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20/05/2018

Le futur cœur de ville de Paulhan mérite mieux qu'un agrandissement de l'actuelle bibliothèque

Alors que la commune de Paulhan adhère au réseau des centres ville durables et de l'innovation, des « Centre-Ville en mouvement » (cf. délibération du conseil municipal du 12 avril 2018), mais aussi que notre commune s'intègre au Contrat « Bourg Centre Occitanie / Pyrénées-Méditerranée » coordonné par le Pays Cœur d'Hérault, il reste à proposer un projet ambitieux sur les volets urbains, patrimoniaux, économiques et sociaux.

Mais sur le terrain, l'ambition ne se limite aujourd'hui qu'à agrandir la bibliothèque municipale. Cette opération n°44 du budget d'investissement de la commune qui est programmée pour un montant total de 1,3 M€, et dont le démarrage ne devrait pas survenir avant la fin de l'année 2018, ne s'inscrit pas du tout dans une vision globale de l'avenir de notre cœur de ville [en circulade]. A noter qu'à ce jour le contrat de ruralité du Pays Cœur d'Hérault, adopté le 29 novembre 2017, abonde ce projet d'agrandissement de la bibliothèque à hauteur de 359 k€ de subventions publiques (319 k€ de la Région et 40 k€ du Département), mais il reste à obtenir les concours de l’État (DRAC, DETR ou FSIL).

Le 30 mars 2017, le conseil municipal a adopté le Projet culturel, scientifique, éducatif et social (PCSES) de la bibliothèque de Paulhan (cf. rapport joint à la délibération). Ce document vise à décrire le projet de la commune pour cet espace dédié à la lecture publique, avec un agrandissement du bâtiment, mais il reste exclusivement une bibliothèque, ou plutôt une médiathèque. Dans ce bâtiment rénové, il est prévu des espaces de lecture (livres, médias musicaux, documentaires, presse), d'expositions et des postes pour accéder à des ressources en ligne sur Internet, mais rien de très différent en réalité à ce qui existe aujourd'hui. Les mêmes services seront simplement rendus dans des espaces plus grands, plus lumineux et plus accessibles.

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Que le bâtiment actuel de la bibliothèque ait un passé notable [1] ne justifie pourtant pas un tel projet, et son volet patrimonial pourrait justifier tout autre projet qu'une médiathèque du 21ème siècle. Car plus qu'une médiathèque, Paulhan a surtout besoin d'un espace culturel qui serait plutôt de l'ordre du tiers-lieu, avec des équipements dédiés à la création culturelle, à l'expérimentation autour des pratiques numériques et à l'émergence de projets de citoyenneté locale.

Notre liste Paulhan Avenir avait un tel projet dans son programme pour l'élection municipale de 2014, et nous l'avions prévu à la halle des produits régionaux. En effet, voilà un bâtiment qui est l'un des visages de notre commune, qui offre une surface au sol remarquable mais qui surtout se dégrade au fil des ans. L'opportunité de capter des subventions pouvait permettre de réhabiliter ce bâtiment des halles tout en y installant un véritable espace culturel, multi-activités et fédérateur des initiatives locales.

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La municipalité de Bernard Soto avait anticipé ce projet en rachetant le bâtiment Jourdan, juste à côté de la halle sur le boulevard de la Liberté, et dans l'intention de le démolir afin d'ouvrir l'espace autour des halles. Le projet architectural consistait à détruire tout l'arrière du bâtiment et de ne conserver que la façade (vaste entrée du rez de chaussée, le balcon, l'horloge) qui figure sur toutes les images historiques. Derrière cette façade, il était alors possible de construire un nouveau bâtiment sur deux étages, moderne, fonctionnel et conforme à toutes les exigences réglementaires.

Mais là, d'ici la fin de ce mandat, plus rien n'est désormais prévu pour la halle des produits régionaux. Et si la médiathèque se réalise dans les locaux actuels de la bibliothèque, cela obèrera les subventions qui peuvent être obtenues en mixant un projet patrimonial d'envergure et la création d'un tiers-lieu de créativité culturelle.

Un autre levier est mis à notre disposition pour concevoir une rénovation de son cœur de village, c'est le PLU qui est en cours de révision générale depuis juillet 2015. Le nouveau cadre législatif renforce l'impact des OAP (Orientation d'Aménagement et de Programmation) qui s'ajoutent au PADD (Plan d'Aménagement et de Développement Durable), ces OAP étant opposables aux tiers. A ce jour, les travaux qui sont menés sur cette révision du PLU ne retiennent que des OAP d'extensions urbaines (autour de la chapelle Notre-Dame-des-Vertus et du cimetière d'une part, sur les franges urbaines à l'est de la commune du stade jusqu'au delà de la route de Campagnan d'autre part) et une OAP de rénovation urbaine (sur le quartier de la gare). Mais les OAP permettent aussi de porter sur tout un quartier en vue de sa rénovation patrimoniale. Et il me semble que notre cœur de village, sa circulade, méritent leur OAP.

