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28/04/2013

Ce 28 avril, la journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation

Les médias n'en parlent pas, ils préfèrent nous asséner leurs actualités ; leurs articles et leurs reportages qui font de l'audience. Mais ce dernier dimanche du mois d'avril est depuis bientôt 60 ans la journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation (cf. loi du 15 avril 1954).

Cette commémoration n'est pas anodine dans le contexte actuel où des personnes sont victimes de violences pour leurs croyances ou leurs choix de vie. L'assassinat de trois enfants juifs de 4, 6 et 8 ans le 19 mars 2012 dans l'école Otzar Hatorah de Toulouse par un jeune islamiste radicalisé nous rappelle que la haine peut encore produire des atrocités, et que le devoir de mémoire s'impose encore et toujours.

Certaines mairies ont diffusé "Nuit et brouillard" à l'occasion des cérémonies de ce 28 avril 2013. Cette chanson qu'interprète remarquablement Jean Ferrat vaut mille discours :

30/03/2013

Faut-il renoncer aux fondamentaux du développement humain ?

L'actualité délivre régulièrement des informations sur l'éducation (par exemple la réforme des rythmes scolaires), sur la recherche (par exemple sur les énergies renouvelables), sur l'économie (par exemple le crédit d'impôt compétitivité emploi) ou encore sur le social (par exemple l'allongement de la durée de cotisation pour les retraites), mais sans jamais faire le lien entre ces thématiques indissociables les unes des autres.

Or, le développement d'une société humaine suit [à mon avis] le cycle ci-dessous :

Cycle

Aucune de ces quatre phases ne peut être occultée ou négligée, car la phase suivante en dépend totalement. Il n'y a pas de recherche publique ou d'innovation dans les entreprises si une société ne dispose pas de gens correctement formés, et sans aller nécessairement dans l'élitisme scientifique. L'économie ne peut pas se développer sans brevet, sans technologie et sans ingénierie nouvelle. Le progrès social ne peut se financer que via une économie fortement redistributive ; et sans faire de la croissance économique une nécessité, il y a par exemple des gains de productivité qui pourraient se traduire directement en gains sociaux, par exemple au travers du temps de travail. Enfin, on ne peut pas former des enfants et des adultes s'ils n'ont pas un toit, un moyen de transport et de quoi vivre décemment.

Tout cela peut sembler basique, voire primaire, mais il me paraît important d'échapper au fractionnement de l'actualité et aux clivages sociaux, économiques et politiques qui sont si futiles. En même temps, l'image de ce cycle en quatre phases sert aussi de système d'alarme. Par exemple, qui s'inquiète aujourd'hui que le gouvernement n'ait plus de ministre de la formation professionnelle et de l'apprentissage (depuis que Thierry Repentin a pris le portefeuille des affaires européennes suite au départ de Jérôme Cahuzac) ? Qui s'inquiète que les chercheurs français, pourtant si prolifiques, déposent si peu de brevets ?

Mais l'image de ce cycle vertueux permet aussi d'anticiper les conséquences du ralentissement de l'économie, lui-même lié à la raréfaction (ou à la cherté) des matières premières. Ce gouvernement, tout comme le précédent, place tous ses espoirs dans la compétivité de notre économie. Mais faire un cadeau de 20 Md€ aux entreprises va-t-il alimenter tout le cycle ou créer une distorsion ? N'aurait-il pas été préférable de couper la poire en quatre ? Affecter 5 Md€ pour le logement ou pour la protection sociale, 5 Md€ pour l'école ou pour la formation professionnelle, 5 Md€ pour la recherche publique et enfin 5 Md€ pour l'aide aux entreprises, ne serait-ce pas une répartition plus efficace à long terme ?

Alors que Nicolas Sarkozy alimentait sciemment les clivages, jusqu'à en faire une stratégie de pouvoir, son successeur à l'Elysée les alimentent inconsciemment. Parents d'élèves, enseignants, chercheurs, salariés, retraités, entrepreneurs, fonctionnaires et tous les groupes socio-professionnels se retrouvent en conflit indirect les uns envers les autres, chacun craignant que la rigueur budgétaire ne les touche directement.

Mais la situation macro-économique exige aussi de l'imagination et de l'audace. Augmenter les impôts d'un côté et réduire des dépenses publiques de l'autre, ça ne suffit plus. Il ne faut plus se contenter de bouger le modèle dans un sens ou dans un autre, il faut carrément en changer ! La richesse produite en France annuellement est désormais de 2.000 milliards d'euros, et ce chiffre ne devrait plus beaucoup évoluer à croissance nulle. Il y a ceux, comme N. Sarkozy et F. Hollande, qui veulent arracher par tous les moyens des points de croissance, et il y en a d'autres, plus discrets comme Pierre Rabhi, qui militent pour une sobriété heureuse.

Cliquer sur l'image pour voir la vidéo de François Hollande face à David Pujadas sur France2 ou celle de Pierre Rabhi dans "les clés du paradigme" sur France5 ; les deux émissions sont passées cette semaine à la télé, mais chacun appréciera les espoirs qui en résultent. 

