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23/02/2014

Gare de Paulhan : Alain Cazorla fait volte-face :=(

C'est à l'occasion du vote du budget 2013 que j'étais intervenu en Assemblée Communautaire pour dénoncer le "deux poids et deux mesures" à propos de l'avenir des gares de Clermont l'Hérault et de Paulhan. La SNCF avait mis ces deux gares à la vente et la Communauté de communes se portait acquéreur de la seule gare de Clermont l'Hérault ...

Le 24 mars 2013, je m'interrogeais sur cette "exception Clermontaise" ; cf. note sur le blog ecopol34.
Le 2 avril 2013, suite au Conseil Communautaire, j'exprimais la tenacité qui serait celle des élus de Paulhan ; cf. note sur le blog ecopol34.
Le 18 septembre 2013, l'Assemblée communautaire votait à l'unanimité l'acquisition de la gare de Paulhan pour un montant de 183 000 €, mais avec une aide financière de 50% de la part du Conseil général à condition que cette gare soit dédiée à du logement social. Cf. délibération de la CCC.

Mais patatras, nous apprenions il y a quelques jours que la Communauté de communes représentée par son Président Alain Carzorla avait finalement renoncée à cette acquisition. Le motif officiel était que la gare de Paulhan contenait des canalisations en plomb, de l'amiante et qu'il fallait reloger deux locataires pendant les travaux. Il faut noter au passage que la gare de Clermont l'Hérault, qui a le même âge que celle de Paulhan, contient elle aussi du plomb et de l'amiante ...

Mercredi 19 février en Assemblée communautaire, j'ai donc interpellé le Président Cazorla après que Jean-Claude Lacroix ait annoncé que l'opération d'acquisition des gares était budgétairement close, cette opération se limitant à l'achat de la gare de Clermont l'Hérault. Pour la commune de Paulhan, c'est un déni de solidarité communautaire, surtout que la Communauté de communes dispose d'une capacité financière bien plus importante que la commune de Paulhan pour lancer une opération de logement social dans une ancienne gare ...

Alain Cazorla n'a pas apporté d'explication plus satisfaisante. Le maire de Paulhan, Bernard Soto, a ensuite pris la parole pour expliquer que la commune de Paulhan ne pouvait pas laisser la SNCF vendre la gare à n'importe quel aménageur. Bernard Soto avait contacté les jours précédents Michel Gaudy (vice-président du Conseil général délégué aux finances) ainsi que le Président Vézinhet pour que l'aide de 50% accordée par le Département à la Communauté de communes pour l'achat de la gare de Paulhan puisse être transférée à la commune. Et cette demande a été satisfaite.

Le Conseil municipal de Paulhan aura donc à son ordre du jour du 4 mars 2014 une délibération pour que la commune acquière la gare de Paulhan. Cette gare fera l'objet d'un aménagement pour être réhabilitée et pour proposer du logement locatif aidé.

17:25 Publié dans CCC, Paulhan | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gare

25/01/2014

Municipales à Paulhan, une équipe renouvelée se présentera au suffrage des 23 et 30 mars 2014

Nous sommes à deux mois du premier tour des élections municipales, et c'est une énorme satisfaction que de pouvoir présenter aux Paulhanaises et aux Paulhanais une liste composée d'élus sortants et de nouveaux candidats qui apporteront leur virginité politique et donc un indispensable enthousiasme.

Cette liste sera conduite par Bernard Soto, Maire sortant. Bernard Soto réussit une fois de plus à reconduire l'équipe sortante sans aucune dissension. Et quand on voit comment cela se passe dans certaines grandes villes voisines, il faut se rendre à l'évidence que c'est un mode de gouvernance participatif et respectueux de la pluralité du Conseil qui conduit une équipe sortante à vouloir poursuivre ensemble un travail de longue haleine.

J'en veux personnellement pour preuve la liberté qui m'a été donnée de m'exprimer dans les dossiers intercommunaux. Et pas seulement pour résister au projet de la Salamane, j'ai aussi représenté ma commune de Paulhan sur des dossiers aussi importants que le Plan Local de l'Habitat, la Charte du Pays Coeur d'Hérault, le SCOT des Communautés de communes du Clermontais et de la Vallée de l'Hérault, le Plan Climat Energie Territoire du Coeur d'Hérault, etc.

Notre équipe est bouclée depuis le début de l'année, et de nombreux ateliers se déroulent chaque semaine. Après l'exposé du bilan de mandat en réunion publique, les colistiers iront confronter nos axes programmatiques avec les citoyens de Paulhan, parce que notre projet doit être partagé et qu'il doit répondre aux priorités des habitants de la commune.

