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14/11/2015

Quelle issue à la guerre qui oppose la France aux djihadistes du Proche-Orient ?

Les attaques meurtrières qui ont fait plus de cent morts hier soir à Paris, ainsi que de très nombreux blessés dont certains sont encore entre la vie et la mort dans les services d'urgence des hôpitaux, sont un nouvel épisode de la guerre dans laquelle la France est opposée aux groupes islamistes du Proche-Orient. Trop souvent les médias et les politiques évoquent ces attaques comme étant des actes terroristes dont nous serions d'incompréhensibles victimes ... Mais sachons nous avouer que nous sommes en guerre, et qu'une guerre fait des victimes de tous côtés. En réalité, cette guerre où nous sommes engagés sur plusieurs théâtre d'opérations extérieures n'a jamais été réellement expliquée au Français ; nulle pédagogie et aucun véritable débat politique sur les enjeux, les moyens et les risques.

Prises au cas par cas, les attaques subies en 2015 sur le territoire national sont relatées et analysées comme des actes dramatiques (et ce qu'ils sont bien évidemment), mais sans jamais informer les Français de la logique de guerre dans lesquelles elles s'inscrivent. C'est tout à fait à l'opposé de la situation en Israël par exemple, où les populations connaissent très bien les risques engendrés par la guerre qui oppose leur État aux Palestiniens et à quelques autres Pays du Proche-Orient. La France en est-elle à ce point-là ? Les faits semblent le démontrer.

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Cet état de guerre est bien pris en compte par les services de l’État Français. Le juge Marc Trévidic le confiait en septembre dernier au journal Paris Match :

« [...] La menace est à un niveau maximal, jamais atteint jusqu'alors. D'abord, nous sommes devenus pour l’État islamique [EI] l'ennemi numéro un. La France est la cible principale d'une armée de terroristes aux moyens illimités. [...] Enfin, j'ai acquis la conviction que les hommes de Daech [acronyme de l’État islamique] ont l'ambition et les moyens de nous atteindre beaucoup plus durement en organisant des actions d'ampleur, incomparables à celles menées jusqu'ici. Je le dis en tant que technicien : les jours les plus sombres sont devant nous. La vraie guerre que l'EI entend porter sur notre sol n'a pas encore commencé. [...] L'idée que nous soyons un jour confrontés à une ou plusieurs campagnes d'attentats majeurs ne peut être écartée. Ceux qui nous attaquent veulent nous faire le plus de mal possible. Et le faire dans la durée. Ils s'y préparent. Les Français vont devoir ­s'habituer non à la menace des attentats, mais à la réalité des attentats, qui vont à mes yeux immanquablement survenir. Il ne faut pas se voiler la face. Nous sommes désormais dans l'œil du cyclone. Le pire est devant nous ».

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Tous les services de sécurité français s'attendaient à des attaques comme celles vécues hier soir, mais pas les Français. Cette guerre qui se déroule dans le ciel d'Irak ou dans le désert malien répond pour beaucoup de nos compatriotes à des obligations humanitaires, pour sauver des peuples d'exactions collectives commises par des fanatiques religieux. Et si cette politique étrangère conduite par le gouvernement français repose sur des motifs louables, la stratégie retenue nous met en guerre avec des ennemis qui veulent étendre le conflit chez nous.

A ce stade, et au vu des drames que les Français voient et verront encore survenir sur le sol du pays, il est urgent de mettre fin à cette guerre. Je ne comprends pas ces dirigeants politiques qui déclament que la France est forte, qu'elle n'a pas peur et que nos ennemis seront punis. Évidemment que les auteurs et que les commanditaires de ces actes atroces doivent être recherchés et condamnés, mais nous voyons bien que les investigations en cours relèvent d'un processus judiciaire. Or, il n'est pas possible d'occulter notre politique étrangère.