Il faut voir une OAP comme une volonté pérenne d'aménager un secteur de la commune, et elle permet de fixer des orientations qui vont s'imposer à tous les propriétaires et à tous les porteurs de projet immobilier. Ainsi, autour des halles où les constructions sont anciennes et en mauvais état, une OAP peut dessiner un tout nouveau bloc d'immeubles. Et en ouvrant des espaces autour des halles, il est par exemple envisageable d'avoir des terrasses pour lire, pour discuter ou pour boire un verre ; de quoi donner vie à cet espace moribond

La place des commerces dans ce cœur de ville peut aussi être redessinée dans une OAP, pour organiser leur devanture ou pour installer des équipements urbains (banc, râtelier de vélos, candélabres, parking, ...). Le but n'est pas d'imposer ou d'interdire des commerces, mais de leur offrir un cadre qui réponde à leurs besoins tout en valorisant le patrimoine du cœur de village.

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Et puis ce cœur de village est magnifique ! Il faut d'ailleurs saluer tous les travaux coordonnés par les précédentes municipalités pour rénover les voies et les places de la circulade. Là, une OAP patrimoniale se justifierait pour achever ce travail, ne serait-ce qu'avec un enfouissement total de tous les réseaux filaires.

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Pour celles et ceux qui ont déjà suivi une visite guidée du cœur de village, par exemple avec Madame Audemard, chaque maison et parfois chaque ornement a une histoire qui mériterait de s'inscrire dans un récit itinérant.

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Le maire, Claude Valéro, a pris la mesure de ces enjeux en mettant en place un comité consultatif autour de la revitalisation des centres du village, car oui Paulhan dispose d'au moins deux pôles d'attractivité, la circulade et le quartier de la gare ; et cela ne date pas d'aujourd'hui. Ce comité consultatif est composé de 6 élus et de 6 personnalités du village [2], et ses réunions mensuelles doivent permettre de proposer des pistes de rénovation urbaine qui redonnent à Paulhan son lustre d'autrefois.

Mais ceci s'inscrit dans une continuité politique et dans le temps long. Le PLU (et ses OAP) est l'un des outils mis à la disposition des élus et des habitants de la commune, mais il y a aussi les synergies induites à l'échelle intercommunale ; autant d'axes qui requièrent consensus et solidarité pour l'intérêt général de notre village.

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[1] : Au 17ème siècle, ce bâtiment était la demeure d'Isabau de Veyrac, fille du Baron de Paulhan et épouse du Comte d'Uzès, Armand de Crussol. Au 20ème siècle, ce même bâtiment a été un café, un restaurant puis un hôtel. Il a été acheté par la commune au début des années 90 pour devenir bibliothèque municipale en 1992. 
[2] : Pour le collège des élus, Bertrand Aleix, Christine Ricard, Pierrette Arnaud-Poncy, Chantal Gaspard, Laurent Dupont et Thierry Jam. Pour le collège des habitants et des associations, Sandrine Lambert, Yves Bailleux-Moreau, Catherine Feuile, Stéphane Russo, Jean-Pierre Boutonnier-Bousquer et Jean-Pierre Blain.

10/05/2018

Emplois et métiers de demain, quels sont-ils vraiment ?

Toute la classe politique aux affaires et tous les économistes partisans d'un ordolibéralisme décomplexé nous l'assènent jour après jour, les emplois et les métiers d'aujourd'hui, confrontés aux nouvelles technologies, vont disparaître pour donner lieu à d'autres métiers et emplois. Ainsi, une vingtaine d'experts du domaine numérique (universitaires et professionnels), réunis il y a un an par Dell et l'Institut pour le Futur afin d'anticiper les nombreux changements à prévoir pour le monde de l'entreprise et du travail, ont produit une étude à la suite de leurs analyses ; ils y indiquent que « 85% des emplois en 2030 n'existent même pas encore aujourd'hui ».  Par ailleurs, d'autres études américains et françaises diffusent largement que 65% des écoliers d’aujourd’hui exerceront des métiers qui n’existent pas encore ...

