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17/12/2017

Ateliers municipaux de Paulhan - La phase de bilan de la municipalité a commencé ...

J'ai croisé ces derniers temps de plus en plus de paulhanais qui me disaient ne pas comprendre comment ces futurs ateliers municipaux avaient été conçus ; mes interlocuteurs sont passés devant le chantier de construction, et ça les laisse perplexes ...

Bon, il y a déjà le coût de ce bâtiment, très fièrement affiché à 704 868,31 € TTC sur l'énorme panneau à l'entrée du chantier. Et quand je précise qu'il faut y ajouter au moins 10% de maîtrise d’œuvre (le taux appliqué par l'architecte - Agence Delgado d'Argeliers - n'a pas été communiqué au Conseil municipal, mais c'est au moins ça), plus tous les coûts indirects de publicité et de procédure administrative, nous sommes sans aucun doute autour de 800 k€ TTC. Un bâtiment agricole est en cours de construction derrière PointS pour un coût de 150 k€ environ (selon mes sources), et pour une surface bien supérieure ; cherchez l'erreur ...

Vue_Nord_Panneau_4.jpg

Et puis mes interlocuteurs me demandent pourquoi les portes de ce futur bâtiment municipal sont si étroites ... J'avoue ne pas m'être intéressé plus que ça aux plans des ateliers municipaux, car le maire nous avait dit qu'ils avaient été élaborés avec les agents des services techniques pour répondre au mieux à leurs besoins. Mais ça valait le coup d'aller y faire un tour. Et je suis moi aussi très étonné que les entrées des ateliers municipaux ne permettent pas d'y faire entrer un véhicule, autant pour le stationner que pour qu'il y charger (ou décharger) du matériel. Donc tous les véhicules et engins des services techniques seront stationnés sur un parking extérieur, et le bâtiment ne servira qu'à entreposer du petit matériel (outils, serrurerie, ...), plus disposer de deux bureaux, d'un réfectoire et de vestiaires.

Vue_Est.jpg

Vue_Sud_Ouest_Large_2.jpg

Cette gabegie s'ajoute au fait d'avoir construit en zone agricole, le long d'un corridor écologique à préserver (le long du Rougeac). C'est aussi un bâtiment qui ne manquera pas d'être vandalisé, et le maire nous assènera un énième discours sur les incivilités qui pourrissent la vie du village, ainsi que sur le nécessaire travail de lien social à tisser au quotidien. Je pense que si ces ateliers municipaux avaient élu domicile dans la cave coopérative, alors nous faisions d'une pierre deux coups.

Personnellement, je n'assisterai pas à l'éventuelle inauguration des ateliers municipaux de Paulhan ; je laisse à mes collègues de la majorité municipale le supplice de boire le vin jusqu'à la lie. Mais je suis curieux de lire le discours que la sous-préfère pourra lire ce jour-là ...

16/12/2017

2020 - Objectif parité !

Nos collectivités locales et leurs regroupements en Cœur d'Hérault n'échappent pas à un constat national, celui de l'absence des femmes dans les exécutifs locaux. Le Sénat a d'ailleurs engagé un travail parlementaire en vue d'instaurer des règles apportant plus de parité dans les exécutifs locaux en 2020 ; le tirage au sort est même proposé pour désigner les communes de moins de 1000 habitants qui devront avoir un(e) représentant(e) femme ou homme dans leur conseil communautaire.

ellesaussi.jpgAujourd'hui en France, 8% des EPCI ont une femme présidente, et les exécutifs d'EPCI ne comportent que 18% de femmes (très très loin de la parité). 23% des exécutifs intercommunaux sont exclusivement masculins. Le site Web Elles aussi publie des informations très utiles pour mieux apprécier ce déficit de représentation féminine, mais c'est aussi un site militant(e) qu'il faut soutenir.

Femmes_Executifs_Communautaires.jpg

En Cœur d'Hérault, seul le Lodévois-Larzac avait une femme à la tête d'un exécutif intercommunal, jusqu'au décès de Marie-Christine Bousquet ; cet EPCI compte aujourd'hui 6 femmes dans son exécutif (20%), mais il y a aussi sur ce territoire 5 femmes maire de leur commune (21%). Sur la Vallée de l'Hérault, deux femmes sont au bureau de l'EPCI (18%), et 7 femmes y sont maire de leur commune (25%). La lanterne rouge est détenue par le Clermontais où aucune femme ne siège dans l'exécutif communautaire et aucune commune n'a de femme maire.

