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07/04/2013

Penser global pour agir localement, c'est la démarche retenue à Pézenas par l'association BVAP

Vendredi dernier, l'association "Bien vivre à Pézenas" organisait une réunion publique sur les thèmes de l'emploi, du logement, du commerce, de l'agriculture et des transports de l'échelle régionale à l'échelle locale. Mais c'est essentiellement le projet des jardins de Bonneterre qui était en filigrane de cette réunion où le directeur régional de la SNCF a préféré ne pas venir.

Les intervenants se sont essentiellement focalisés sur la croissance démographique, sur l'urbanisation et sur les transports en région Languedoc-Roussillon. La densification urbaine, plutôt horizontale que verticale d'ailleurs, a rivalisé avec la densification commerciale. La segmentation des activités humaines dans une ville oblige ses habitants et ses usagers à des déplacements de plus en plus longs. L'exemple de Montpellier a souvent été cité, avec ses cités dortoirs en périphérie, des quartiers comme Euromédecine ou le parc Eureka, et des zones commerciales et de loisirs comme Odysseum.

Or, même les enseignes de la grande distribution reviennent à des formules de magasins de quartier, car à partir de six commerces et un millier d'habitants un quartier est économiquement viable. Et cela vaut aussi pour les villes moyennes qui doivent penser leur urbanisation en quartiers avec des équipements publics, une école, quelques magasins et des locaux professionnels.

Mais le thème qui a été le plus absent de cette réunion, c'est l'emploi. Or, tous ces grands projets régionaux comme la raffinerie de Port-la-Nouvelle, l'Hinterland de Poussan, la ZAC de la Salamane à Clermont l'Hérault, Agrexco sur le port de Sète, ... sont systématiquement justifiés par la création d'emplois. On ne peut donc pas opposer une autre vision du développement économique d'une ville comme Pézenas, à l'inverse du projet commercial sur Bonneterre, sans avancer un contre-projet ou une politique locale de retour à l'emploi.

Cette réflexion doit se faire à l'échelle des intercommunalités, en écartant surtout la spécialisation des communes. C'est le syndrome Clermontais dont le Maire-Président promeut la "locomotive" que constitue sa commune de Clermont l'Hérault, les vingt autres communes du territoire Clermontais étant vouées à de l'habitat et au tourisme. Or, il faut penser le développement économique des territoires comme un réseau de potentiels à valoriser. Vingt et une communes sur le Clermontais, ce sont vingt et un vecteurs de projets qui permettent de créer de la richesse économique, culturelle, patrimoniale et sociale.

12:45 Publié dans Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (0)

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