PCS) qui va nécessiter un exercice de simulation pour les nouveaux élus ; nous y participerons avec motivation, car le jour où il y aura vraiment une catastrophe alors il vaudrait mieux que chacun collabore efficacement aux actions de mise en sécurité. Il en va de même pour les incivilités et pour les dégradations commises sur les biens, nous serons autour de la table et sur le terrain avec la municipalité pour que la vie dans le village reste agréable à tous. Ensuite, pour tous les dossiers qui nous seront présentés en commission municipale, sur les finances, sur le sport, sur la culture, sur l'urbanisme, sur l'environnement, ... nous apporterons des contributions, nous ferons des commentaires et nous prendrons en compte l'intérêt supérieur du village pour justifier nos positions.

Et puis un groupe minoritaire est aussi là pour assurer une forme de vigilance démocratique. Il est sain que le pouvoir en place soit contrôlé, c'est même pour lui une forme d'assurance. Car quelle reconnaissance pour l'équipe aux commandes d'une mairie que sa minorité au Conseil municipal lui accorde son satisfecit ! En tous cas, c'est notre philosophie : contribuer aux débats en commission, servir l'intérêt général de la commune et veiller à la bonne gouvernance de la municipalité. C'est cet état d'esprit qui prédomine de part et d'autre, quelques jours après la mise en place des nouveaux élus, et souhaitons tous que cela dure le plus longtemps possible.

Je n'oublie pas l'alternance qui est un autre bénéfice de la démocratie ; il est sain là aussi de passer la main et de revenir sur les fondamentaux. Notre échec a été de ne plus sentir la respiration du village, trop pris par les dossiers, trop persuadés que nos choix étaient les meilleurs et trompés aussi par une relation aux citoyens où la politesse occulte souvent les ressentiments. Il faut profiter d'une cure d'opposition pour reprendre le vrai contact ; et de ne plus être aux affaires nous en laisse le temps. Car c'est le temps qui manque quand l'exercice de mandats et de délégations multiples nous éloigne des exigences de nos voisins, de nos amis et de nos concitoyens.

Enfin, j'ai une activité politique qui me donnera d'autres défis à relever. Il y a déjà les européennes le 25 mai, les sénatoriales en septembre de cette année, et puis les cantonales et les régionales en mars 2015 (dans moins d'un an). Autant d'occasions pour exprimer des idées, pour défendre des projets politiques et finalement faire en sorte que nos enfants aient encore demain une planète pour y vivre aussi bien que nous aujourd'hui.

25/03/2014

Election municipale au village, la démocratie y exprime un attachement profond à la ruralité

Le premier tour des municipales à Paulhan a durement sanctionné le maire sortant, éliminé avec 32,52% des voix. Malgré un très bon bilan du mandat écoulé, malgré une nouvelle équipe aux multiples capacités, malgré un projet ambitieux pour la période 2014-2020 et malgré une campagne tonique, le processus s'est démocratiquement enrayé sur le facteur "village". Paulhan n'est pas une grande ville comme Sète ou Montpellier, avec l'exigence des électeurs que leurs élus aient la technicité suffisante pour gérer le développement de leur commune. A Paulhan, l'information locale se relève dans les associations, dans les commerces, sur les places du village, à la sortie des écoles, ... Qu'importe d'ailleurs que l'information soit bonne ou mauvaise, le canal utilisé prime sur le contenu du message.

Il s'y ajoute, comme à l'échelle nationale, un rejet des partis politiques ; et cela s'exprime dans l'abstention et dans le vote Front National. Aussi, les soutiens très visibles de personnalités politiques de l'Hérault ont certainement ajouté au sentiment d'excès de politique, d'éloignement des candidats vis à vis des vraies préoccupations des citoyens.

En 2008, la liste de Bernard Soto était élue au premier tour, avec 930 voix de moyenne sur 1731 suffrages exprimés, et sur un total de 2410 électeurs inscrits (25% d'abstention). Ce 23 mars 2014, la nouvelle liste de Bernard Soto n'obtient que 599 voix sur 1842 suffrages exprimés et sur un total de 2759 électeurs inscrits (32% d'abstention). Alors que s'est-il passé en 6 ans ?

Personnellement, je pense que l'équipe municipale sortante était trop dans ses dossiers, mais pas assez souvent au contact de ses administrés sur la voie publique. Or, si c'est très important de bien connaître ses dossiers pour faire aboutir la construction d'un nouveau groupe scolaire, pour améliorer le fonctionnement d'une station d'épuration, pour dérouler la programmation culturelle, pour traiter dans l'intérêt de tous les projets d'aménagement urbain, ... ça ne se voit pas ! Par contre, un trottoir défoncé ou des mauvaises herbes qui poussent au cimetière, ça fait le tour du village.

Paulhan est un village, c'est mon principal enseignement de cette élection. Et les électeurs tiennent à cette dimension "village" ainsi qu'aux habitudes d'une vie quotidienne rurale. C'est aussi, et il s'agit là d'un leitmotiv sur mon blog, le caractère très conservateur de la démocratie française. Les électeurs expriment dans les urnes leur attachement à tout ce qui constitue leur quotidien ; et c'est peut-être le spectre de changer de modèle qui fait de notre pays le plus gros consommateur mondial d'anxiolytiques !

Et c'est certainement la progression de l'intercommunalité qui accompagne le mieux ce souci de garder au village ce qui fait sa culture au quotidien (cérémonies, compétitions sportives, spectacles, écoles, cadre et qualité de vie) ; les compétences les plus techniques sont transférées à la communauté de communes, quand les tâches plus courantes restent à l'échelle de proximité de la commune. C'est peut-être cette dichotomie qui facilitera le travail des parlementaires dans le chantier de l'Acte III de la décentralisation.

A noter hier une tâche dans cette campagne qui s'était déroulée très sereinement, ce tag dessiné sur les panneaux électoraux de la mairie :

Tag_panneaux.jpg

Pour ma part, je reste conseiller municipal ainsi que conseiller communautaire ; je tiens à remercier mes colistiers qui ont démissionné aujourd'hui pour me laisser occuper ces mandats (Bernard Soto, Mohamed Nougoum et José Gasquez). Notre petit groupe d'opposition au conseil municipal agira pour l'intérêt général de Paulhan ; je siègerai aux côtés d'Aleksandra Djurovic, d'Agnès Audemar et de Fabienne Herredia.