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12/08/2014

Sénatoriales du 28 septembre 2014 - EELV Languedoc-Roussillon a désigné ses candidats

Comme cela avait été décidé par le Conseil fédéral d'Europe Ecologie Les Verts en juin dernier, le parti de l'écologie politique présentera des candidats partout en France, et en l'occurrence dans les trois départements du Languedoc-Roussillon.

Dans l'Aude où le scrutin est uninominal et où il y a deux sièges pour le Palais du Luxembourg, les candidats EELV seront Claude-Marie BENSON et Christian RIEUSSEC ; leur suppléant(e) respectif(ve) sont Daniel DEDIES et Marie-Laure ARRIPE.

Dans le Gard où trois sénateurs sont à élire au scrutin de liste proportionnel, la liste EELV sera composée de : Franck MEDINA, Dominique ANDRIEU-BONNET, Jean-Pierre BRUDIEUX, Ghislaine LONGHI et Martial JOURDAN.

 

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Enfin, dans l'Hérault où se sont quatre sénateurs qui sont à remplacer, les écologistes présentent la liste suivante : Michèle COMPS, Laurent DUPONT, Agnès GIZARD, Abdel BENBAKIR, Zina BOURGUET et Michel LENTHERIC.

Ces candidatures validées par l'instance régionale d'EELV en Languedoc-Roussillon vont désormais faire l'objet d'un arbitrage national par le bureau exécutif du parti. L'ensemble des candidats pour les 178 sièges à la chambre haute du Parlement seront présents aux journées d'été d'Europe Écologie Les Verts qui se tiennent du 21 au 23 août à Bordeaux, une occasion de se ressourcer avant de se lancer dans une campagne difficile.

Par son mode de scrutin indirect, c'est une élection peu favorable aux écologistes, car ce sont les grands électeurs (parlementaires, élus locaux et délégués des grandes villes) qui votent ; cette élection se déroule dans une relative intimité et les réseaux d'influence jouent à fond. Sauf que les élus locaux s'interrogent de plus en plus sur leur avenir et sur celui de la gouvernance de leur collectivité, et qu'ils seront-là plus vigilants sur les promesses des candidats. Il y a 3 ans, la gauche avait conquis le Sénat en critiquant fortement le projet de "Conseiller territorial" du Président Sarkozy, synonyme de suppression à terme des Conseil généraux et avec la clause de compétence générale en ligne de mire. Aujourd'hui, le projet des socialistes est celui-là, avec d'autres termes et d'autres arguments, et l'issue du scrutin le 28 septembre devrait être un simple retour de balancier.

Or, les élus locaux ne sont pas des imbéciles et on peut leur parler sans faire mille détours. Par ailleurs, un mandat d'élu local n'est pas une fin en soi ; un élu local s'investit énormément pour le logement de ses administrés, pour leurs capacités de déplacement, pour le potentiel économique de son territoire, pour l'accès aux offres de soin de proximité, pour un environnement protégé qui garantisse la qualité de vie de tous les habitants, etc. Et avec le levier de l'intercommunalité, les élus communaux ont juste besoin de compétences clairement identifiées, portées par des acteurs territoriaux ayant les moyens et les ressources pour les assumer.

La réforme territoriale qui sera votée d'ici la fin de l'année au Parlement avec deux lois complémentaires ne doit pas être appréhendée comme un mauvais sort que le gouvernement voudrait jouer aux élus locaux, mais il faut s'appuyer sur une nouvelle organisation territoriale pour que les élus locaux soient plus efficaces dans les politiques publiques mises au service de l'intérêt général.

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