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25/04/2018

Le fiasco de la Salamane

Depuis 2008 que je suis élu communautaire sur le Clermontais, la zone d'activités de la Salamane est un véritable boulet. En 2008, le Président Alain Cazorla ouvre deux budgets annexes pour des zones d'activité économique, l'une à Clermont-l'Hérault (ZAE des Tanes-Hautes) et l'autre à Paulhan (ZAE de Vareilhes). Mais au même moment la centrale d'achats de Système U vient chercher 20 hectares pour s'installer à Clermont-l'Hérault, et depuis 2009 nous vivons au rythme de la Salamane. Mais pas selon un plan de développement qu'auraient élaborés les élus communautaires, non, mais au grès des propositions d'installation. Alain Cazorla a clôturé la ZAE des Tanes Hautes en 2012 et la ZAE de Vareilhes est à l'abandon. C'est un fiasco politique !

Nouvel épisode du feuilleton Salamane ce mois-ci avec la visite du préfet sur site le 12 avril. Il était prêt à lever le refus d'installer des commerces de détail à la Salamane, à certaines conditions, mais ce jour-là le maire de Clermont-l'Hérault se faisait l'écho des commerçants de sa commune en refusant lui aussi tout commerce à la Salamane. Et comme c'est lui qui délivre les permis de construire, la messe était dite.

C'est ce que le président Jean-Claude Lacroix a souhaité expliquer à son conseil communautaire ce mercredi soir, et il a été clair : aucun commerce ne s'installera à la Salamane, c'est sans appel. Les prises de parole sont essentiellement venues des conseillers de Clermont-l'Hérault, auxquels les vice-présidents de la CCC et leur président ont tenté d'apporter des réponses. Ce que j'en ai retenu c'est que beaucoup d'élus se sont dit trahis par des commerçants avec qui ils étaient en discussion depuis des mois, et avec une charte à la clé. Le mercredi 11 avril, les commerçants de Clermont-l'Hérault et leur maire Salvador Ruiz étaient d'accord pour tenir le même langage devant le préfet, mais le lendemain à l'issue de la visite de ce dernier ils l'informaient d'un avis contraire ...

JCL_Plan_Salamane_2.jpg

Et la rencontre prévue ce jeudi 26 avril avec les commerçants de Clermont-l'Hérault n'a guère d'autre intérêt que de crever l’abcès ; pourquoi ? Jean-Claude Lacroix avait appris à gérer l'hostilité de l'association Commercer et Investir en Clermontais (CIC) et de son président Thierry Viala, mais il a été décontenancé par la volte-face de l'association Clermont à plein cœur, de sa présidente Béatrice Fabre, ainsi que de la CCI.

Le 11 avril en Conseil communautaire, avec un ordre du jour consacré au vote des budgets, Jean-Claude Lacroix avait annoncé que si la réunion du lendemain se concluait sur un véto alors le budget annexe de la Salamane aurait besoin, en 2019, d'une subvention d'équilibre proche de celle accordée au centre aquatique, on est là autour du million d'euros. Mais ce soir devant l'assemblée communautaire, le président Lacroix a réfuté le terme de fiasco financier parce que ses services ont changé leur fusil d'épaule dès le lendemain de la visite du préfet. Il n'était plus question de geler 15% des lots cessibles pour du commerce, mais il fallait désormais ressortir des cartons tous les pétitionnaires en attente, et dans le domaine des services, de l'artisanat et de l'industrie. Aussi, le vice-président au développement économique, Olivier Brun, annonçait ce soir que la Salamane aurait bientôt tous ses lots commercialisés.

Mais à la sortie du conseil ce soir, les conseillers en étaient encore à se poser des questions ; tout le monde n'avait pas tout compris ...

