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14/03/2015

Parlons d'eau !

Dans le cadre de la campagne des élections départementales pour le canton de Lodève, notre quatuor de candidats organise une réunion publique à Soubès ce lundi 16 mars, à 18h30 sous la mairie, avec une thématique spéciale sur l'eau.

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Alors pourquoi l'eau ? Nous savions que cette thématique était incontournable dans le cadre de nos prises de position, mais c'est au fil des rencontres pendant cette campagne qu'il nous est apparu nécessaire de faire un focus sur l'eau.

Ainsi, lors de notre réunion publique à Ganges, les interventions sur l'eau ont largement occupé nos échanges. Et à Ganges, c'est la qualité de l'eau potable qui provoque la discorde. L'eau potable est pompée dans l'Hérault en aval de l'embouchure de la Vis et surtout en aval de Saint-Laurent-le-Minier et de ses vestiges miniers qui distillent dans la rivière de grosses quantités de métaux lourds et d'arsenic. Le site des Malines n'est pas le seul vestige industriel de l'exploitation minière, toute cette bordure des Cévennes a ses sols et ses sous-sols fortement pollués (cf. excellent site d'information : http://webdoc.rfi.fr/pour-suites/enquete-pollution-cachee...), et l'eau qui ruisselle et alimente les nappes est celle qui arrive aux robinets des usagers. L'ARS impose une chloration importante de l'eau, mais cela la rend encore plus repoussante. Le principe "pollueur/payeur" revient souvent dans nos échanges, mais comment faire payer des pollueurs qui ont disparu depuis bien longtemps ? Et pourquoi l’État est-il autant absent ?

Je l'ai évoqué dans une précédente note, la question des Cent Fonts est toujours d'actualité. Tellement d'actualité que la commission sur l'eau de la Communauté du Grand Pic St-Loup avait jeudi 12 mars à son ordre du jour une intervention des techniciens du Conseil général sur ... les Cent Fonts ! Derrière l'exploitation de cette résurgence, c'est toute la question des destinations de l'eau qui est posée. Nous avons par exemple été interpellés sur les besoins en eau potable de l'aire de repos du Caylar et des connexions de réseaux qui permettent de transporter l'eau sur des dizaines de kilomètres.

Autre actualité sur l'eau, mais à l'ouest de ce magnifique canton rural, la volonté affirmée par les services de l’État (DDTM et Préfecture) le 9 mars dernier à Gignac, à l'occasion d'une réunion organisée par la chambre d'agriculture, de classer le bassin du fleuve Hérault en zone de répartition des eaux (ZRE). Ce classement n'est pas anodin, il soumettrait à déclaration ou à demande d'autorisation tout nouveau prélèvement non domestique dans toutes les communes du bassin versant de l'Hérault. Et c'est aussi la vocation du lac du Salagou qui est à nouveau évoquée : tourisme ou irrigation ? Midi Libre a proposé un article très intéressant sur le sujet, et il est urgent que la réflexion ne se limite pas à un cénacle d'élus et de représentants des acteurs concernés.

D'où notre proposition clé pour ces élections, celle de constituer des fabriques citoyennes, lieux de débats permanents entre élus et citoyens pour co-élaborer les projets qui aboutissent à des délibérations de nos assemblées. Et ça démarre le 16 mars à Soubès ; venez nombreux !

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