Ce qui est certain, avéré et mesuré par toutes les agences qui suivent le marché de l'emploi, c'est que ces nouvelles technologies (automatique, robotisation, intelligence artificielle, ...) réduisent de 90% le coût du travail, quand la délocalisation le réduit déjà de 75% (selon un article du Figaro). Les entreprises vont donc continuer à supprimer ces emplois traditionnels, disons même historiques, pour passer au tout numérique. Et ce n'est pas un phénomène nouveau ; en 1968 était inauguré le premier distributeur automatique de billets rue Auber à Paris, puis les guichets automatiques se sont généralisés depuis une trentaine d'années se substituant totalement aux métiers d'une agence bancaire (retrait et dépôt d'argent liquide, relevés de compte, édition de RIB, dépôt de chèques, ...).

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La liste de tous les emplois de « l'ancien monde » que le numérique a supprimé serait interminable, et elle ne cesse de s'allonger. Déjà, le commerce en ligne met à mal les géants de la grande distribution ainsi que les commerces de centre-ville, car les boutiques en ligne apportent d'énormes avantages (ouverture 24H/24, tous les modèles ou produits visibles en un clic de souris, des conseils d'utilisation et des vidéos de démonstration à foison, ...), et sans qu'à l'évidence il n'y ait d'inconvénient pour le consommateur. Demain par exemple, il n'y aurait plus de chauffeur de taxi dans les grandes métropoles, mais simplement des véhicules autonomes sans chauffeur.  Mais ce que l'on pourrait considérer comme un vecteur d'émancipation accentue l'individualisme et il met en danger à moyen terme notre système social. Alors quels emplois et quels métiers seront proposés à la population active du « nouveau monde » ?

Mahjoubi_Penicaud_10knum.jpgDébut avril, Mounir Mahjoubi (secrétaire d'État chargé du Numérique) et Muriel Pénicaud (ministre du Travail) lançaient le programme 10 000 formations dans le numérique (10KNUM). Un million de jeunes et un million de demandeurs d'emploi sont concernés, alors que le numérique ne propose aujourd'hui que 80 000 emplois. Mais comme l'indique cet article du Monde, les métiers de demain restent à inventer, même s'il évoque quelques exemples qui suscitent plus l'amusement que l'engouement : « murateur, data-miner, nomadeur, numéropathe, conseiller en productivité, désorganisateur d’entreprise, spéculateur en monnaie alternative, imprimeur 3D, designer d’habitat virtuel, créateur d’énergie, génomicien, codeur, éclairagiste LiFi, installeur domotique, Web rédacteur, ... ». Il s'avère aussi que les filières économiques de demain peuvent se révéler très éphémères ; en témoigne le marché de la cigarette électronique qui s'essouffle déjà après avoir fait preuve d'innovation technique, de créativité marchande et de couverture commerciale expansive.

Il est donc assez paradoxal que le gouvernement souhaite orienter le parcours scolaire des jeunes vers l'emploi alors que la majorité de ces emplois ne sont pas encore connus ... Il ne faudrait donc plus leur apprendre à exercer un métier ou à occuper un emploi, mais bien leur apprendre à en changer plusieurs fois au cours de leur vie active ; cela plaide d'ailleurs pour donner plus de moyen à l'enseignement, ainsi qu'à l'enseignement supérieur ...

Personnellement, je pense qu'il faut réinvestir les métiers courants indispensables à la vie en société tout en réduisant le temps de travail et en instaurant le revenu universel. Collectivement, notre pays crée des richesses très inégalement redistribuées, et attribuer à chaque enfant et à chaque adulte un revenu de base qui s'ajouterait aux autres revenus (du travail, du patrimoine, de l'épargne, ...) est une révolution sociale qui va inévitablement s'imposer pour éviter le chaos social. Alors cessons de croire aux promesses infantilisantes de nos dirigeants (politiques et économiques) pour faire des choix plus responsables.

29/04/2018

Développement économique en Coeur d'Hérault, à qui doit-il profiter ?

Le développement économique local est dans toutes les bouches et fait couler beaucoup d'encre, mais de quoi parle-t-on réellement ? Pour les entrepreneurs eux-mêmes, au travers de leurs structures représentatives (associations, syndicats patronaux, chambres consulaires, ...), il s'agit de voir des projets se créer, se développer et s'inscrire dans la durée. La remise annuelle des prix de la Très Petite Entreprise (TPE) sur le Cœur d'Hérault fait écho à l'enthousiasme des porteurs de projet, et les outils mis en place par la Maison de l'économie du Cœur d'Hérault contribuent à leurs réussites. C'est la facette positive souvent médiatisée du développement économique local, et il est naturel que chacun(e) s'en félicite.

