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01/10/2011

La Communauté de Communes fait travailler les entreprises des autres régions ...

Le Conseil Communautaire de cette semaine a permis d'apprendre que deux gros chantiers venaient d'être attribués par la commission d'appel d'offres. Un premier chantier de serrurerie d'environ 300.000 € sur le centre aquatique a été attribué à la société Marty (Var), et un second chantier de terrassement de 1.650.000 € sur la Salamane a été attribué à la société Berthouly (Drôme).

Personne ne doute que la baisse du chômage sur le Clermontais soit une priorité pour le Président Cazorla, mais c'est dommage de ne compter que sur Système U pour y arriver ...

Centre aquatique, la gratuité pour les écoles divise le Conseil Communautaire

Jeudi 28 septembre à Fontès, les points relatifs au centre aquatique ont occupé une bonne part de l'assemblée communautaire. Mais la question des tarifs d'entrée au centre aquatique ont fait réagir Christian Bilhac, le Maire de Péret. En effet, les élèves des collèges et des lycées iront gratuitement au centre aquatique au seul motif que le Conseil général et que le Conseil régional ont subventionné le projet ("cela figure dans la convention" précise la présidence de séance).

Mais si le Conseil général et le Conseil régional ont apporté respectivement 1 et 3 millions d'euros, les communes du territoire, au travers de l'intercommunalité, ont apporté les 6 autres millions. Or, le Président Cazorla et son exécutif tiennent à faire payer les communes. Jean-Claude Lacroix a expliqué que le coût du transport et l'entrée pour tous les enfants des écoles était de l'ordree de 74.000 euros par an. La communauté de communes propose de supporter la moitié de ce coût, l'autre moitié étant répartie sur les communes du territoire sur la base d'un tarif unique par élève.

Et Alain Cazorla de préciser en séance le coût par commune :

Aspiran 2 508 €
Brignac 1 548 €
Cabrières 523 €
Canet 6 780 €
Ceyras 2 007 €
Clermont l'Hérault 13 103 €
Fontès 1 123 €
Nébian 2 111 €
Octon 342 €
Paulhan 4 764 €
Péret 1 948 €
Salasc 414 €
   
Part totale des communes (50%) 37 171 €

Si Jean-Claude Lacroix reconnaissait que comme parent ou comme administré de ces communes la gratuité était plus légitime, c'est avec sa casquette de gestionnaire qu'il a justifié cette participation des communes. A noter que pour les communes qui accueillent des élèves de communes voisinnes, il leur faudra certainement répercuter cette charge nouvelle.

Il s'y ajoute le cas particulier de Paulhan qui dispose d'une piscine. Or, les piscines de Paulhan et de Clermont l'Hérault seront désormais gérées par la communauté de communes, et cela dès l'ouverture du centre aquatique. A Paulhan, les enfants d'une dizaine de classes allaient à la piscine au mois de juin ; ils y allaient à pied sans que cela n'ampute trop de temps sur le reste des cours. Alain Cazorla m'a répondu qu'il ne savait pas ce qu'il allait faire avec la piscine de Paulhan, en tous cas vis à vis des élèves ... Or, il est important de savoir qu'à l'occasion du transfert de la piscine de la commune de Paulhan vers la CCC, il y a aussi un transfert des charges financières. La commune de Paulhan continuera d'imputer sur son budget principal ce que lui coûtait sa piscine. Alors, d'y rajouter 4.764 € pour envoyer les enfants de Paulhan à Clermont l'Héraultt est un peu fort de café ...

Mais le souci de la Communauté de Communes est de trouver des financements pour combler le déficit de fonctionnement prévu. Je rappelle les chiffres annoncés lors du débat d'orientation budgétaire du début d'année : 875.000 € de charges de fonctionnement contre 611.000 € de recettes, dont 200.000 € attendus des écoles, des collèges, des lycées et des associations. L'équipe d'Alain Cazorla a préféré réaliser ce projet en régie plutôt qu'en délégation de service public, et c'est un équipement qui devra être  financé par nos impôts à tous, chaque année.

Ce débat sur le financement des communes sera tranché lors d'un prochain Conseil Communautaire, mais il aurait été préférable d'associer les communes et les élus communautaires beaucoup plus en amont. Mais avec Cazorla, l'effet d'annonce venu d'en haut prime sur la concertation.