Quand un pays est engagé dans une guerre, il peut soit accroître son engagement en vue d'écraser son ennemi, soit tenter d'y mettre fin par la voie politique et diplomatique. Or, la France a-t-elle vocation à envahir la Syrie, l'Irak et d'autres pays voisins pour anéantir la menace qui pèse sur nos compatriotes en France ? Nous savons que le contexte géo-politique est très complexe au Proche-Orient : la Russie, l'Iran, l'Arabie Saoudite et la Turquie sont des acteurs clés et leurs intérêts divergents alimentent les conflits en Irak et en Syrie. Mais ces acteurs-là pourraient aussi mettre fin à ces conflits.

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Dans son édition du 15 novembre, l'Express appelle à constituer un gouvernement d'union nationale et à renforcer notre engagement militaire au Proche-Orient au sein de la coalition internationale. Ce scénario va-t-en guerre est-il celui des Français ? J'aurai préféré un titre comme « Comment gagner la paix ».

Si demain les femmes et les hommes qui gouvernent la France nous annoncent un renforcement des dispositifs de sécurité intérieure, de nouvelles lois aussi liberticides qu'inefficaces, arguant d'une nécessaire prévention de nouvelles attaques meurtrières, alors ça ne serait qu'une fuite en avant qui mettrait de côté les aspects géo-politiques. Longtemps la France eut une position singulière vis à vis du monde arabe ; il y a évidemment notre histoire coloniale, mais il y a aussi De Gaulle qui après la guerre des six jours en juin 1967 s'opposa vigoureusement à Israël en imposant un embargo sur les livraisons d’armes. Puis, il avait décrété un embargo total sur les ventes d’armes et de pièces de rechange à Israël après la destruction de 13 avions de ligne arabes sur l’aéroport de Beyrouth par un commando israélien en décembre 1968. Quel chef d’État occidental oserait en faire autant aujourd’hui ? Et je me souviens encore de Michel Jobert qui, plusieurs années plus tard, défendait une politique étrangère où la France ne devait surtout pas s'aligner sur une ligne occidentaliste, synonyme d'opposition systématique entre occidentaux et proche-orientaux.

Il y a 50 ans, voire même il y a 5 ans, le Proche-Orient était sous la coupe de chefs d’État tout puissants qui ne s'embarrassaient pas de la misère de leurs populations ; la Syrie en est encore un triste exemple. Or, depuis quelques années, ces populations revendiquent bien légitimement de vivre comme les Européens dont les richesses et le mode de vie s'exposent tous les jours à la télé. Mais cet inaccessible eldorado les conduisent à d'autres issues ... Car il ne faut pas croire que l’État Islamique ne se soit imposé que par la terreur aux populations des territoires qu'il occupe. En Irak, l’État Islamique trouve des soutiens dans la population, ses principaux responsables y disposent de larges connivences familiales, tribales ou claniques. L'état-major de l'EI compte environ 150 officiers de l'ex-armée irakienne de Saddam Hussein, dont quelques uns comme Fadel Abou Mutaz el-Hiyali, ancien général des moukhabarate (services de renseignements) de Saddam Hussein et Abou Ali el-Anbari, ancien général-major de l'armée irakienne, qui sont aux postes clés. Les sunnites d'Irak sont 20% de la population, mais ils ont été mis au ban de la société après la chute de Saddam Hussein, et c'est ainsi que l’État Islamique a pu conquérir d'immenses territoires où ils passaient aux yeux de la population pour des libérateurs.

Mais aujourd'hui, après ces attaques meurtrières effroyables qui écrivent l'une des pages les plus tragiques de notre histoire, d'une froide barbarie qui renforce notre adversité, il faut aussi chercher à gagner la paix. Ces jours de deuil national sont le moment de la compassion et notre État de droit requière que les auteurs et que leurs commanditaires soient condamnés, mais il faudra que rapidement le Président François Hollande engage des négociations internationales pour construire une paix durable. Le processus ne sera pas simple, car les chefs d’État n'ont pas toutes les cartes en main, surtout dans les pays où l’État est défaillant. L'aide au développement des pays du Proche-Orient ainsi que la fin du conflit entre israéliens et palestiniens sont des facteurs incontournables de stabilisation, or cela fait des décennies que la communauté internationale laisse ce foyer s'enflammer ...

