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26/02/2014

La courbe asymptotique du chômage en France

Les chiffres du chômage publiés aujourd'hui par la DARES (direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques) témoignent de la persistance d'un nombre record de demandeurs d'emplois. Depuis l'arrivée de François Hollande à l'Elysée, ce sont 400 000 demandeurs d'emploi de catégorie A supplémentaires qui sont à dénombrer. Ainsi, même le pacte de responsabilité proclamé comme le Graal de la politique économique du Gouvernement ne permettrait pas de revenir à la situation de mai 2012 ! En effet, des simulations demandées par le Gouvernement et réalisées par la Direction générale du Trésor, l'Insee et l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) montrent que l'allègement de 10 milliards d'euros des charges des entreprises permettrait de créer entre 220 000 et 300 000 emplois sur 5 ans.

La courbe ci-dessous est cruelle :

Chomage_janvier_2014.JPG

Et si on observe sa tendance, elle est asymptotique (cf. courbe en rouge) ; cela signifie que dans le système actuel le chômage va continuer à croître. Il va croître de plus en plus doucement, mais il va croître encore. C'est ça que le Gouvernement Ayrault-Sapin-Moscovici a expliqué en fin d'année 2013 par la "baisse de la hausse" ...

Une seule solution, il faut changer le système. Alors ça peut se traduire par une inversion de la démographie qui engendrerait automatiquement une décroissance d'arrivée de nouveaux actifs. Mais ça peut aussi se traduire par un meilleur partage du travail, avec par exemple la semaine des 4 jours. En tous cas, ce n'est pas en faisant des cadeaux aux entreprises ou en faisant de tous les acquis sociaux des privilèges qui handicapent le développement économique de notre pays que le chômage baissera.

De plus en plus de pays dans le monde qui évoluent dans le même système économique libéral, dérégulé et vassalisé aux oligarchies financières, mais qui ne partent pas avec le même niveau de richesse que la France s'enlisent dans le chaos. L'actualité en Ukraine en témoigne ; une insurrection populaire met fin à une pseudo-démocratie, mais ce pays est en situation de cessation de paiement. Les printemps arabes ont abattu des dictatures pour que le peuple puisse reprendre en main son destin, mais les populations constatent que la mondialisation économique ne leur fait aucun cadeau.

Continuons de manger notre pain blanc, en tous cas pour ceux qui en ont encore les moyens, mais l'issue en sera d'autant plus brutale que l'espoir d'une croissance économique salvatrice s'envolera ...

23/02/2014

Gare de Paulhan : Alain Cazorla fait volte-face :=(

C'est à l'occasion du vote du budget 2013 que j'étais intervenu en Assemblée Communautaire pour dénoncer le "deux poids et deux mesures" à propos de l'avenir des gares de Clermont l'Hérault et de Paulhan. La SNCF avait mis ces deux gares à la vente et la Communauté de communes se portait acquéreur de la seule gare de Clermont l'Hérault ...

Le 24 mars 2013, je m'interrogeais sur cette "exception Clermontaise" ; cf. note sur le blog ecopol34.
Le 2 avril 2013, suite au Conseil Communautaire, j'exprimais la tenacité qui serait celle des élus de Paulhan ; cf. note sur le blog ecopol34.
Le 18 septembre 2013, l'Assemblée communautaire votait à l'unanimité l'acquisition de la gare de Paulhan pour un montant de 183 000 €, mais avec une aide financière de 50% de la part du Conseil général à condition que cette gare soit dédiée à du logement social. Cf. délibération de la CCC.

Mais patatras, nous apprenions il y a quelques jours que la Communauté de communes représentée par son Président Alain Carzorla avait finalement renoncée à cette acquisition. Le motif officiel était que la gare de Paulhan contenait des canalisations en plomb, de l'amiante et qu'il fallait reloger deux locataires pendant les travaux. Il faut noter au passage que la gare de Clermont l'Hérault, qui a le même âge que celle de Paulhan, contient elle aussi du plomb et de l'amiante ...

Mercredi 19 février en Assemblée communautaire, j'ai donc interpellé le Président Cazorla après que Jean-Claude Lacroix ait annoncé que l'opération d'acquisition des gares était budgétairement close, cette opération se limitant à l'achat de la gare de Clermont l'Hérault. Pour la commune de Paulhan, c'est un déni de solidarité communautaire, surtout que la Communauté de communes dispose d'une capacité financière bien plus importante que la commune de Paulhan pour lancer une opération de logement social dans une ancienne gare ...

