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19/12/2017

Un sursis de 6 mois pour l’UMUPS en Cœur d’Hérault

Le Conseil syndical (SYDEL) du Pays Cœur d’Hérault, réuni ce mardi 19 décembre à Gignac, a voté à l’unanimité un avenant 2017-2018 à la convention d’objectifs et de moyens relative aux modalités de fonctionnement de l’unité mobile d’urgence et de permanence de soins (UMUPS). Cette convention signée en 2013 pour une première expérimentation de deux ans avec l’ARS Languedoc-Roussillon, puis reconduite deux ans de plus de 2015 à 2016, devait prendre fin au 31 décembre 2017. Elle est établie jusqu’à la mise en œuvre opérationnelle d’une nouvelle organisation territoriale des soins de premiers recours sur le Pays Cœur d’Hérault, c’est-à-dire, comme l’a indiquée la directrice de l’offre de soin madame Levrier le 22 novembre à Toulouse, la mise en place d’une antenne SMUR sur le Cœur d’Hérault.

Cet avenant bénéficie pour 2018 des contributions financières de l’ARS d’Occitanie (312 625 €), du SDIS 34 (94 383 €) et des trois communautés de communes du Cœur d’Hérault (25 200 €). Au-delà du volet financier, qui certes permet de maintenir un outil précieux pour la santé publique sur le Cœur d’Hérault, cet avenant témoigne du bien fondé de toutes les mobilisations pour maintenir sur le territoire une unité mobile d’urgence qui a fait ses preuves et qui est vitale pour ses habitants.

Les élus du SYDEL ont aussi voté à l’unanimité l’avenant au Contrat local de santé (CLS) ; il est prolongé jusqu’au 30 juin 2018, échéance qui doit coïncider avec la publication par l’ARS du Programme Régional de Santé (PRS) 2018-2022. La Commission Santé du Pays Cœur d’Hérault, au travers de quatre ateliers thématiques, travaille à l’élaboration d’un nouveau CLS et de conventions spécifiques à intégrer dans ce prochain PRS ; tous les professionnels et acteurs de la santé sur le territoire y sont étroitement associés.

Mais il reste aussi à défendre l’hôpital public, un service de proximité très en difficulté actuellement et qui verra demain des opérateurs privés lui ravir une patientelle locale. Avec une perspective d’un millier de naissances sur le Cœur d’Hérault d’ici une quinzaine d’année (source INSEE), voilà par exemple ce secteur de l’obstétrique et de la périnatalité qui pourrait attirer une clinique privée, alors que le pôle hospitalier de Lodève pourrait très bien ouvrir un service de maternité. C’est l’un des enjeux que la commission de santé du Cœur d’Hérault doit travailler pour conventionner avec l’ARS d’ici l’été 2018.

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16/12/2017

2020 - Objectif parité !

Nos collectivités locales et leurs regroupements en Cœur d'Hérault n'échappent pas à un constat national, celui de l'absence des femmes dans les exécutifs locaux. Le Sénat a d'ailleurs engagé un travail parlementaire en vue d'instaurer des règles apportant plus de parité dans les exécutifs locaux en 2020 ; le tirage au sort est même proposé pour désigner les communes de moins de 1000 habitants qui devront avoir un(e) représentant(e) femme ou homme dans leur conseil communautaire.

ellesaussi.jpgAujourd'hui en France, 8% des EPCI ont une femme présidente, et les exécutifs d'EPCI ne comportent que 18% de femmes (très très loin de la parité). 23% des exécutifs intercommunaux sont exclusivement masculins. Le site Web Elles aussi publie des informations très utiles pour mieux apprécier ce déficit de représentation féminine, mais c'est aussi un site militant(e) qu'il faut soutenir.