La technologie surabondante des forces occidentales engagées en Syrie et en Irak montre son inefficacité face à des populations qui ont déjà tout perdu ; Israël est dans la même situation face à des palestiniens qui n'ont que des pierres ou un couteau. L’Afghanistan, où la France a participé à la force internationale d'assistance et de sécurité (FIAS), a vu  l'OTAN tenue en échec depuis bientôt 15 ans. Oui, il est plus difficile de faire la paix que la guerre, et ça c'est un point de vue de dirigeant ou d'un état-major, mais demandons aux Français ce qu'ils en pensent !

Et il faut lire le "Discours à la jeunesse" que Jean Jaurès donna aux élèves du lycée d'Albi en 1903. Je retiens de ce long texte où alternent le fatalisme historique et l'idéal humaniste que : « Le courage, c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel ».

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« [...] L'humanité est maudite, si pour faire preuve de courage elle est condamnée à tuer éternellement. Le courage, aujourd'hui, ce n'est pas de maintenir sur le monde la nuée de la Guerre, nuée terrible, mais dormante dont on peut toujours se flatter qu'elle éclatera sur d'autres. Le courage, ce n'est pas de laisser aux mains de la force la solution des conflits que la raison peut résoudre ; car le courage est l'exaltation de l'homme, et ceci en est l'abdication [...] ».

11/11/2015

Le service public se mérite-t-il ?

Nul doute que le couple Valls-Macron est tranquillement en train de préparer le terrain pour 2017, sur les ruines d'un Parti Socialiste qui reste sans voix devant leurs attaques sociaux-libérales. Et la dernière en date concerne la rémunération des fonctionnaires. Sur Europe 1 cette semaine, Emmanuel Macron a indiqué : « Je pense qu'il faut accroître la part de mérite, la part d'évaluation, dans la rémunération de la fonction publique », apportant ainsi une suite à ses propos juste avant les universités du PS, il avait jugé que le statut de fonctionnaire n'est « plus justifiable ».

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La ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique Marylise Lebranchu a emboîté le pas du ministre de l’Économie : « C'est une bonne idée, et elle a été discutée avec les organisations syndicales, [...] évidemment il ne s'agit pas de conditionner leur traitement au mérite, mais leur régime indemnitaire. Il faut qu'il y ait discussion avec les syndicats, et il faut aussi qu'on puisse avoir cette prime pour les travaux en équipe. Il ne faut pas agiter ça comme un chiffon rouge, en disant que ça y est, les fonctionnaires seront payés au mérite. Soyons sereins, on a besoin d'eux. Mais s'ils font plus que ce qu'on leur demande, s'ils ont une grande capacité d'initiative, pourquoi arrêterait-on leur carrière et leur rémunération ? »

Il y a deux ans, Marylise Lebranchu était plus déterminée sur le statut des fonctionnaires. A la lecture du rapport de Bernard Pêcheur (Conseil d’État) sur la fonction publique, rapport commandé par Jean-Marc Ayrault, la ministre voyait là un point de départ pour des discussions avec les syndicats. Elle notait d'ailleurs à l'époque que 1 640 000 agents publics étaient payés au SMIC, et que le mythe du fonctionnaire fainéant et bien payé à vie était bien loin de la réalité. La rémunération des fonctionnaires qui baisse d'ailleurs depuis quelques années, car l'inflation et les taux de cotisation sociale augmentent chaque année alors que le point d'indice qui sert de base à leur rémunération est gelé depuis juillet 2010 (Hollande n'est même pas revenu sur cette décision de Sarkozy).