Hollande_maintient_le_cap.jpg    Pierre_rabhi.jpg

23/03/2013

Rythmes scolaires à Paulhan pour la rentrée de septembre 2013, les horaires et l'organisation se précisent

Depuis le début de cette année 2013, et plus précisément depuis que le décret du ministre de l'éducation nationale a été publié fin janvier, tous les acteurs locaux impliqués dans les activités scolaires se sont concertés pour arriver petit à petit à fixer les nouveaux horaires et à mettre en place la nouvelle organisation périscolaire.

Dans l'image ci-dessous (cliquer pour l'agrandir), figurent les horaires actuels :

Horaires_actuels.JPG

Ces horaires concernent les écoles Françoise Dolto (maternelle) et George Sand (primaire) ; l'école primaire Georges Brassens a un décalage d'un quart d'heure pour prendre en compte le déplacement des familles et des accompagnateurs de l'ALAE entre les deux sites scolaires.

C'est le Service Jeunesse de la Communauté de Communes du Clermontais qui assure l'accueil du matin (7h30-9h) et du soir (17h-18h), ainsi que l'encadrement de la cantine entre midi et deux. L'ALAE du matin et du soir rend service aux parents qui travaillent et qui ne peuvent donc pas déposer ou prendre leurs enfants aux horaires de l'école ; ils peuvent par contre déposer leur(s) enfant(s) le matin ou le(s) prendre le soir à n'importe quel moment. Les arrivées ou les départs des enfants au fil de l'eau ne permettent donc pas aux animateurs de l'ALAE de proposer des activités longues. A noter que l'ALAE du matin et du soir coûte 18 € par enfant pour une période séparant les vacances (Toussaint, Noël, hiver, ...). Pour ces cinq périodes, le coût annuel de l'ALAE est donc de 90 €. Pour la cantine, le coût varie entre 3,70 € et 4,30 € par repas en fonction du nombre d'enfants de la famille et des revenus du foyer (cf. règlement de l'ALAE).

Paulhan est l'une des quatre communes du Clermontais à bénéficier d'un ALAE géré par la Communauté de Communes, avec Ceyras, Fontès et Nébian. Ce dispositif communautaire permet donc à la Communauté de communes de se substituer aux communes pour faire une offre d'activités périscolaires. Pour les autres communes du Clermontais, ce sont les communes qui sont à la manoeuvre, la Communauté de communes leur apportant un soutient administratif et technique.

L'offre de l'ALAE pour la commune de Paulhan est de proposer des activités périscolaires après la classe, pour une durée quotidienne de trois quarts d'heure ;

Horaires_futurs.JPG

Les nouveaux horaires qui figurent dans l'image ci-dessus sont conformes aux exigences du décret ministériel ; une réduction de 45 minutes d'enseignement par jour permet d'effectuer trois heures de cours le mercredi matin. Les horaires sont en cours d'approbation par les conseils d'école.

Désormais, les enfants pourront quitter l'école à 16h15 (F. Dolto et G. Sand) ou à 16h (G. Brassens). Ils auront le choix entre soit aller à l'ALAE pour suivre une activité périscolaire, soit rentrer chez eux.

Le Service Jeunesse de la Communauté va diffuser aux parents des élèves un questionnaire pour mesurer la fréquentation à la rentrée de septembre 2013. Les principales questions portent sur la fréquentation de l'ALAE entre 16h15 et 17h, mais aussi sur la journée du mercredi, à savoir le nombre d'enfants à la cantine et au centre de loisirs (ALSH). Les réponses des familles permettront à l'ALAE de mettre en place à la rentrée l'organisation et les activités requises.

Si les coûts de l'ALAE du matin et du soir comme de la cantine ne sont pas impactés par ces nouveaux rythmes scolaires, se pose par contre la question d'un éventuel paiement pour les activités périscolaires de 16h15 à 17h. Le Conseil Communautaire délibèrera sur cette question, mais cela dépendra fortement de la fréquentation attendue. Quant au fond d'amorçage mis en place par le gouvernement pour la seule rentrée de 2013, et qui affecterait donc la commune de Paulhan d'une aide de 90 € par enfant, elle servira exclusivement aux activités périscolaires (équipements, achat de matériel, aide aux associations, convention avec la Communauté, ...).

L'autre question que se posent toutes les familles, c'est de savoir quelles activités périscolaires l'ALAE pourra dispenser ... Pour cela, le Service Jeunesse de la CCC compte s'appuyer sur le tissu associatif de la commune ainsi que sur ses équipements (terrains de sport, gymnases, salles d'activité, ...). Après la concertation avec les enseignants et les fédérations de parents d'élèves sur les horaires, la concertation à venir va impliquer les associations locales.

Mais les associations de Paulhan peuvent aussi proposer une offre d'activités périscolaires en dehors de l'ALAE. Si un club sportif ou une association propose des activités à partir de 16h30 par exemple, les enfants peuvent s'y inscrire comme ils le font le soir ou le week-end.

Petit à petit, et si la réforme des rythmes scolaires se poursuit avec un accroissement du nombre de semaines (au détriment des vacances d'été), les journées de nos enfants pourraient ressembler à celles de leurs voisins allemands, anglais ou espagnols, où c'est presque toute l'après-midi qui est consacrée à des activités périscolaires. Cela sera certainement loin d'être parfait à la prochaine rentrée scolaire, mais il faut miser sur le long terme.