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12/02/2011

Paulhan dit : "NON" aux gaz de schiste !

Carte_Exploration_Gaz_Schiste.JPG
Carte des permis d'explorer déposés

Vendredi 11 février, le Conseil Municipal de Paulhan a adopté à l'unanimité cette motion dont j'ai été le rapporteur et qui demande au Gouvernement de geler les opérations d'exploration et de diligenter un débat public sur un sujet qui heurte de plus en plus de monde.

Les grands corps d'Etat que sont les ingénieurs des Ponts et chaussée ainsi que les ingénieurs des Mines vont devoir ajouter quelques cours d'écologie à leur cursus de formation. Ils semblent être les seuls à ignorer les contraintes qui pèsent sur la planète, sur ses ressources naturelles et sur sa biodiversité, et ils vont inexorablement rencontrer une hostilité grandissante à leurs projets.

 

Commune de Paulhan

Conseil Municipal
du 11 février 2011

 

MOTION : « NON A L’EXPLORATION DE GAZ DE SCHISTE ! »

 

Forage vertical

 

 

 

Texte de la motion
Texte de la motion

En mars 2010, trois permis exclusifs de recherche de mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux ont été accordés en France à des sociétés internationales pétrolières. Il s’agit des permis dit de « Villeneuve de Berg » en Ardèche, de « Nant » en Lozère, Aveyron et Hérault, de « Montélimar » dans la Drôme, le Gard et jusqu’aux portes de Montpellier. 

L’extraction de ces hydrocarbures est complexe et coûteuse, et elle ne devient rentable qu’à mesure de la hausse du prix sur le marché mondial, d’où l’intérêt actuel des grandes compagnies pour ces gisements potentiels. Mais son exploitation génère surtout des risques environnementaux particulièrement importants, notamment sur les eaux souterraines par des métaux lourds très toxiques.

Il est inacceptable de voir se développer ces projets d’exploitation de nouvelles ressources de gaz à effet de serre, qui contreviendraient aux objectifs d’une diminution de 40% de ceux-ci à l’horizon 2020. On ne peut tolérer en outre le développement de nouvelles sources de déchets hautement toxiques, et ce d’autant plus que leur collecte ou leur confinement est loin d’être assuré.

Alors que les travaux d’exploration doivent débuter dans les prochains moins, aucun débat public, aucune concertation, aucune étude d’impact n’ont été réalisés. Les élus et les citoyens n’ont pas eu la possibilité d’appréhender les conséquences de ce projet pour ce qui touche à l’environnement, à la ressource en eau et à l’impact sur l’économie locale. Motivées par des impératifs strictement financiers, ces autorisations vont à l’encontre de l’esprit du Grenelle de l’environnement et notamment du souci de préserver notre biodiversité.

L’exploitation de ces gaz de schistes repose sur la fracture hydraulique (fracking en anglais). Cette technique consiste en l’injection de millions de mètre cube d’eau à très forte pression, avec du sable et des additifs chimiques pour « casser » les schistes et libérer le gaz. A l'occasion d'une audition de la commission d'enquête du Congrès Américain, un industriel a énuméré quelques uns des 596 produits chimiques utilisés pour ce fracking : de l'acide chlorydrique pour dissoudre certaines boues, de l'aldéhyde glutarique comme agent antibactérien, du persulfate d'ammonium pour diminuer la viscosité des liquides, du formaldéhyde diméthyle comme inhibiteur de corrosion, du sel de bore comme agent de réticulation, un distillat de pétrole comme réducteur de friction, de l'acide citrique comme agent de neutralisation et du chlorure de potassium pour absorber l'oxygène. Tous ces produits se retrouvent dans le milieu naturel à l’issue de l’opération de fracturation hydraulique, et notamment dans l’eau.

Je vous propose de demander au ministère de l’écologie et au gouvernement l’ouverture d’une concertation sur ce projet, de suspendre tous travaux d’exploration de gaz non conventionnel sur le territoire, et de demander le retrait du décret du 1er mars 2010 autorisant cette exploration.

 

21/05/2010

La trame verte et bleue sur Clermont l'Hérault, une utopie ...

La loi Grenelle 2, plus précisément intitulée "loi portant engagement national pour l'environnement", a été votée par l'assemblée nationale au début de ce mois de mai. Et si on peut regretter de nombreux reculs vis-à-vis des ambitions du Grenelle de l'environnement, je me félicite de l'inscription dans cette loi de la Trame verte et bleue qui donne un cadre juridique aux continuités écologiques.

Mais alors, quel paradoxe que le législateur ait souhaité préserver des corridors de continuité écologique, avec une formalisation dans les divers documents d'urbanisme (PLU et SCOT), en même temps que les services de l'Etat ferment les yeux sur le futur désert écologique que va constituer la ZAC de la Salamane puis toute la plaine entre Canet, Brignac, Nébian et Clermont l'Hérault !

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