Plan_Salamane_2.jpgPremière interrogation sur les lots contestés, ceux qui devaient accueillir des commerces, Jean-Claude Lacroix les a pointé comme les zones coloriées en bleu sur le plan de masse de la Salamane. Ce sont deux zones pour lesquelles la communauté de communes fera une moins-value financière en les vendant à des entreprises non commerciales. Or, la pomme de discorde qui aurait fait changer d'avis le maire de Clermont-l'Hérault et les commerçants, c'est le projet de SPM sur la pointe devant Système U, parce qu'au lieu d'y avoir une salle des fêtes, un espace pour les produits régionaux, un vétérinaire, ... il y a désormais un Buffalo Grill (contesté par le préfet lui-même) et des cellules commerciales à la location. Jean-Claude Lacroix nous a invité à aller sur Internet pour voir ce projet, et c'est en effet celui qui est sur la pointe, dans ce "triangle" :

Projet_Aquila_SPM.jpgAu final, on sort de là encore plus interrogatif qu'en y entrant ... Qu'est-ce qu'il y aura demain à côté de la station service Leclerc actuellement en construction et qui devrait être ouverte en juin ? Le projet de SPM verra-t-il ses permis de construire accordés par le maire de Clermont-l'Hérault ?

L'autre interrogation qui préoccupe les élus de Clermont-l'Hérault, c'est l'avenir des commerçants des Tanes-Basses qui pensaient investir à la Salamane pour échapper à des loyers prohibitifs qui les asphyxient ; vont-ils quitter Clermont-l'Hérault ? Et nous avons assisté à un ping-pong entre Marie Passieux qui attendait du président de la CCC qu'il fasse des propositions, et ce dernier qui lui répondait qu'il ne pouvait pas se substituer au maire de Clermont-l'Hérault ... Sauf qu'il y a un SCoT en cours d'élaboration, avec un Document d'Aménagement Commercial qui distribuera les zones commerciales entre Lodève, Gignac et Clermont-l'Hérault, et que le PLU de Clermont-l'Hérault permet des extensions urbaines, comme par exemple sur les Tanes-Hautes.

Pour conclure, je considère que la Salamane est aussi un fiasco économique, parce qu'à ne se focaliser que sur cette ZAE depuis bientôt 10 ans, que l'exécutif continuait ce soir de considérer comme une mine d'or, le Clermontais a tourné le dos au développement touristique, à l'agriculture et à l'artisanat, autant de filières qui peuvent créer de l'emploi et contribuer à un véritable projet de territoire. Par exemple, nos voisins de la Communauté de communes du Grand Orb sont ainsi plus multi-sectoriels, et plus offensifs en matière de tourisme (que nous le sommes avec nos seuls offices de tourisme), puisque le Grand Orb prévoit de créer un établissement d'hôtellerie de plein air moderne, et avec une expertise prise en charge par Hérault Tourisme qui doit être finalisée au printemps.

Mais le Clermontais ne pèsera pas grand chose dans le futur SCoT si l'exécutif intercommunal continue à phosphorer en petit cercle restreint. En exposant ce soir ma vision de la sectorisation du Clermontais, le président Lacroix m'a répondu qu'un bureau d'études était venu animer trois demi-journées de brainstorming, et que tout cela avait déjà été écrit ; qu'il fallait relire les compte-rendus. Sauf qu'aucun conseiller communautaire n'a jamais été invité à ces réunions et qu'aucun compte-rendu n'en a jamais été diffusé. Alors que nous avons pourtant une commission économique. Non, la démocratie sur le Clermontais ne se réduit qu'à la chambre haute, celle du conseil des maires (cf. ma note sur le bicamérisme local). Il faut ouvrir portes et fenêtres pour aérer tout ça ;-)

22/04/2018

CCC, le développement économique en question ... C'est quoi au juste la question ?

Ce mercredi 25 avril se tient une assemblée communautaire exceptionnelle sur le thème du développement économique, et cela au lendemain d’un refus officiel des services de l’État que s’installent à la Salamane des entreprises commerciales. C’est une nième illustration que nous avons mis tous nos œufs dans le même panier depuis bientôt 10 ans ; le panier de la Salamane. Or, le président Lacroix le disait à qui voulait l’entendre, et devant l'assemblée communautaire il y a 3 ans au début de son mandat : « avec la Salamane, nous sommes assis sur une mine d’or ». Le même crédo que son prédécesseur Alain Cazorla qui nous faisait déjà miroiter des lendemains fastes.