Alain Cazorla n'a pas apporté d'explication plus satisfaisante. Le maire de Paulhan, Bernard Soto, a ensuite pris la parole pour expliquer que la commune de Paulhan ne pouvait pas laisser la SNCF vendre la gare à n'importe quel aménageur. Bernard Soto avait contacté les jours précédents Michel Gaudy (vice-président du Conseil général délégué aux finances) ainsi que le Président Vézinhet pour que l'aide de 50% accordée par le Département à la Communauté de communes pour l'achat de la gare de Paulhan puisse être transférée à la commune. Et cette demande a été satisfaite.

Le Conseil municipal de Paulhan aura donc à son ordre du jour du 4 mars 2014 une délibération pour que la commune acquière la gare de Paulhan. Cette gare fera l'objet d'un aménagement pour être réhabilitée et pour proposer du logement locatif aidé.

17:25 Publié dans CCC, Paulhan | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gare

22/02/2014

Election municipale, une parenthèse politique privilégiée !

Bientôt un mois sans publier aucune note, mais ce n'est pas faute de matière ... c'est parce que je cumule actuellement mes obligations privées, mon activité professionnelle, mon mandat de maire-adjoint et une campagne des municipales exaltante. J'ai déjà été candidat aux cantonales en 2004 et aux législatives en 2007, et puis j'ai été étroitement impliqué dans les régionales et les européennes de 2004, mais ces scrutins-là ne placent pas les campagnes électorales au plus près des gens. Des conférences de presse, des interviews, des réunions publiques et des publications ne remplacent pas cet échange privilégié entre un élu local et ses concitoyens. Et plus encore pour un second mandat, car il faut défendre un bilan en même temps que l'on promeut un nouveau projet de mandat. Et là, on ne peut pas mentir, on ne peut pas faire des promesses sans lendemain, car six ans après il faut rendre des comptes !

Et puis l'élection municipale donne l'occasion aux citoyens de rencontrer et d'interpeller des femmes et des hommes politiques qui pour la quasi-totalité réalisent leurs promesses électorales. Alors que les députés par exemple, se souvient-on encore de leur projet potitique ? Et pour le peu qu'on s'en souvienne, ne lui ont-ils pas tourné le dos ?

Sans oublier nos ministres qui sont devenus totalement apolitiques. Benoît Hémon incarnait la gauche du Parti Socialiste, aujourd'hui il se félicité de ses "class actions" ou encore de son combat pour faire baisser les prix des soins optiques. Et je n'épargne pas Cécide Duflot qui n'a plus aucune opinion politique sur le fiasco attendu du débat national sur la transition énergétique, mais elle se félicite de ses lois sur le logement. Bref, nos ministres font l'impasse sur tout idéal politique pour ne plus parler que de leur ministère : Sapin fait baisser la hausse du chômage, Le Drian s'occupent de nos armées au Mali et en Centre-Afrique, Montebourg accumule les sauvegardes d'entreprises, Tobira s'est enfermée dans les rouages de la chancellerie place Vendôme, etc. Voyez comment ces ministres répondent aux journalistes quand on les interroge sur la tournure sociale-libérale du mandat de François Hollande et de son flirt appuyé avec le MEDEF, ils ne parlent plus alors que de leur seul ministère.

Le Maire est finalement le seul politique qui peut encore changer la vie des gens, en positif comme en négatif. D'où le vif intérêt des électeurs pour les municipales, car dépendent de ces futurs élus des investissements spécifiques : plus de social, plus d'associatif, plus de sport, plus de culture, plus d'urbanisation, plus de qualité de vie, plus de développement économique, etc.

Deux scrutins avaient jusqu'à présent en France la plus forte participation électorale, c'est l'élection présidentielle et l'élection municipale. Et je pense que la désillusion engendrée par les mandats des derniers Présidents de la République va pousser les citoyens à s'intéresser aux élections municipales, à en faire le dernier rempart de notre démocratie représentative chancelante.

En tous cas, si dans les prochains jours je me fais plus discret sur mon blog, vous pourrez me retrouver sur le blog de la liste Paulhan Avenir à laquelle je participe activement.

00:06 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2)