Femmes_Executifs_Communautaires.jpg

En Cœur d'Hérault, seul le Lodévois-Larzac avait une femme à la tête d'un exécutif intercommunal, jusqu'au décès de Marie-Christine Bousquet ; cet EPCI compte aujourd'hui 6 femmes dans son exécutif (20%), mais il y a aussi sur ce territoire 5 femmes maire de leur commune (21%). Sur la Vallée de l'Hérault, deux femmes sont au bureau de l'EPCI (18%), et 7 femmes y sont maire de leur commune (25%). La lanterne rouge est détenue par le Clermontais où aucune femme ne siège dans l'exécutif communautaire et aucune commune n'a de femme maire.

La loi est un vecteur important pour gagner en parité dans les assemblées d'élus ; ça a été un fait marquant pour la constitution des assemblées départementales, totalement paritaires, mais aussi pour les assemblées municipales des communes de plus de 1000 habitants. Ce premier pas législatif permet ainsi à plus de femmes d'exercer des responsabilités de premier plan, et ainsi de susciter des vocations.

Mais la loi ne fait pas tout, et il faut aussi y mettre de la volonté politique sur nos territoires. Alors 2020 pourrait se distinguer par un peu moins de testostérone dans les mandats exécutifs, et par une vraie représentation de nos populations ; la France comptait 34,5 millions de femmes et 32,4 millions d'hommes à fin 2016 ...

11/12/2017

Un SMUR sur le Coeur d'Hérault en 2018, et une solution transitoire d'ici l'été 2018 pour proroger l'UMUPS > Restons mobilisés !

L'Association pour de véritables urgences au Centre Hospitalier de Lodève se bat depuis maintenant deux ans pour qu'aux déserts médicaux qui gagnent nos territoires ruraux ne s'ajoute pas la fracture vitale des soins d'urgence. Nous savons qu'être à plus d'une demi-heure d'un service d'urgence réduit fortement les chances de survie suite à un AVC, à un malaise cardiaque, à un empoisonnement, une embolie pulmonaire, etc.

Jusqu'en 2008, il y avait à Lodève un service d'urgence à la clinique Saint-Pierre. Mais un opérateur privé ne fait jamais dans la philanthropie et le Groupe OC Santé avait bien plus à gagner sur Montpellier. Depuis, les élus locaux faisaient le siège des instances publiques pour obtenir le retour d'un service d'urgence à Lodève. Et si l'autorisation avaient été donnée en 2012 pour que le CAPS de Lodève prenne enfin ce statut-là, l'ARS revenait sur cet accord en 2015.

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Depuis, le Syndicat de développement [SYDEL] du Pays Cœur d'Hérault, au travers de sa commission Santé présidée par le Dr. Guy Lassalvy a conventionné en 2013 avec l'ARS pour mettre en place une Unité Mobile d'Urgence et de Permanence des Soins (UMUPS). Cette structure sans aucune existence juridique est constituée d'un médecin urgentiste et d'un pompier, dotés d'un véhicule d'intervention, et qui interviennent sur appel du Centre 15 depuis l'hôpital local de Clermont-l'Hérault. En 2016, le temps moyen d'intervention de l'UMUPS était de 17', avec une position centrale à Clermont-l'Hérault qui permet d'être à Pézenas, à Gignac ou à Lodève en 15'. L'UMUPS a procédé à 1680 interventions en 2016, alors que l'ARS d'Occitanie finance des SMUR à 500 interventions par an.

L'UMUPS était une expérimentation pour la période initiale 2013-2015, et reconduite pour une ultime période 2016-2017 ; elle ne devait plus exister au delà du 31 décembre, et nous faire revenir 4 ans en arrière avec le Centre 15 qui fait intervenir le SAMU de Montpellier ou de Béziers pour des urgences vitales en Cœur d'Hérault. Soit une durée moyenne par route de 45', sauf à faire intervenir l'hélicoptère de la sécurité civile (Dragon34).

Depuis deux ans, l'Association pour de véritables urgences au Centre Hospitalier de Lodève a informé la population, a fait signer des pétitions (plus de 5 000 signatures), a fait délibérer la Communauté de communes ainsi que 15 mairies du Lodévois-Larzac. Les représentants de l'association ont rencontré la sous-préfète de Lodève, le président du Groupement Hospitalier de Territoire (GHT) de l'est Hérault et du sud Aveyron, les représentants de l'ARS d'Occitanie, le président de la Commission Santé du Pays Cœur d'Hérault, le député de la 4ème circonscription de l'Hérault.