Actuellement, les journalistes et tous les commentateurs de la vie politique nous promettent la fin des communes ; il y en aurait trop et la France ferait exception en Europe. Il faut rationnaliser ! En réalité, les français sont très attachés à cette proximité politique, les élus du Conseil municipal sont des interlocuteurs que chacun peut interpeller, car ils habitent les mêmes quartiers et leurs enfants vont dans les mêmes écoles que toute la population.

Et puis l'exercice d'un mandat local est un investissement d'intérêt général, complexe mais très motivant, chronophage mais passionnant. Je repars pour un second mandat avec deux préoccupations majeures, d'une part pour mes deux filles et l'avenir qu'une commune comme Paulhan pourra leur offrir (et ce qui vaut pour mes enfants vaut pour tous les enfants de Paulhan), et d'autre part pour la qualité de vie que nous devons aux générations futures. Etre candidat(e) ne peut pas être une posture personnelle, un projet de court terme ou la recherche d'intérêts privés. Et il y a des centaines de milliers d'élus locaux en France qui incarnent notre République, son histoire et ses valeurs.

Pour ceux qui souhaitent suivre la campagne de la liste Paulhan Avenir, je vous invite à vous rendre sur le site :

paulhan avenir,municipales 2014

20/11/2013

Intercommunalité, les Français veulent qu'on leur en parle !

Le 96ème Congrès des Maires de France se tient cette semaine à Paris, et les relations entre les communes et leur intercommunalité alimentent les prises de parole, les débats et les revendications des associations d'élus locaux.

L'Association des Communautés de France (AdCF) a commandé un sondage à l'IFOP sur la perception qu'ont les citoyens de l'intercommunalité. Les résultats sont contrastés, mais les citoyens perçoivent assez bien les enjeux qui se profilent pour les années à venir ; ils mesurent et approuvent les avancées en matière de cohérence, de solidarité et de flexibilité vis à vis des évolutions rapides des territoires, mais ils craignent et désapprouvent la complexification du "bloc communal", la hausse prévisible de la fiscalité ainsi que la distance qui va se créer entre leurs élus et eux.

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Dans cette logique-là, ils sont 95% des sondés à souhaiter que les grands projets et que les domaines de compétence de l'intercommunalité soient placés au cœur des débats et des programmes des candidats aux élections municipales. Ils sont aussi 93% à souhaiter que les candidats à la présidence de l'intercommunalité se déclarent clairement avant les municipales.

Mais cette aspiration citoyenne, "constitutionnellement" naturelle, aura du mal à être satisfaite d'ici mars 2014, tant les habitudes du cénacle des maires conduit plutôt vers la confidentialité des débats, voire à un certain corporatisme des premiers magistrats des communes membres de l'EPCI.

Et légalement, la nouvelle loi sur les conseillers communautaires "élus au suffrage universel direct" n'a pas prévu de période électorale et de dispositif électoral spécifiquement dédiés aux intercommunalités. Maintenant, rien n'empêche un collectif citoyen ou un mouvement politique d'interroger tous les candidats aux municipales pour qu'ils s'expriment sur les grands chantiers intercommunaux pour le mandat à venir. La presse joue aussi un rôle majeur dans l'information de la population, et un média comme Radio Pays d'Hérault ne manque jamais de questionner et de susciter des déclarations publiques de la classe politique.

Par ailleurs, les exécutifs intercommunaux sortants mettent actuellement en chantier des démarches très structurantes pour l'avenir de notre territoire ; il s'agit des plans locaux d'urbanisme (PLU), du schéma de cohérence territoriale (SCOT), du plan climat énergie du territoire (PCET), de la charte de Pays du Cœur d'Hérault, etc. Ces démarches induisent de la concertation, elles s'appuient sur des échanges participatifs avec la population, et elles constituent ainsi une forme de "programme consensuel" pour le prochain mandat des élus intercommunaux. Or, les contenus de ces projets intercommunaux proviennent pour la plupart de bureaux d'étude et des services intercommunaux, ils échappent ainsi à une élaboration et à une confrontation véritablement démocratique.

Les communes du Cœur d'Hérault sont encore suffisamment "libres de s'administrer", et l'élection des élus locaux en mars 2014 donnera l'occasion pour tous les citoyens d'interpeller les candidats sur des projets intercommunaux. Mais qu'en est-il pour les grandes agglomérations, les communautés urbaines et les métropoles ? Là, le citoyen aura bien du mal à influencer les politiques publiques de l'EPCI, surtout s'il est domicilié dans une petite commune située dans le périmètre de la zone urbaine ...

C'est cette polémique sur la supracommunalité qui est débattue au Congrès des maires, et qui verra son issue se dessiner au cours du prochain mandat. La logique voudrait par exemple que les conseillers communautaires soient élus en 2020 au suffrage universel direct, mais dans un scrutin indépendant de celui des communes. Ça semble évident pour les métropoles, mais plus contestable sur les territoires ruraux.