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24/03/2013

ZAC de la Salamane - Après les centres commerciaux puis la restauration, c'est l'automobile qui s'installe dans la ZAC

Lors de l'Assemblée Communautaire du 27 mars prochain, six lots feront l'objet d'une délibération de promesse de vente. Quatre lots iront à des activités automobiles (contrôle technique, garage de réparation et d'entretien, carrosserie et concession) ; les parcelles se situent le long du parking de Système U. Un cinquième lot est attribué à une sociéte de vente à distance sur catalogue spécialisé. Enfin, une sixième délibération porte sur un délaissé inconstructible de 118 m2 sous un pylône de la ligne haute tension ; il ira à la menuiserie qui a déjà fait l'acquisition de 3520 m2 non loin de cette ligne 225 kV au sud-ouest de la ZAC.

Le tableau ci-dessous fait la synthèse de la commercialisation de la ZAC de la Salamane :

salamane,développement économique,tourisme,agriculture,service à la personne,emploi

Si l'on considère le seul volet financier de ce projet de ZAC, cette commercialisation progressive pourrait laisser entrevoir un équilibre à moyen terme du budget. Et c'est certainement le discours optimiste que tiendra le Président Cazorla ... Mais cela nécessite de vendre encore plusieurs dizaines de lots (entre une cinquantaine de 3500 m2 à une centaine de 1788 m2). Et si les acquéreurs se jettent facilement sur les premiers lots disponibles, ils sont plus difficiles quand il faut s'installer au milieu d'un parc d'ativités pré-rempli. Et il faut aussi prévoir des avenants sur le budget initial des travaux.

Par contre, les acquéreurs sont des sociétés civiles immobilières (SCI) qui masquent l'identité exacte des entreprises qui vont s'installer à la Salamane ; il peut donc s'agir d'entreprises nouvelles sur le territoire du Clermontais comme d'entreprises de Clermont l'Hérault qui franchissent l'A75. Cette distinction est importante pour mesurer le solde net des emplois créés sur le Clermontais.

Reste que cette ZAC constitue l'unique projet du mandat d'Alain Cazorla à la tête de la Communauté de Communes. Et si pour tout le reste il a emprunté les pas de son prédécesseur (Aire d'accueil des gens du voyage, Centre Aquatique, ZAC de l'Estagnol, Jeunesse et petite enfance, Service des déchets ménagers, ...), il aura manqué d'une vision pour l'avenir du Clermontais et du Coeur d'Hérault. Notre mandat au sein du Conseil Communautaire va s'achever cette année avec le sentiment du "service fait". Sur la jeunesse, sur la petite enfance, sur le service des déchets, sur les offices de tourisme, sur le centre aquatique, sur la médiation scolaire, et sur plein d'autres opérations, les élus communautaires auront utilisé les contributions de leurs administrés de façon honnête et sincère. Mais il manque un cap, une ligne directrice qui permette à la prochaine Assemblée Communautaire de dépasser la seule gestion des affaires courantes.

Et c'est à mon avis la création d'emplois sur un territoire preservé qui doit nous guider. Il y avait plus de 2000 personnes du Clermontais inscrites à Pôle Emploi (catégrories A, B et C) en septembre 2012, et tous les demandeurs d'emploi n'y sont pas inscrits, ce qui témoigne du défi que les élus communautaire doivent affronter. Et pour cela, il faut abandonner les recettes du passé ... Pour lutter contre le chômage de masse et contre la paupérisation, il faut cibler des filières pérennes, il faut assurer des cycles de formation professionnelle adaptés et il faut aider les entreprises à s'installer sur des pôles de compétence visibles. Pour que les artisans de notre territoire aient des chantiers, pour que les commerçants de nos communes aient des clients et pour que les services et équipements publics que les collectivités locales fournissent soient fréquentés, il faut que la population dispose globalement de plus d'argent. Ce n'est pas les 10% des plus aisés qui vont tirer l'économie locale vers le haut, mais c'est toute la population. Et pour cela, il faut miser sur des filières de développement économique. Dans le Coeur d'Hérault, ces filières sont déjà identifiées : l'agriculture, le tourisme et le service aux personnes.

23/03/2013

Rythmes scolaires à Paulhan pour la rentrée de septembre 2013, les horaires et l'organisation se précisent

Depuis le début de cette année 2013, et plus précisément depuis que le décret du ministre de l'éducation nationale a été publié fin janvier, tous les acteurs locaux impliqués dans les activités scolaires se sont concertés pour arriver petit à petit à fixer les nouveaux horaires et à mettre en place la nouvelle organisation périscolaire.

Dans l'image ci-dessous (cliquer pour l'agrandir), figurent les horaires actuels :

Horaires_actuels.JPG

Ces horaires concernent les écoles Françoise Dolto (maternelle) et George Sand (primaire) ; l'école primaire Georges Brassens a un décalage d'un quart d'heure pour prendre en compte le déplacement des familles et des accompagnateurs de l'ALAE entre les deux sites scolaires.