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Et le 22 novembre à Toulouse, à l'occasion de la CSOS (Commission Spécialisée de l’Offre de Soins), sa directrice Madame Levrier a confirmé qu'une antenne SMUR succèdera à l'UMUPS en 2018. Mais il faut pour cela attendre l'approbation du Programme Régional de Santé (PRS2) autour du mois de mai 2018, et madame Levrier a précisé qu'une solution transitoire serait mise en place en attendant.

Ne doutons pas que des besoins semblables existent sur bien d'autres territoires en Occitanie, mais on n'a rien sans rien et il faut mobiliser et sonner aux portes pour sortir du lot. C'est ce que nous faisons depuis deux ans, et c'est ce qu'il faut continuer à faire. C'est cette même CSOS qui avait donné son accord pour un service d'urgence à Lodève en 2012, et d'avoir laissé gérer cette affaire par des institutionnels ne suffit pas. Il faut rester vigilants, mobiliser et participer aux espaces de décision.

Alors la question nous a été posée par la presse (cf. conférence de presse du 6 décembre avec la Marseillaise, Midi Libre, Radio Lodève et France Bleu Hérault), à savoir si ce SMUR devait être rattaché à l'hôpital de Lodève ou à celui  de Clermont-l'Hérault. En réalité, notre souci en matière d'urgence mobile n'est pas tant le port d'attache, mais plutôt la capacité à se projeter sur tout le territoire du Cœur d'Hérault en un minimum de temps.

Et puis ce SMUR n'est qu'un épisode dans la construction d'une offre de soins plus efficiente sur le territoire du Cœur d'Hérault. A ce titre, il me faut souligner le remarquable travail de diagnostic réalisé par la Commission Santé du Pays Cœur d'Hérault, à la suite duquel des ateliers ont été mis en place pour formaliser des politiques de santé qui feront l'objet de conventions avec l'ARS d'Occitanie dans le cadre de son futur PRS2. C'est un travail peu médiatisé, mais il est essentiel ; comme le fut il y a cinq ans l'expérimentation de l'UMUPS.

H_Lodeve_1.jpgLodève a une place privilégiée dans ce dispositif. L'hôpital de Lodève et la clinique du Souffle offrent 136 lits pour de la médecine générale, des soins de longue durée (SLD) et des soins de suite et de réadaptation (SSR). Et il ne faut pas hésiter à parler ici de Pôle Hospitalier, avec des spécialistes qui viennent de l'hôpital de Millau (dans le cadre du GHT), un CAPS qui propose des consultations en secteur 1 pour 9 spécialistes sur 13 (c'est à dire sans dépassement d'honoraire), et avec le tiers-payant qui se généralise (il est déjà en place pour l'imagerie médicale).

H_Lodeve_2.jpgL'hôpital de Lodève a une histoire certainement aussi vieille que sa cathédrale, mais il a surtout un avenir. Il y a par exemple 900 naissances par an sur le Cœur d'Hérault, et l'INSEE mise sur plus d'un millier par an d'ici 2040. Et nous sommes-là déjà bien au-deçà du seuil de 300 accouchements par an pour disposer d'un service de maternité. Il faut donc continuer à équiper le Pôle Hospitalier de Lodève, pour demain avoir un véritable service d'urgence avec un plateau technique et une salle de réveil avec des urgentistes 24H/24.

La télé-médecine est aussi une piste de progrès ; elle permettra de consulter en ligne pour des pathologies bénignes, via des plateformes de télémédecine distantes, et sur le terrain les médecins pourront alors libérer du temps et se spécialiser pour répondre à des besoins auxquels la télé-médecine ne sait pas répondre ; par exemple des interventions d'urgences, des permanences en EPHAD ou des accouchements.

La Marseillaise du 07 12 2017 >

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       Midi Libre du 11 12 2017 >

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