Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

03/03/2013

Mars 2013 - Mars 2014 : Année pré-électorale

A un an des municipales de 2014, la période officielle de campagne n'a pas encore commencé mais les stratégies électorales se mettent en place. Quand je dis que la campagne n'est pas encore ouverte, ce n'est pas totalement vrai car les dépenses de campagne se calculent sur les douze mois qui précèdent le scrutin. Les candidats potentiels peuvent donc dès à présent créer une association de financement et recevoir des dons. A noter que les communes de moins de 9.000 habitants ne bénéficient pas du remboursement des dépenses de campagne, et donc que les candidats ne sont pas soumis aux mêmes exigences. Mais avec l'élection conjointe des délégués communautaires qui eux relèvent d'une circonscription plus large et donc presque toujours supérieure à 9.000 habitants, je n'ai pas vu ce que le législateur a prévu.

Les contraintes de campagne ne s'appliqueront vraiment que six mois avant le scrutin, et récemment le législateur a apporté des compléments. De même que pour la composition des listes et le mode de scrutin mixte "Communes & Intercommunalité".

Mais ce qu'attendent les Français, ce n'est pas une nouvelle recette électorale aux ingrédients indigestes, ils désespèrent que leurs représentants leur apportent du mieux-vivre ensemble ; et cela signifie du travail, des revenus décents, un logement, l'accès aux soins, des moyens éducatifs pour les enfants et des outils de formation continue pour les adultes, une alimentation saine et accessible, des équipements et une organisation dédiés aux solidarités, etc. Alors, les candidats aux municipales de 2014 peuvent-ils tout promettre ?

La taille de la commune joue un rôle majeur ; les moyens et les opportunités qui peuvent se présenter à Montpellier ne sont pas les mêmes qu'à Paulhan ou dans un petit village de quelques dizaines d'habitants. Et il faut désormais compter aussi sur les intercommunalités qui exercent de plus en plus de compétences ; on parle du bloc communal pour désigner cet ensemble où les politiques publiques ne s'envisagent plus qu'à l'échelle d'un territoire bien plus vaste que celui de la commune.

Néanmoins, les citoyens sont demandeurs de plus de proximité et ils restent très sensibles à l'avenir de leur commune, du cadre de vie qu'elle leur offre et des équipements dont ils disposent. L'équation des élus locaux sera de plus en plus un exercice prospectif, et avec un engagement de résultats. Les indicateurs à faire évoluer positivement sont connus ; ils portent sur le dynamisme économique des entreprises locales, sur la situation sociale des habitants de la commune (enfants, actifs avec ou sans emploi, retraités), sur le parc de logement social, sur l'offre de déplacements alternatifs à l'automobile, sur la production électrique locale (nouvelle compétence des communes à partir de 2014), etc.

C'est donc une année très importante que celle qui précède l'élection, car elle va permettre d'élaborer de façon participative un projet de mandat. Sans vouloir reléguer au second plan la composition de l'équipe qui portera ce projet, elle reste néanmoins au service du projet. Alors, y a-t-il pour une commune des projets différents selon l'étiquette politique de ses promoteurs ? Oui et non ... L'entretien de la voierie et des réseaux, l'adduction d'eau potable et l'assainissement collectif ne sont par exemple ni de gauche ni de droite. Par contre, certaines communes jetteront toutes leurs forces dans le développement économique de leur territoire en espérant que les retombées sociales seront au rendez-vous. A l'inverse, d'autres communes sanctuariseront le domaine social et ne lui sacrifieront rien. Mais je viens de résumer là les principaux axes du développement durable ;-) Il faut pouvoir offrir un potentiel économique à sa commune tout en préservant le vivre-ensemble et la qualité de vie.

Les commentaires sont fermés.