C'est le Service Jeunesse de la Communauté de Communes du Clermontais qui assure l'accueil du matin (7h30-9h) et du soir (17h-18h), ainsi que l'encadrement de la cantine entre midi et deux. L'ALAE du matin et du soir rend service aux parents qui travaillent et qui ne peuvent donc pas déposer ou prendre leurs enfants aux horaires de l'école ; ils peuvent par contre déposer leur(s) enfant(s) le matin ou le(s) prendre le soir à n'importe quel moment. Les arrivées ou les départs des enfants au fil de l'eau ne permettent donc pas aux animateurs de l'ALAE de proposer des activités longues. A noter que l'ALAE du matin et du soir coûte 18 € par enfant pour une période séparant les vacances (Toussaint, Noël, hiver, ...). Pour ces cinq périodes, le coût annuel de l'ALAE est donc de 90 €. Pour la cantine, le coût varie entre 3,70 € et 4,30 € par repas en fonction du nombre d'enfants de la famille et des revenus du foyer (cf. règlement de l'ALAE).

Paulhan est l'une des quatre communes du Clermontais à bénéficier d'un ALAE géré par la Communauté de Communes, avec Ceyras, Fontès et Nébian. Ce dispositif communautaire permet donc à la Communauté de communes de se substituer aux communes pour faire une offre d'activités périscolaires. Pour les autres communes du Clermontais, ce sont les communes qui sont à la manoeuvre, la Communauté de communes leur apportant un soutient administratif et technique.

L'offre de l'ALAE pour la commune de Paulhan est de proposer des activités périscolaires après la classe, pour une durée quotidienne de trois quarts d'heure ;

Horaires_futurs.JPG

Les nouveaux horaires qui figurent dans l'image ci-dessus sont conformes aux exigences du décret ministériel ; une réduction de 45 minutes d'enseignement par jour permet d'effectuer trois heures de cours le mercredi matin. Les horaires sont en cours d'approbation par les conseils d'école.

Désormais, les enfants pourront quitter l'école à 16h15 (F. Dolto et G. Sand) ou à 16h (G. Brassens). Ils auront le choix entre soit aller à l'ALAE pour suivre une activité périscolaire, soit rentrer chez eux.

Le Service Jeunesse de la Communauté va diffuser aux parents des élèves un questionnaire pour mesurer la fréquentation à la rentrée de septembre 2013. Les principales questions portent sur la fréquentation de l'ALAE entre 16h15 et 17h, mais aussi sur la journée du mercredi, à savoir le nombre d'enfants à la cantine et au centre de loisirs (ALSH). Les réponses des familles permettront à l'ALAE de mettre en place à la rentrée l'organisation et les activités requises.

Si les coûts de l'ALAE du matin et du soir comme de la cantine ne sont pas impactés par ces nouveaux rythmes scolaires, se pose par contre la question d'un éventuel paiement pour les activités périscolaires de 16h15 à 17h. Le Conseil Communautaire délibèrera sur cette question, mais cela dépendra fortement de la fréquentation attendue. Quant au fond d'amorçage mis en place par le gouvernement pour la seule rentrée de 2013, et qui affecterait donc la commune de Paulhan d'une aide de 90 € par enfant, elle servira exclusivement aux activités périscolaires (équipements, achat de matériel, aide aux associations, convention avec la Communauté, ...).

L'autre question que se posent toutes les familles, c'est de savoir quelles activités périscolaires l'ALAE pourra dispenser ... Pour cela, le Service Jeunesse de la CCC compte s'appuyer sur le tissu associatif de la commune ainsi que sur ses équipements (terrains de sport, gymnases, salles d'activité, ...). Après la concertation avec les enseignants et les fédérations de parents d'élèves sur les horaires, la concertation à venir va impliquer les associations locales.

Mais les associations de Paulhan peuvent aussi proposer une offre d'activités périscolaires en dehors de l'ALAE. Si un club sportif ou une association propose des activités à partir de 16h30 par exemple, les enfants peuvent s'y inscrire comme ils le font le soir ou le week-end.

Petit à petit, et si la réforme des rythmes scolaires se poursuit avec un accroissement du nombre de semaines (au détriment des vacances d'été), les journées de nos enfants pourraient ressembler à celles de leurs voisins allemands, anglais ou espagnols, où c'est presque toute l'après-midi qui est consacrée à des activités périscolaires. Cela sera certainement loin d'être parfait à la prochaine rentrée scolaire, mais il faut miser sur le long terme.

24/02/2013

Quel développement économique pour le Clermontais ?

Des dizaines de données fournies par la Maison de l'Emploi du Coeur d'Hérault, j'ai regardé plus précisément comment la richesse monétaire circule au sein de la population du Clermontais. Le but ? Pointer les secteurs qui pourraient créer de la richesse.