Le statut et la rémunération dans la fonction publique est un vieux serpent de mer. Le gouvernement sort juste d'une longue négociation avec les syndicats sur les "parcours professionnels, les carrières et les rémunération", le PPCR. Mais les syndicats ont majoritairement rejeté ce projet en septembre dernier, et fidèle à son sens du dialogue social Manuel Valls avait déclaré qu'il appliquerait les dispositions négociées, même en l'absence d'accord. Et c'est ainsi qu'au travers du projet de loi de finance 2016, le gouvernement fait passer à l'Assemblée Nationale deux dispositions sur la rémunération (1. transformation d'une partie des primes perçues par les agents en points d'indice et 2. unification des rythmes d'avancement dans les trois versants de la fonction publique). Si sur le fond ces deux dispositions vont dans le bon sens, c'est sur la forme que pêche le gouvernement. Maintenant, remplacer des primes (à géométrie variable) par des points d'indice réduit les marges de manœuvre pour introduire une rémunération au mérite ou à la performance, mais c'est la carotte et le bâton :)=

Cependant, ce nouveau langage qui s'élabore au gouvernement, et sur de multiples sujets, permet d'envoyer des "ballons-sondes" et d'enregistrer les réactions. Qu'en disent les syndicats ? Qu'en disent les partis politiques ? Qu'en disent les corps intermédiaires ? Et qu'en disent les sondages ? Et à partir de là s'élabore une stratégie de déconstruction de notre contrat social. Et pour savoir où cela nous mènera, il suffit d'écouter ou de regarder Agnès Verdier-Molinié sur les médias qu'elle squatte abondamment, son crédo est de transférer au privé la majeure partie des missions qui incombent aujourd'hui aux fonctionnaires.

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Mais je reviens à la question posée, est-il justifié de rémunérer des fonctionnaires en fonction de leurs performances ou de leurs mérites ? Cela signifie quoi le mérite ou la performance d'une infirmière dans un hôpital public ? Déjà, cela dépend de son affectation, tous les services et tous les établissements n'exigent pas les mêmes efforts. Idem pour un enseignant. C'est quoi sa performance ? Le nombre d'heures de colle, le nombre de sanctions disciplinaires, la moyenne générale de sa classe, la réussite aux examens (mesurée plusieurs années plus tard), ... ? Et là encore cela dépend de l'affectation. Et pour l'infirmière comme pour l'enseignant, ils chercheront alors à faire carrière dans des endroits propices à être plus performants et plus méritants, au détriment d'un service public qui doit être rendu de la même façon sur l'ensemble du territoire national. Alors on me rétorquera qu'il y a des infirmières et des enseignants qui exercent dans le privé, mais je ne suis pas certain que la performance et le mérite sont des paramètres significatifs de leur rémunération ; il y a déjà un salaire plus important dans le privé qui se répercute aussi sur le calcul de la retraite.

Et un policier ou un gendarme ? Leur mérite ou leur performance se mesure au nombre d'infractions sanctionnées ? Et un juge ou un greffier, au nombre de mises en détention provisoire ? Et pour un douanier, le nombre de délits révélés ou les montants récoltés, ce qui rendrait inégale cette activité entre la frontière Suisse et celle de l'Espagne. A Pôle Emploi, les agents verraient leur mérite au nombre de radiations ? A Météo France, un bonus-malus en fonction des températures et des précipitations ? A la Direction Générale de l'Aviation Civile (DGAC), un malus pour tout incident dans les airs ? Par contre, un bibliothécaire ou un gardien de musée verra son mérite et sa performance étroitement liés aux politiques culturelles menées par ses élus. Et pour un gardien de cimetière ? Dans une mairie, la délivrance de permis de construire ou d'attestations d'état-civil requière par ailleurs plus d'éthique que de performance. Le fonctionnaire qui délivre ces documents engage sa responsabilité pénale ; une erreur ou un faux peut générer des faits délictueux, et je pense que chaque citoyen est attaché à la probité des agents de la fonction publique.