Mais le développement économique (je reviens à l'ordre du jour du Conseil communautaire) se mesure très mal aujourd’hui, ici et dans le reste du monde d'ailleurs. Il est en effet mesuré au nombre d’entreprises créées, aux chiffres d’affaire cumulés, aux investissements réalisés, aux exportations, etc. Ce sont là des critères macro-économiques de richesse qui sont surtout utilisés par ceux qui en ont ... de la richesse. Moi, je ne vois que deux critères pertinents de développement économique, et sans priorité entre les deux, c’est la création d’emplois et c’est l’augmentation des recettes publiques, des collectivités locales et de l’État. Plus d’emplois, c’est la possibilité pour plus de nos concitoyens de faire vivre leur famille, de donner à leurs enfants tous les moyens pour réussir, de s’acheter une alimentation de qualité, de se soigner, etc. Plus de recettes publiques, c’est la capacité pour les collectivités et pour les services de l’État de pourvoir des services publics de qualité pour tous. Et puis il faut aussi se conserver de la capacité de financement pour investir. Voilà trois indicateurs que nous devrions avoir gravés au-dessus de nos têtes de conseillers communautaires : ce sont les trois pieds qui donnent sa stabilité dans le temps à notre EPCI.

Que valent ces trois indicateurs sur le Clermontais ?
radar.jpg1. Pour la création d’emplois, c’est un indicateur que nous ne mesurons pas suffisamment localement ; mais nous savons, au travers des données de l'INSEE sur les bassins de vie du Clermontais et du Paulhanais, qu’il n’est pas bon. 2. La CCC a montré au travers des services qu’elle proposait aux publics qu'elle était attachée à ce côté redistributif ; certainement nos casquettes d’élus municipaux où les solidarités sont prépondérantes dans notre relations à nos administrés. 3. Sur l’investissement, je me contenterai de rappeler les propos de Christian Bilhac, en séance, effaré de l’écart entre la section de fonctionnement et la section d’investissement de notre budget communautaire.

Par contre, je ne voudrai pas que le développement économique ne soit perçu qu’au travers des zones d’activités de Clermont-l’Hérault. Je considère que le Clermontais dispose de quatre principaux axes de développement économique : le tourisme, l’agriculture, l'artisanat et le commerce.

Guingette_relais_Octon.jpgSur le tourisme, nous faisons semblant. Nous nous satisfaisons de doter les offices de tourisme et de mesurer leur fréquentation pour en faire un programme d’actions. Mais c’est quoi le tourisme sur le Clermontais ? Principalement le Salagou, des campings, des restaurants, des sites de loisir et d’activités de plein air, des sites patrimoniaux, des domaines viticoles et des paysages magnifiques ; que faisons-nous pour chacun d’eux ? Rien. Nous ne sommes en rien des partenaires dont les professions du tourisme ont besoin pour se développer, alors ils font sans la CCC et l’activité touristique évolue au grès des investissements privés. Que faisons-nous par exemple pour l’oenotourisme ? Pour les restaurants,pour les festivals, pour les campings, pour l’hôtellerie, … ?

Permaculture.jpgSur l’agriculture, alors là c’est incompréhensible. Et pourtant, avec autant d’agriculteurs dans nos conseils municipaux et au sein même du conseil communautaire, c’est insensé. Depuis 10 ans que je siège à la CCC, pas une seule délibération pour développer les activités agricoles. Au contraire, le projet de la Salamane a détruit 70 hectares de terres agricoles fertiles et irriguées. De jeunes agriculteurs, pour alerter sur le fait qu’ils étaient les grands oubliés de nos actions de développement économique, ont récoltés du blé l’été dernier à la Salamane, et ils avaient ensuite été invités à venir participer à une commission Agriculture … qui n’a jamais vu le jour. Quant au projet de « territoire en transition » porté par la commission Environnement, il demeure très virtuel …

Restauration_patrimoine.jpgL’artisanat est là encore un secteur délaissé. Je note que l’absence de Programme Local de l’Habitat, alors que nos voisins du Lodévois et du Gignacois en sont dotés, est une faute. Un PLH permet aux entrepreneurs d’avoir un horizon, tout comme le serait un engagement plus déterminé dans le programme d’intérêt général (PIG) du Département autour du logement.

