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11/01/2013

Le paradoxe de la fin du monde ...

La fin du monde prévue pour le 21 décembre 2012 a suscité une audience inouïe pour un événement que chacun savait improbable. La télévision, la presse écrite, le cinéma et même les dîners de famille ont consacré la fin du monde …

 

Des médias du monde entier avaient installé leurs caméras et micros à Bugarach ce 21 décembre ; il y avait 300 journalistes présents, selon le préfet de l’Aude, provenant de 18 pays : Turquie, Brésil, Etats-Unis, Japon, Portugal, Autriche, Norvège… En France, cette fin du monde annoncée a généré un buzz incroyable et même une marchandisation très opportune.

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Par contre, la fin de notre monde moderne avec sa technologie victorieuse ne semble émouvoir personne … Le seuil des 9 milliards d'êtres humains pourrait être atteint d'ici la fin du siècle, la hausse de +4°C de la température moyenne à la surface de la planète se profile à cette même échéance, l'accès à l'eau potable reste incertain pour de nombreuses populations, les besoins nouveaux de consommation des pays en voie de développement vont épuiser nos ressources naturelles et tout cela s'accompagnera inévitablement de catastrophes humaines.

C'est ce que Jean-Paul Baquiast évoque dans son dernier livre, "Le paradoxe du Sapiens", mais en pointant que le "développement des réseaux de la communication intelligente" pourrait nous sauver, à condition de survivre aux crises à venir.

Mais je vous invite à visionner ce petit documentaire de 12 minutes sur l'évolution d'Homo Sapiens. Dans "L'Île aux fleurs (Ilha das Flores)", un court métrage documentaire brésilien réalisé par Jorge Furtado en 1989, l'auteur démontre qu'un télé-encéphale hautement développé et que son pouce préhenseur n'interdisent pas à l'homme de se comporter comme aucun autre être vivant sur Terre, végétal ou animal, ne se comporterait avec les autres membres de son espèce.

Bonne année 2013 !

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25/12/2012

Notre-Dame-des-Landes, la mobilisation doit perdurer pour que ça devienne un conte de Noël ...

C'est Robin des Bois, mais sans Kevin costner ... C'était il y a mille ans dans le Moyen Age anglais, mais ce petit film documentaire sur Notre-Dame-des-Landes nous fait revivre une version moderne de cette fable historique (à voir en plein écran) :

Surtout, n'allumez pas la télé et préférez aller visionner quelques documentaires sur Notre-Dame-des-Landes, il ne tient qu'à nous que l'histoire se finisse en conte de Noël.

A noter que si ces ZADistes n'ont pas de chef, ils ont bien en face d'eux un Prince Jean qui ne recule devant rien pour voir aboutir son projet.

Tous les nobliaux du coin lui sont des affidés historiques, et depuis son nouveau château de Matignon il pensait certainement plier cette affaire en quelques jours ...

 

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Et les soldats du Prince Jean-Marc nous font un vrai remake des films de Robin des Bois. Assez patauds, trop lourdement équipés pour évoluer en zone humide dans les bois, et la brutalité est toujours la même :=(

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08/12/2012

Le marché européen des quotas de CO2 au bout du rouleau

Le renoncement d'Arcelor-Mital à l'appel à projets européen UCLOS est fondé sur le fait que le prix de la tonne de CO2 sur le marché des quotas européens s'est effondré. Le système communautaire d'échange de quota d'émission (Sceqe) a été ouvert en 2005 ; il permet aux entreprises qui émettent moins de CO2 que prévu de vendre ces quotas de CO2 non émis à des entreprises qui dépassent leur quota annuel.

Le premier handicap de ce système d'échange, c'est que les 27 Etats membres de l'Union Européenne sont un peu trop généreux envers les entreprises européennes. Un exemple, la France a négocié en 2010 pour que le site ARCELOR ATLANTIQUE ET LORRAINE de Florange, après avoir annoncé la prolongation de son activité au moins jusqu’en 2012, se voie attribuer 800.000 tonnes de CO2 supplémentaires par an. Évidemment, les quotas de CO2 non émis depuis que les hauts fournaux sont à l'arrêt pourront être revendus par Arcelor Mital :=(

Le second handicap est que ce système ne dépasse pas les frontières de l'Union Européenne, créant une fois de plus un frein pour le secteur industriel européen. Et c'est la négociation en cours pour intégrer le transport aérien au Sceqe qui en démontre les limites. Les compagnies aériennes américaines ou chinoises refusent de devoir payer des quota de CO2 pour compenser leurs propres émissions, et les USA comme la Chine menacent l'Europe de représailles ...

Mais la crise économique qui nous frappe depuis quelques années a conduit à une réduction des activités industrielles ... Nous produisons moins d'acier, nous raffinons moins de pétrole et nous construisons moins de voitures ! Et au final, toutes ces entreprises restent avec des quota de CO2 sur les bras, et le prix de la tonne de C02 s'effondre ... Il y a l'équivalent de presque neuf mois de quotas qui inonde ce marché !

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La tonne de CO2 est actuellement autour de 7 euros alors qu'elle devrait tourner autour de 28 euros pour que les industriels investissent dans la sobriété carbone. Là, les entreprises bénéficient de véritables "permis de polluer" ...

Une option envisagée pour rendre de nouveau le système incitatif, c'est de permettre aux entreprises d'épargner leur excédant de quotas en les bloquant plusieurs années pour les réutiliser ultérieurement. Mais la croissance sera-t-elle de retour ? En 2016 ? En 2019 ?

Le système pourrait aussi évoluer positivement à partir de 2O13. En effet, les quotas ne seront plus alloués gratuitement aux entreprises, mais ces dernières devront les acheter aux enchères.