Nous constatons évidemment que toutes ces missions sont des services publics qui doivent être délivrés par des agents compétents, disponibles, bien formés, ayant des directives précises et bien entendu évalués comme ils le sont déjà.

Tous les fonctionnaires relèvent-ils d'un même cadre statutaire ? Certains métiers pourraient être confiés à des sociétés privées : l'entretien de la voirie communale, l'entretien des espaces verts, l'entretien des équipements publics, le nettoyage des locaux, etc. Mais dans le cadre de leurs activités, sur le terrain, les agents communaux sont aussi un lien entre les administrés et leur collectivité locale, l'occasion pour des habitants de faire remonter des problèmes quotidiens. Bien sur, en confiant ces missions à des sociétés privées (employant peut-être des travailleurs détachés), les collectivités locales et l’État feraient des économies substantielles, et la baisse des dotations de l’État aux collectivités est une incitation évidente à prendre cette voie.

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Non, décidément, ce gouvernement Valls ne peut plus être qualifié de "gauche". Il réalise un projet politique plus libéral encore que ce que Sarkozy rêvait de faire ... Et si Valls devient Président de la République en 2017, ou en 2022, alors le détricotage de nos acquis sociaux sera son grand ouvrage. Je pense d'ailleurs que c'est lui qui se présentera dans deux ans, car sa "droitisation" lui donnerait un avantage sur Sarkozy ou Jupé.

29/03/2015

Conseil départemental de l'Hérault : plus d'écologiste et une obligation de se rapprocher des citoyens

Le Conseil départemental de l'Hérault conserve une majorité de gauche, large majorité d'ailleurs en y ajoutant les élus divers-gauche de Montpellier. Mais ces victoires dans près d'une vingtaine de cantons ne peuvent occulter le poids considérable du Front National, et les nouveaux élus vont avoir l'urgente responsabilité de reconquérir un électorat qui leur a tourné le dos. En effet, ces nouveaux conseillers départementaux ne peuvent pas se satisfaire de cette si faible légitimité démocratique ; ils ne représentent qu'un électeur sur quatre !

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La majorité départementale sortante conserve la majorité absolue, mais sa composition est profondément renouvelée (seulement une douzaine de sortants parmi vingt-huit élus). Elle devra adapter l'organisation des services départementaux et de ses politiques publiques aux nouvelles réglementations issues de la loi NOTRe, mais elle devra surtout consacrer ce mandat à multiplier les passerelles avec les intercommunalités héraultaises et à associer les citoyens aux grandes orientations stratégiques du Département.

Les citoyens ont des critiques et des propositions à faire, les citoyens sont friands de politique, mais ils ont une véritable indigestion de la politique qui leur est servie depuis une dizaine d'années. Car la politique doit être au service des citoyens, et ceux-ci s'estiment de plus en plus abandonnés. Conséquence ? L'abstention et le vote contestataire explosent !

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Bernard Stiegler donnait il y a bientôt un an un entretien à Rue89, et son message est que « les gens qui perdent le sentiment d'exister votent Front national ».

Le philosophe Stiegler appelle à mettre en place un modèle économique « contributif », c'est à dire qui place les femmes et les hommes au cœur du système ! Car le modèle économique actuel incite à de plus en plus d'automatisation, de plus en plus de rendement, et les hommes restent sur le carreau avec des questions existentielles qui peuvent conduire à toutes les extrémités.

Mais ce second tour de scrutin départemental dans l'Hérault ferme la porte de l'assemblée départementale aux écologistes. Le préjudice n'est pas tant pour les candidats eux-mêmes, c'est surtout le risque de voir les questions environnementales reléguées en programmes accessoires ... Surtout que Monique Pétard et Christian Dupraz étaient des élus très actifs sur ce terrain-là au sein de l'équipe sortante.