Tanes_Basses.JPGAlors le commerce, et puisque c’est pour ça que nous serons réunis le 25 avril, il faut lire le Diagnostic Stratégique Territorial du SCoT Cœur d’Hérault : « La ville de Clermont-l’Hérault s’affirme comme la principale polarité commerciale du territoire. La moitié des surfaces commerciales de plus de 300m² du territoire y est implantée. L’offre en grands commerces alimentaires et non alimentaires y est la plus diversifiée du territoire. La commune concentre également la majorité des garages automobiles. Le centre-ville dispose d’une offre également importante en commerces de détail de moins de 300 m²».

Il serait donc ridicule de nous auto-flageller. Surtout que s’y ajoutent des associations de commerçants, d’artisans et d’entrepreneurs qui sont très dynamiques (i.e. beaucoup d’adhérents actifs), et qui sont demandeuses de concertations et de co-construction sur le développement économique. Sur le commerce, il y a par contre un gros travail à faire pour articuler le centre-ville des secteurs périphériques, et cela vaut pour Clermont-l'Hérault comme pour Paulhan.

Tanes_Basses_Entree_Sud.JPGReste la question des zones d'activités économiques. Mais quel est aujourd’hui le taux de remplissage des Tanes-Basses par exemple ? Comment la CCC peut-elle agir sur l’utilisation du foncier (nous savons que les loyers y sont prohibitifs) et sur une meilleure attractivité de cette zone ? Pour info, la CCC a clôturé le 28 mars 2012 le budget annexe de la ZAC des Tanes Hautes qui avait été ouvert le 28 mai 2008, à un moment où sous l'ère Cazorla il était plus prioritaire de remplir la Salamane.  Pourquoi ne pas retravailler sur ce secteur des Tanes Hautes qui est en pleine continuité entre les Tanes Basses et le carrefour de l’Europe ?

Je n’oublie pas, au passage, les zones d’activités sur Paulhan, où la CCC est totalement absente ce mandat-ci. La zone de La Barthe, clôturée budgétairement puis ré ouverte pour 4 hectares d’activités commerciales, et la zone de Vareilhes en sommeil profond depuis 2008.

Salamane.jpgQuant à la Salamane, combien de foncier est encore cessible après que les activités commerciales y soient désormais déclarées interdites ? Il faut y développer des filières économiques pourvoyeuses d'emplois Souvenons-nous qu’en 2009 Système U avait présenté son arrivée comme tête de file d’activités de la logistique, c’est-à-dire autour du transport longues distances. La promesse n'a pas été tenue, mais par exemple nous avons vendu des parcelles aux autocars Ginhoux ; peut-être y a-t-il toujours une filière à explorer autour de ces entreprises-là. Un (ou des) garages de réparation et d’entretien d’autocars et de camions ne pourrait-il pas s’y installer ? Avec , pour faire le lien avec l’emploi, des formations d’apprentis.

Alu.jpgAvec Chausson Matériaux, à qui la CCC vient aussi de vendre des lots pour s'installer à la Salamane, ce sont les métiers de la métallurgie qui sont ciblés ; une convention avec le CFA de Baillargues et le lycée du Cep d’Or permettant de former des apprentis est à l'étude. Et je n'oublie pas le Syndicat Centre Hérault avec qui des partenariats pourraient être conclus pour écouler les déchets métalliques (cf. économie circulaire).

La situation est donc très mitigée ; nous sommes défaillants pour le tourisme et pour l'agriculture, nous avons sur Clermont-l'Hérault une attractivité commerciale assez enviable pour le Cœur d'Héraut (et avec du potentiel à Paulhan sur la Barthe et à Clermont-l'Hérault sur les Tanes Hautes), et pour la création d'emplois nos zones d'activités économiques doivent développer des filières discriminantes.