Il y a par exemple 23,8% de retraités sur le Clermontais, mais on s'attend déjà à ce que les pensions soient ponctionnées pour que l'Etat et la Sécurité Sociale puissent trouver de nouvelles recettes. Idem pour les fonctionnaires (14,6% de la population du Clermontais) dont le nombre ne va plus augmenter dans les années à venir. Par ailleurs, les revenus de ces deux catégories de la population ne dépendent pas de l'activité économique locale, en même temps qu'ils joueront très peu dans la croissance de l'économie résidentielle.

A noter que dans l'Hérault, et parmi les 10 entreprises qui emploient le plus, ce sont les collectivités locales (Montpellier, Béziers, Département, Région) et les hôpitaux (Montpellier et Béziers) qui en pourvoient le plus, respectivement 12.000 et 11.000. Viennent derrière le CNRS avec 1.730 employés, Présence verte avec 1.947 employés et Sanofi-Aventis à Montpellier avec 1.417 salariés. Et malheureusement, l'actualité de Sanofi témoigne de la difficulté pour nos territoires du sud de péréniser leurs activités.

 ressources_clermontais.JPG

L'économie d'un territoire comme celui du Clermontais s'évalue de la même façon qu'un pays comme la France ; il y a un PIB local, un taux de chômage local et une balance du commerce extérieur. Si longtemps les territoires français percevaient leur développement comme simple partie de l'activité économique nationale, des leviers de péréquation et de solidarité compensant les écarts entre les territoires, la situation a bien changé. Déjà, la décentralisation donne de plus en plus de responsabilités aux collectivités locales. Via la fiscalité perçue sur les entreprises, les intercommunalités ont désormais une obligation de résultats (et non plus seulement une obligation de moyens). Cela signifie qu'il ne suffit pas de créer une zone d'activité économique (ZAE), il faut aussi la positionner sur un domaine de compétence à forte valeur ajoutée, et donc créateur de richesses.

Le Clermontais (mais c'est le cas pour tout le Coeur d'Hérault) a une activité principalement présentielle. C'est à dire que les revenus de cette activité proviennent des personnes qui habitent ou qui visitent notre territoire. Aller au restaurant, faire ses courses sur un marché, solliciter un artisan chez soi ou visiter un musée sont quelques exemples d'une activité présentielle. A l'inverse, l'activité non présentielle est celle dont les revenus viennent de l'extérieur du territoire ; cela va des revenus des enseignants jusqu'à la vente de produits et de services hors du territoire.

Si j'exclue les revenus financiers et fonciers, c'est qu'ils sont très peu redistributifs. Je ne les occulte pas, mais je constate comme beaucoup d'observateurs que ces revenus-là sont plutôt spéculatifs et qu'il est très rare que quelqu'un liquide son épargne ou vende des terrains pour créer une entreprise. Je ne désespère pas que prochainement les rentiers ouvrent les yeux ...

Mais aujourd'hui, si nous voulons que les salariés soient moins précaires, mieux rémunérés et plus nombreux, alors il faut faire rentrer de la richesse sur le territoire. Et de façon caricaturale, pour notre territoire du Clermontais avec ses 24.111 habitants, l'avenir des 5.900 salariés du privé (inclus les chefs d'entreprises et professions libérales rémunérés par leur activité) et des 1.470 demandeurs d'emploi dépend directement d'eux-mêmes.

Il y a deux façons de faire rentrer de la richesse, soit que des personnes extérieures viennent le dépenser ici (ce sont les touristes et les professionnels de passage), soit que des revenus proviennent de la vente de produits et de services à l'extérieur. Sur ce dernier axe, le Clermontais dispose déjà d'une activité exportatrice, c'est le vin. Mais on trouve aussi quelques entreprises comme Contralco à Gignac (12 millions d'éthylotests vendus chaque année) ou Irrifrance à Paulhan.

Sur le Clermontais, et plus généralement sur le Coeur d'Hérault, nous avons d'énormes atouts. Déjà, le potentiel touristique est sous-utilisé. Il ne faut pas se contenter de vivre sur ses lauriers, il faut rendre le territoire encore plus attractif. L'offre d'hébergement est toujours aussi déficitaire, et le territoire ne fixe pas ses touristes. L'oeno-tourisme pourrait aussi être développé, avec des circuits pédagogiques. Le lien ferroviaire avec la méditerranée constitue une perspective de développement touristique, et les communes d'Agde et de Pézenas sont demandeuses de s'ouvrir vers le Coeur d'Hérault.

Autre atout du Coeur d'Hérault, ce sont des zones d'activité avec du foncier disponible. Il ne faut pas les gaspiller en y laissant s'installer des supermarchés et des commerces qui ne vivront que de l'activité présentielle. Il faut une stratégie territoriale de développement d'une activité exportatrice et pourvoyeuse d'emplois. Ainsi, combien de régions se bagarrent pour recevoir des centres d'appel ?

Le commerce local, l'artisanat et les emplois de service aux personnes ne pourront se développer que si notre territoire crée de la richesse ; et ceci presque automatiquement. Mais il faut pour cela mettre des locomotives en tête des convois ...