Pour les collectivités locales, leurs établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) et leurs syndicats mixtes, le développement économique local se décline de façon plus hétérogène, et essentiellement sous l'angle du foncier d'entreprises. Le feuilleton de la Salamane en témoigne sur le Clermontais, dans un EPCI qui a en réalité mis tous ses œufs dans un seul panier. Nos voisins de la Vallée de l'Hérault ont eux neuf parcs d'activité sur Aniane, Gignac, Montarnaud, le Pouget, Saint-André-de-Sangonis et Saint-Pargoire. Le Lodévois-Larzac dispose de six parcs d'activité sur Le Bosc, Le Caylar, Lodève et Soubès, plus un hôtel d'entreprises intercommunal à Soubès. Mais les élus locaux sont obnubilés par ce volet foncier, et ils en oublient le volet social.

Pôle emploi comble cette lacune car cette agence de l’État publie régulièrement des documents sur le marché du travail et sur les besoins en main d’œuvre des entreprises du bassin d'emploi de Lodève (et qui épouse le territoire du Cœur d'Hérault). Les derniers indicateurs publiés sur le marché du travail indiquent qu'à fin décembre 2017 il y avait 8 959 demandeurs d'emploi sur ce bassin d'emploi (cf. document en version PDF). Et les besoins en main d’œuvre exprimés par les entrepreneur du bassin d'emploi de Lodève pour 2018 est évalué à 2 710 intentions d'embauche (cf. document en version PDF). Il ne faut pas être très calé en arithmétique pour constater en un coup d’œil que le tissu économique du territoire est très loin de satisfaire les attentes des demandeurs d'emploi. Et les Rendez-vous de l'emploi qu'organisent les EPCI, pôle emploi et le Pays Cœur d'Hérault sont des gouttes d'eau dans un océan d'incertitudes professionnelles ...

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La première réponse la plus efficace, et elle n'est jamais évoquée, c'est de permettre à celles et ceux qui recherchent un emploi d'aller en trouver un là où il y en a ; car la mobilité au sein de la population active est un réel problème en France. Et il faut déjà donner envie d'avoir envie, c'est à dire de présenter les aspects les plus positifs de cette mobilité, tout en donnant les moyens pour qu'elle devienne réalité. Cela peut aller d'un projet Erasmus pour étudier une année en Europe à des moyens de transport plus denses pour rejoindre Béziers ou Montpellier.

La seconde réponse, que les EPCI tentent "maladroitement" de mettre en œuvre, c'est de faciliter la création d'entreprises. En effet, cela ne peut pas se limiter à proposer du foncier ; il doit inévitablement y avoir en amont des études prospectives qui prennent en compte les spécificités de notre territoire. Et là, c'est la page blanche :=(

Qu'indiquent les documents de pôle emploi ? Par exemple que l'emploi saisonnier représente 56% des recrutements prévus pour 2018, ou encore que l'agriculture correspond à un tiers des projets de recrutement, et cela sans difficulté remarquable de recrutement. En même temps, les métiers recherchés par les demandeurs d'emploi collent assez bien aux métiers recherchés par les employeurs : services à la personne et à la collectivité, commerce et vente, BTP, hôtellerie et restauration, etc. L'apprentissage et le formation professionnelle sont déficitaires sur le Cœur d'Hérault, et il y là une nécessité à le faire entendre par la Région et par l’État !

Autre indication, 64% des personnes inscrites à pôle emploi sur ce bassin d'emploi sont indemnisés ; ces 5 414 personnes sont à rapprocher des 5 789 inscrits en catégorie A. Pour les 3 170 inscrits en catégories B et C, leur accroissement est de +12;3% sur un an pour la catégorie B et +16% pour la C. Ce sont des personnes qui "travaillent un peu" et qui recherchent un emploi mieux adapté à leur situation (financière, familiale, patrimoniale, professionnelle, ...). Il y a derrière ces chiffres des révélateurs de paupérisation, et donc d'autres priorités sociales pour les collectivités locales.

Créer et pérenniser des emplois devrait être LA priorité de tous les acteurs économiques d'un territoire, et plus encore celui des élus locaux et des services de l’État. Car il est déjà loin ce temps où un commissariat général du Plan (CGP) définissait tous les cinq ans la planification économique du pays. Né au lendemain de la seconde guerre mondiale pour reconstruire la France, cette institution a disparu sous cet intitulé-là en 2006, et on la retrouve aujourd'hui avec une autre vocation moins intérieure, sous le label de France Stratégie. Mais les collectivités locales sont désormais face à une immense responsabilité, et l’État les place plus en concurrence les unes envers les autres qu'il ne leur fournit des outils stratégiques. Et c'est donc une mutation profonde de la classe politique locale qui permettra de prendre ce challenge socio-économique à bras le corps, à l'échelle de chacun des territoires.