Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

31/12/2012

25 510 habitants dans le Clermontais au 1er janvier 2013

C'est le chiffre officiel que publie l'INSEE ; ces données "millésimées" 2010 entrent en vigueur au 1er janvier 2013 pour tous les calculs officiels qui tiennent compte de la population. Midi Libre indique que le Languedoc-Roussillon est l'une des régions les plus dynamiques de France, mais ça fait maintenant un moment que la démographie régionale est en croissance soutenue.

Pour le Clermontais, la population officielle au 1er janvier 2013 sera de 25 510 habitants, avec la répartition communale suivante :

    Aspiran : 1 480
    Brignac : 727
    Cabrières : 496
    Canet : 3 362
    Ceyras : 1 126
    Clermont l'Hérault : 8 154
    Fontes : 981
    Lacoste : 301
    Liausson : 161
    Lieuran Cabrières : 291
    Mérifons : 52
    Mourèze : 177
    Nébian : 1 269
    Octon : 459
    Paulhan : 3 701
    Péret : 901
    Saint Félix de Lodez : 1 170
    Salasc : 285
    Usclas d'Hérault : 303
    Valmascle : 46
    Villeneuvette : 68

A la croissance démographique s'ajoute aussi l'extension du périmètre de la Communauté de Communes du Clermontais qui accueillait Lacoste en 2011 et qui accueillera Saint-Félix de Lodez en 2013. En 1991, le District du Clermontais ne comptait que 8 communes !

19:02 Publié dans CCC | Lien permanent | Commentaires (0)

15/12/2012

ZAC de la Salamane, le commerce Clermontais franchit l'A75

Lors de la prochaine Assemblée Communautaire du mercredi 19 décembre, trois ventes seront soumises au vote des délégués communautaires pour la ZAC de la Salamane.

Un premier lot de 21.913 m2 sera vendu 77 €/m2 à la société SAS VIVALAU pour y implanter un complexe commercial à dominante alimentaire, un centre d'entrerien et de réparation automobile, une station de distribution de carburant, un centre de lavage automobile ainsi qu'un ensemble de cellules commerciales. La vente est fixée à 1.687.301 €.

Un second lot de 18.211 m2 sera vendu 77 €/m2 à un consortium de sociétés (MR FINANCE + GROUPE MONTELEONE + IMMO MC SPORTES) pour y implanter un complexe commercial comportant un pôle équipement de la maison, une surface commerciale d'équipement de sport ainsi qu'un ensemble de cellules commerciales. La vente est fixée à 1.479.247 €.

Un troisième lot de 26.000 m2 sera vendu 85 €/m2 à MM Franck et Damien PEREZ pour y implanter un magasin de bricolage "Entrepôt du bricolage" et une jardinerie. La vente est fixée à 2.125.000 €.

Ces trois ventes s'ajoutent aux ventes déjà effectuées, soit 24.438 m2 pour 45 €/m2 à la société SOCAH et 204.698 m2 à Système U pour 21 €/m2. Cf. plan parcellaire de commercialisation des lots de la Salamane fourni par la Communauté de Communes du Clermontais :

Ventes_au_19_12_2012_bis.jpg

Financièrement, le total de ces ventes est de 10.689.916 € ; ce sont des recettes qui vont commencer à compenser les 17 M€ investis dans cette ZAC.8

En parallèle, la Société Publique Locale d'Aménagement (SPLA) Terriroire 34, qui réalise des opérations d'Aménagement pour le Conseil général de l'Hérault, envisage de réaliser sur la partie Est de la ZAC de la Salamane un pôle de services destiné à héberger différents organismes publics actuellement disséminés sur tout le territoire et qui sont demandeurs de locaux mieux adaptés à leurs missions (Syndicats mixes, associations d'insertion, organismes de formation, ...).

Mais le développement de ces activités commerciales des deux côtés de l'A75 va considérablement modifier le trafic automobile à hauteur de l'échangeur de Clermont l'Hérault, ainsi que sur la route départementale qui relie la commune de Canet au centre de Clermont l'Hérault. Pour ceux qui connaissent la sortie Montpellier-Est sur l'A9, qui dessert la route des plages d'un côté et la zone commerciale d'Odysseum ainsi que le Millénaire de l'autre, le Clermontais présentera de moins en moins le paysage rural et viticole qui le caractérisait jusqu'à présent ... Mais c'est un choix de développement qui a ses promoteurs :=(

13/12/2012

L'intercommunalité va devenir l'échelon local décisionnaire d'ici 2020 !

