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19/10/2011

Les champignons de Paris ... de Pologne !

Avec un peu de poésie, on peut estimer que le rayon des fruits et légumes de nos grandes surfaces sont une éternelle invitation au voyage, mais le clin d'oeil s'arrête là. Les orgines Pérou, Afrique du sud, Kenya, ... sont autant de tonnes de CO2 dispersées dans l'atmosphère. Evidemment, on accepte les fruits et légumes qui ne se cultivent pas à proximité, mais quand ces importations concurrencent directement des productions locales alors ça devient inacceptable;

Et comme j'avais dénoncé par le passé les asperges du Pérou vendues chez Hyper U à Clermont l'Hérault, je ne pouvais rester insensibles aux champigons de Paris vendus au Carrefour Contact de Paulhan. Car ils viennent de Pologne (cf. photo ci-dessous).

relocalisation,démondialisation

 Il y avait quelques centaines de producteurs de champigons de Paris il y a 20 ans, ils ne sont plus qu'une trentaine aujourd'hui à exploiter des champignonnières en France. Les productions françaises sont vendues deux fois plus cher, et les producteurs ne peuvent rivaliser avec les coûts sociaux appliqués dans les pays de l'est.

La démondialisation d'Arnaud Montebourg n'est rien d'autre qu'une relocalisation de notre économie. Et chacun, même en remplissant son caddie, peut avoir une démarche politique dans ses gestes quotidiens. Oui, le pouvoir d'achat des ménages est un frein à cette attitude de consommation quasi militante, mais chaque paquet de champignon de Paris de Pologne acheté accentue le risque de fermer une champignonnière en France. Et on alimente alors la spirale des délocalisations qui font décliner l'économie nationale.

Commentaires

Et vous n'avez pas été dans les supermarchés de la vallée de la Loire ! A 3 kms des champignonnières (il y en a encore quelques unes le long de ce fleuve) les les champignons arrivent direct de Pologne ou Hollande !!! Où sont les circuits courts ?

Écrit par : Marie | 22/10/2011

Arnaud Montebourg, en mettant la démondialisation au cœur des primaires socialistes, a lancé un concept redoutable qui affole les partis politiques et les multinationales, car crédible, efficace et dépassant les vieux clivages gauche/droite.

Pour Michel Barnier (UMP) « c’est un discours réactionnaire » ; une « grande illusion » pour Laurence Parisot qui, depuis, a accepté d'en débattre avec Arnaud Montebourg (ce qu'elle avait refusé à Marine Le Pen, ce qui en dit long sur certaines connvivences de la classe dirigeante). L’extrême gauche et les altermondialistes y voient la fin de leur rêve d’une autre mondialisation.

Au cœur de ce débat, il y a l’idée centrale d’un protectionnisme européen, destiné à rééquilibrer les échanges commerciaux, à stopper les délocalisations, et à favoriser une véritable concurrence, en taxant les produits venant de pays où sévit un capitalisme sauvage, qui emploie de véritables esclaves, et qui ne respecte pas nos normes de qualité.

La Chine est, aujourd’hui, le pays le plus redoutable économiquement, car elle ne respecte aucune norme sociale, environnementale et pratique sans vergogne la contrefaçon de marques protégées. Pour l’économiste, Jacques Sapir, la mondialisation a favorisé les grands groupes transnationaux, mettant en concurrence les travailleurs d’un pays à l’autre.

Un sondage réalisé par l’institut CSA, pour le quotidien économique Les Echos, le 14 octobre, indiquait que 54% des Français sont pour une politique commerciale protectionniste. Ce sondage montre aussi, clairement, que cette option dépasse largement le clivage gauche/droite : à droite 61% pour, 53% au FN et 57% à gauche. Alors l’idée de démondialisation serait-elle majoritaire en France ? Tout le laisse à penser et c’est bien ce qui effraie la caste dirigeante

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Le 14 septembre, un colloque, organisé par l’Association pour un débat sur le libre échange (qui réunit une vingtaine d’économistes autour d’Hervé Juvin), a rassemblé le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, Jean-Pierre Chevènement et Arnaud Montebourg, autour de l’idée de démondialisation, de protectionnisme et de patriotisme économique, même si le terme n’a pas été prononcé.


Arnaud Montebourg
Pour Arnaud Montebourg, « la démondialisation financière n’est pas un extrémisme d’un genre nouveau. Elle est une modération impérative d’un système devenu fou, en train de faire sombrer l’euro et le pouvoir d’achat des populations d’Europe. »


Dupont Aignan

Pour Dupont Aignan, le protectionnisme ne doit plus être un « gros mot » mais constitue le seul recours pour enrayer la désagrégation de notre tissu productif. La révolution de la démondialisation est en marche et, pour Arnaud Montebourg, « le moment est venu que l’Etat redevienne fort et prenne le contrôle de l’économie ».

Ce mouvement pourrait, pourquoi pas, déboucher sur la formation d’un « Front de Salut national », regroupant des personnalités de divers tendances, dans le seul but de sauver la France et l’Europe d’un déclin annoncé.
http://metamag.fr/metamag-468-La-bombe-%C2%AB-Demondialisation-%C2%BB-Le-concept-rallie-economistes--politiques-et-une-majorite-populaire.html

Écrit par : metamag.fr | 28/10/2011

ce qui serait vraiment honnête, c'est de taxer les produits issus du dumping social, et d'envoyer le produit de la taxe aux chinois ou autres peuples victimes qui s'organisent contre ce dumping ? (j'aime bien rêver).

Écrit par : vieilledame | 01/11/2011

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