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06/07/2012

Ayrault-Hollande, le problème de la méthode ... et toujours l'approche comptable des problèmes.

Les lettres de cadrage adressées par le Premier ministre aux membres de son gouvernement expriment essentiellement des objectifs comptables : baisse de 2,5% du nombre des fonctionnaires et baisse de 7% des dépenses de fonctionnement de tous les ministères à l'exception de la Justice, de l'Education Nationale et du Ministère de l'Intérieur. Ainsi, l'objectif de stabilité "en valeur" des dépenses publiques entraîne mécaniquement le gel, voire la baisse du pouvoir d'achat de tous les fonctionnaires.

Intérrogée sur France Inter à propos de la journée de carence dans la fonction publique, la Ministre Marylise Lebranchu a avoué que le gouvernement Ayrault ne pourrait pas revenir dessus car le gouvernement précédent avait inscrit 225 millions d'euros en recettes sur les salaires non versés. Et la Ministre de la Fonction Publique d'indiquer que ce sera finalement aux partenaires sociaux d'endosser le mauvais rôle de choisir si oui ou non l'annulation de cette journée de carence est une priorité ...

Ainsi, la gauche au pouvoir marche dans les pas de Nicolas Sarkozy, avec sa RGPP et sa poliitique du chiffre dans tous les domaines.

Or, chacun reconnaît que la fonction publique pourrait être modernisée, restructurée, remise à plat et que la question principale n'est pas de pointer la fonction publique comme étant un boulet, mais bien de se demander comment les missions de service public peuvent être toujours mieux assurées. La disparition des bureaux de poste, des perceptions, des hôpitaux locaux, des antennes de police, des gares, ... ajoute à l'incompréhension des Français ; il y a de moins en moins de services publics et les effectifs de la fonction publique sont sans cesse stigmatisés.

Mais transformer nos administrations en vue de garantir que l'intérêt général reste la clé de voûte de la République, voire même en misant sur une petite révolution de nos institutions, ce serait quand même plus mobilisateur, plus positif que de nous annoncer cinq années de rigueur - oups, j'ai écrit le mot qu'il ne faut surtout pas dire ou écrire :=(

Comme fonctionnaire territorial, mais aussi comme élu local, je constate sans cesse  que l'on peut mutualiser des moyens, réduire les couches du mille-feuilles, rapprocher les missions déconcentrées de l'Etat et celles des collectivités territoriales. Alors, que le gouvernement conçoive d'abord un projet, en concertation avec tous les acteurs concernés, et je suis persuadé qu'à l'arrivée nous ferons plus d'économies encore, avec plus d'efficience à la clé, qu'en se contentant de restrictions budgétaires.

22:50 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

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