Des énarques ont ça dans leurs cartons depuis de nombreuses années : il faut mettre fin à cette exception française, à ses 36000 communes et à ses centaines de milliers d'élus locaux pour satisfaire au souci majeur de l'efficacité comptable. Et depuis longtemps, les gouvernements se succèdent pour avancer pas à pas dans un transfert de compétences et dans un transfert financier au profit des intercommunalités.

Et sur le plan financier, les Conseils généraux et les Conseils régionaux ont emboîté le pas de l'Etat. Désormais, on ne parle plus que de "contrats de territoires" où les intercommunalités sont seules à prioriser les demandes de subventions pour les projets sur leur territoire. Le Maire ne peut plus monter au créneau, c'est maintenant l'intercommunalité qui juge de l'urgence ou de l'importance à placer tel projet municipal devant tel autre projet municipal, en fonction des axes de développement retenus par l'assemblée communautaire.

L'Agence de l'Eau Rhône-Méditerranée-Corse a déjà fixé que d'ici 2016 elle n'apporterait plus son concours financier qu'aux communes qui ont transféré leur compétence Eau ou Assainissement à une intercommunalité ou à un Syndicat mixte. La décision est justifiée par les difficultés que rencontrent les plus petites communes à maintenir leurs équipements et leurs réseaux d'eau et d'assainissement, mais cela fera aussi beaucoup moins d'interlocuteurs et moins de dossiers à gérer du côté de l'Agence. A cela s'ajoute aussi que c'est l'Etat qui engage sa responsabilité quand il signe des accords européens sur l'environnement, mais que ce sont les collectivités locales qui ont la maîtrise d'ouvrage sur le terrain ... Avec le levier financier appliqué à un nombre plus restreint d'interlocuteurs, l'Etat se donne aussi les moyens de mieux faire appliquer ses engagements.

Autre annonce du gouvernement qui déshabille les communes des quelques compétences qui leur restent, le transfert des Plans Locaux d'Urbanisme (PLU) aux intercommunalités. Cf. l'article de la Gazette qui reprend les propos de Marylise Lebranchu, Ministre de la Réforme de l'État, de la Décentralisation et de la Fonction publique. Le Gouvernement est acquis au renforcement de l'intercommunalité !

Et si les communes ont transféré petit à petit des compétences à leur intercommunalité (développement économique, aménagement de l'espace, petite enfance, équipements sportifs, culture, environnement, gestion des déchets, ...), le législateur n'oublie pas de créer des outils propices à ces transferts. Le Conseil Intercommunale de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CISPD) se substitue au Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD), de même que le Centre Intercommunal d'Action Sociale (CIAS) se substitue aux Centres Communaux d'Action Sociale (CCAS). Le I de l'intercommunalité va de plus en plus remplacer le C de la commune dans beaucoup d'acronymes usuels ...

Mais que ce soit à Paulhan ou à Grabels, l'habitant de ces communes n'ira pas spontanément à la Communauté de communes du Clermontais ou à la Communauté d'agglomération de Montpellier pour interpeller ses élus ; il demandera toujours à rencontrer le Maire. Alors ce dernier ne se verra-t-il dévolu qu'un rôle d'ambassadeur de proximité, recevant impuissant les doléances de ses administrés ?

Le regroupement est nécessaire car la gestion des collectivités locales est de plus en plus difficile. Or, de créer des syndicats mixtes ou des sociétés d'économie mixte pour déléguer des missions de service public rend encore plus opaque la destination des impôts et des taxes locales. Mais de couper le lien privilégié qui existe aujourd'hui entre un Maire et ses administrés est encore plus dangereux.

La place des uns et des autres dans le fonctionnement démocratique de nos assemblées locales reste à trouver. Le problème en France, c'est que l'expérimentation n'est pas une méthode suffisamment employée, on lui préfère la loi qui s'impose de la même manière à la montagne et en bord de mer, en ville comme à la campagne, dans des communes de quelques centaines d'habitants comme dans des métropoles. Espérons que les élections de 2014 seront l'occasion d'avoir ce débat, avec tous les citoyens partout en France, et qu'il en sortira des aspirations qui feront loi.