Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

31/12/2011

2012, une année économiquement sombre qui oblige à changer de modèle. Alors il vaut mieux le construire solidairement plutôt que de le subir individuellement !

Il y a deux façons d'aborder cette nouvelle année 2012, soit en étant fataliste et en acceptant le mondialisme qui tente de s'imposer aux 7 milliards d'être humains, soit en reprenant notre destin commun en mains.

Pour la grande majorité de la population mondiale, le modèle socio-économique dominant est intangible ; il faut s'y adapter. On peut y voir une nouvelle forme de darwinisme moderne : "ce ne sont pas les plus forts ou les plus intelligents qui survivront, mais ceux qui savent s'adapter'. Et il n'est alors pas très étonnant que les pays les plus optimistes pour leur avenir se situent dans les parties les plus précaires de la planète. Le Nigéria arrive par exemple en troisième position des pays les plus optimistes, or c'est un pays où l'espérance de vie est de 44 ans, où il y a 20% de mortalité infantile et le week-end de Noël les églises chrétiennes étaient touchées par des attentats meurtriers. En France, c'est avec beaucoup plus de pessimisme que la population envisage son avenir, mais c'est aussi avec résignation.

Plus rares sont ceux qui militent pour un autre monde, plus solidaire, moins aux mains de quelques capitalistes financiers, plus démocratique, éloigné de l'American Way of Life ; poursuivons simplement le cours historique de nos sociétés où le progrès social se conjugue avec développement économique et innovation technologique. Si on ne progresse que sur un seul de ces trois axes, alors on brise le pacte républicain qui est le socle de notre Etat démocratique.

La crise financière qui secoue nos économies occidentales est un coup de pied au cul qui doit nous imposer de changer de trajectoire. Ainsi, les élections de 2012 doivent nous permettre de débarquer le Président des riches. Bon, Hollande ne fait pas vraiment rêver, mais il fera tout de même moins pire que l'actuel. Et puis 2012 doit enfin être l'occasion d'investir massivement dans les circuits courts ! Inutile de créer un label "made in france", il suffit de permettre aux producteurs locaux de vendre à proximité. Et cela ne vaut pas que pour l'alimentation ; cela concerne aussi l'ameublement, les vêtements, les jouets, les outils, etc.

Après les indignations et les résistances de 2011, entamons 2012 sur des axes plus constructifs. Et c'est localement qu'il faut s'investir, car c'est là que se situent les vraies opportunités de changement, perceptibles par chacun. Avec la crise, nous aurons de moins en moins de biens à accumuler ou à consommer, alors profitons en pour créer plus de liens !

29/12/2011

Le projet d'Europe Ecologie Les Verts pour 2012

La période se prête assez bien aux lectures attentives, et je me permets donc de poster ici le projet élaboré par Europe Ecologie Les Verts pour les échéances électorales de 2012. Ce projet a mis un an à se construire, mais il émane de tout le réseau coopératif d'Europe Ecologie Les Verts. C'est d'ailleurs l'Agora du réseau coopératif qui a validé ce projet avant qu'il ne soit adopté par le Conseil Fédéral du parti début décembre. Je rappele au passage qu'Europe Ecologie Les Verts est une structure qui s'appuie sur trois piliers ; le réseau coopératif et le parti politique en sont les deux premiers piliers (et on peut être simple coopérateur/trice ou adhérent/e du parti).

Projet_EELV_2012.JPG

C'est sous le titre "Vivre mieux vers la société écologique" que se présente le projet d'Europe Ecologie Les Verts. On s'éloigne ici des programmes politiques qui dressent au préalable un état des lieux économique affligeant pour justifier ensuite une politique sociale tirée au cordeau. Le projet des écologistes est bien d'affirmer en priorité une volonté de progrès sociaux et environnementaux !

Certains y verront là un recueil de projets utopiques, mais nous avons justement besoin d'utopies mobilisatrices pour avancer. La politique, ça doit donner envie de se bouger, de s'engager et de prendre sa part dans les actions mises en oeuvre. Il faut juguler l'abstention et fournir aux électeurs une nouvelle motivation pour aller voter. Et sincèrement, je constate que le projet présenté ici porte les germes d'un nouvel élan démocratique.

24/12/2011

Lois mémorielles : la fin justifie-t-elle les moyens ?

Les lois dites "mémorielles" ont été adoptées en France pour prohiber le négationnisme des crimes contre l'humanité (loi Gayssot de 1990), pour reconnaître le génocide Arménien ou encore pour reconnaître l'esclavage comme un crime contre l'humanité (loi Taubira de 2001). Au travers de ces lois mémorielles, l'Etat impose sa propre vision de l'Histoire ! En 2005, cette tendance à figer l'histoire a provoqué la colère des historiens ; c'était à l'occasion d'un projet de loi reconnaissant les aspects positifs de la colonisation ...

Mais en plus d'imposer un unique point de vue officiel sur des faits historiques, ces lois sanctionnent tous ceux qui iraient à l'encontre de LA version officielle. L'un des interdits les plus étonnants est l'interiction de vendre ou de diffuser Mein Kampf. Cet ouvrage qui est à la base d'une idéologie dévastatrice constitue-t-il vraiment un danger collectif ? Ou ne mériterait-il pas plutôt d'être étudié ?

En réalité, ces lois qui écrivent l'histoire et qui contraignent nos liberté individuelles visent à protéger la société contre elle-même. Certains faits ou certaines réalités historiques peuvent susciter des actes  d'apologie détestables. Mais est-ce que les imbéciles qui dessinent des croix gammées sur des tombes ont attendu la loi Gayssot pour dire de violer un nouvel interdit ? Non. Et cette loi a-t-elle changé leur comportement ? Non.

Faut-il interdire ou faut-il confronter ? En légiférant, l'Etat "moralise" l'histoire et fixe un cadre liberticide. En laissant libre court à la confrontation, il est certain que des négationnistes reviendront sans cesse sur le devant de la scène en ressassant une nième théorie du complot ou en se victimisant. Mais la vérité historique n'est-elle pas plus écrasante ? Qui pourrait tenir un discours niant le génocide des juifs pendant la seconde guerre mondiale ? Qui pourrait nier le génocide arménien ? Qui pourrait justifier l'exploitation des esclaves par les pays européens au 17ème siècle ?

Mais le pire est certainement l'exploitation électoraliste de la morale dans l'histoire ... Sarkozy avait-il besoin de faire adopter par le Parlement une loi pénalisant la négation des génocides ? Quel décalage entre la France du 18ème siècle, des Lumières à la Révolution, et cette France moderne qui vit sous le joug d'un petit Ayatollah !

12:46 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)