19:32 Publié dans CCC, Economie | Lien permanent | Commentaires (0)

21/04/2018

ZAD de NDDL, l'esprit de Huckleberry Finn

De quoi la ZAD de Notre-Dame-des-Landes est-elle la représentation ? Longtemps elle n'a été qu'une mobilisation très hétérogène pour s'opposer à un projet d'aéroport, un projet pensé il y a très longtemps et auquel tous les notables de la région s'étaient attachés, comme ils n'accordent d'ailleurs d'intérêt qu'à ce qui brille ... pour eux.

Et il ne faut pas croire que Macron aurait été touché par l'écologie quand il a décidé de mettre fin à ce projet. Il voulait surtout réussir un coup politique, en rupture avec tous ses prédécesseurs, et puis il ne voulait pas débuter son mandat présidentiel avec des accidents mortels à l'occasion d'évacuations musclées, comme à Sivens. Le climat (cf. COP21), la modernité économique et le changement ont alors été ses arguments.

Assemblee_ZAD_2016.jpg

Mais aujourd'hui cette ZAD est une pièce à deux faces : pour les zadistes, elle demeure une opportunité pour expérimenter un autre monde, et pour les autorités locales et nationales, elle est une tâche dans le système uniforme qui doit s'imposer à tous. Et Nicolas Hulot a très bien résumé cette dualité dans cette phrase qui lui restera collée comme un sparadrap : « L'écologie n'est pas l'anarchie ». Pour le ministre de la transition écologique et solidaire, l'écologie est une affaire trop sérieuse pour la laisser entre les mains de doux rêveurs ... Non, une société écologique ne le deviendrait qu'avec le concours d'entreprises spécialisées, bref avec des gens très diplômés et très sérieux. Parce que la transition écologique ne serait qu'une activité économique comme une autre, et surtout une source de profits pour des industriels et des financiers.

Les témoignages de zadistes exacerbent le sentiment que la société enferme, écrase, uniformise, et surtout elle n'offre plus aucune possibilité de vivre autrement. Ainsi, il est reproché aux zadistes qui produisent leur lait, leurs œufs, leurs légumes, ... de ne pas respecter les règles sanitaires standard, alors que ceux-ci se contentent de reproduire des pratiques qui avaient cours il y a quelques décennies à peine.  Par contre, personne ne semble s'alarmer que toutes formes d'allergie touchent aujourd'hui 40% des français ; il y a maintenant 40 fois plus de consultations en urgence pour des personnes présentant des manifestations sévères qu'il y a 10 ans. Notre mode de vie moderne qui est maintenant la norme s'accompagne de pathologies toujours plus conséquentes ... et on pointe du doigt ceux qui voudraient vivre autrement ?

ZAD_Construct.jpg

André Gorz, Jacques Ellul, Ivan Illich, Bernard Charbonneau, ... autant d'intellectuels qui ont théorisé l'écologie politique dans le sens où elle doit inévitablement rompre avec la dictature d'une développement économique accumulateur de bien et prédateurs des ressources naturelles. Et on peut, sans les trahir, les qualifier d'anarchistes. Le mouvement des territoires en transition, qui vise à retrouver des formes de résilience locale, n'est-il pas lui aussi transgressif ? Et comme le disait le député François Ruffin sur France Info le 15 avril, « nous avons tous en nous quelque chose d'Huckleberry Finn ».

Ruffin_Hunck.jpg

La présidence Macron, c'est le triomphe du pragmatisme sur les valeurs, la primauté du réel sur l'idéal, et si son modèle de société désespère la jeunesse, alors il l'invitera à trouver d'autres chemins de foi ... Je ne sais pas s'ils étaient nombreux il y a un an à voir en Macron une sorte de Christophe Collomb du 21ème siècle, mais on a plutôt gagné un nouveau Bernard Gui :=(

02:29 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)