La loi est un vecteur important pour gagner en parité dans les assemblées d'élus ; ça a été un fait marquant pour la constitution des assemblées départementales, totalement paritaires, mais aussi pour les assemblées municipales des communes de plus de 1000 habitants. Ce premier pas législatif permet ainsi à plus de femmes d'exercer des responsabilités de premier plan, et ainsi de susciter des vocations.

Mais la loi ne fait pas tout, et il faut aussi y mettre de la volonté politique sur nos territoires. Alors 2020 pourrait se distinguer par un peu moins de testostérone dans les mandats exécutifs, et par une vraie représentation de nos populations ; la France comptait 34,5 millions de femmes et 32,4 millions d'hommes à fin 2016 ...

14/12/2017

H2030, l'eau en partage - Un Observatoire de l'eau sur le Coeur d'Hérault est nécessaire !

Comme toutes les Régions, celle d'Occitanie Pyrénées-Méditerranée n'a pas de compétence opérationnelle directe sur la thématique de l'eau, mais la loi NOTRe leur confère un rôle d'animation et de planification dans l'aménagement de leur territoire. Et c'est au travers du SRADDET (schéma régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires) que la Région intervient sur les cycles de l'eau. Le SRADDET a un caractère normatif (il est prescriptif pour tous les documents infra comme les SCoT, les PCAET, ...), et il est intégrateur au sens où il n'est plus la juxtaposition de schémas mais la formalisation d'une politique régionale d'aménagement.

Le SRADDET de la Région Occitanie Pyrénées-Méditerranée est en cours d'élaboration, et l'exécutif régional jalonne sa démarche de concertations publiques. Sur l'eau, la Région déroule son projet H2O30 depuis maintenant un an, avec pour objectif de valider sa Stratégie régionale de gestion durable de la ressource en eau début 2018.

H2030.png

Cet automne, la Région a lancé une étape de concertation, tout le monde pouvant déposer un cahier d'acteur. Il y a 96 cahiers d'acteurs qui ont été remis, émanant de collectivités locales, d'établissements ou d'agences publiques, de chambres d'agriculture, de fédérations professionnelles, etc. Et c'est intéressant de les feuilleter (ils ont un format standard de 4 pages) pour appréhender les positions des uns et des autres sur l'eau.

Personnellement, j'ai déposé un cahier d'acteur pour le Cœur d'Hérault ; je l'ai fait au nom de mon parti politique parce qu'il fallait indiquer une structure porteuse, mais j'aurai préféré que ce soit en collaboration avec l'un des établissements où je siège (commune de Paulhan, communauté de communes du Clermontais, syndicat de développement du Pays Cœur d'Hérault). Je regrette d'ailleurs leur absence dans cette concertation. Et je suis même très étonné que le syndicat mixte du bassin du Fleuve Hérault  (SMBFH) n'ait pas contribué lui non plus ...

Tous les élus (et surtout les usagers) du territoire étaient pourtant mobilisés sur l'enquête publique autorisant le pompage du Syndicat du Bas Languedoc dans la nappe alluviale de l'Hérault à hauteur du complexe touristique de Lavagnac.  Et dans le même cadre local, la Commission Locale de l'Eau (CLE) du Fleuve Hérault devait produire d'ici la fin de l'année 2017 le Plan de Gestion de la Ressource en Eau (PGRE), un document avec des scénarios basés sur les débits d'objectifs d'étiage (DOE) pour partager et affecter les ressources disponibles entre les usages de l'eau et les secteurs géographiques.

Je ne dis pas ici que personne ne fait rien, mais ce sont souvent les mêmes qui sont au four et au moulin. Or, il faut partager les informations et concerter autant que possible. Et c'est pour cela que j'avais demandé au SYDEL du Pays Cœur d'Hérault de constituer un Observatoire de l'eau. Mais je suis têtu ;-)