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23/08/2016

80 ans après le Front Populaire, notre imaginaire politique s'est-il évaporé ...

robinrisser_blum_01.jpgA l'occasion des 80 bougies du Front Populaire, les magazines, la presse et la télé publient des reportages sur cette courte période du siècle dernier, du printemps de 1936 au printemps de 1938 où Léon Blum transforma la France. Pendant ces deux ans, des personnalités désormais oubliées comme Léo Lagrange, Jean Zay, Jean Perrin, Paul Ramadier, ... ont rendu possibles des progrès sociaux et économiques sans précédent dans une France rurale où la révolution industrielle avait été synonyme d'une énième aliénation à l'outil de travail. A noter que le gouvernement de Léon Blum donne leur place à trois femmes, une première dans l'histoire de la République française. Pendant ces deux années, les paysans et les ouvriers de France se sont vus attribuer des droits nouveaux, pour eux-même comme pour leur famille. Au 20ème siècle, un autre grand bon social a été réalisé au lendemain de la guerre 39-45 avec le programme du Conseil national de la résistance, et puis les "évènements" de 68 et la fin des colonies ont placé la France dans une nouvelle trajectoire humaniste.

Et depuis ? Juste une éclaircie en 1981, et puis des décennies de déclin social à l'aune de la mondialisation de l'économie et de la finance. Car on ne construit plus rien, on gère la France comme une multi-nationale gère l'une de ses filiales ...

L'avenir présente-t-il quelques espoirs plus "anthropocentrés" ? François Hollande nous avait mis dans le rôle de la grenouille que l'on place dans un chaudron d'eau froide et que l'on chauffe à feu doux, endormant notre vigilance citoyenne, mais la lecture du programme de Sarkozy pour 2017 fait l'effet d'une sacrée hausse du thermostat ! Hollande a créé le CICE, et Sarkozy veut en doubler le budget. Hollande a déverrouillé le droit du travail et la hiérarchie des normes sociales, Sarkozy veut que les positions prises au sein de l'entreprise priment sur toute loi ou sur tout accord de branche. Je pourrai allonger la liste, mais c'est clair que Hollande a donné à Sarkozy la légitimité libérale pour aller encore plus loin ! Pour qui ? Pour les entreprises, pour les entrepreneurs, pour ceux qui travaillent, pour ceux qui réussissent, pour les rentiers et pour tous ceux qui visent le décile ultime. Et les hommes ? Et bien ils bénéficieront des fruits de cet essor économique, des miettes pour la majorité d'entre eux, des participations incitatives pour les plus ambitieux et beaucoup de frustrations pour la grande majorité des laissés pour compte. Pour fréquenter une piscine ou un club de sport, pour s'adonner aux cours de musique, de danse ou de théâtre, pour partir en vacances en famille ou en colonies, pour leur santé si exigeante à leur âge, nos enfants n'auront que ce que leurs parents pourront leur offrir, après déduction du loyer, des frais de scolarité et de transport, de l'alimentation, etc.

Alors j'entends les chroniqueurs et autre commentateurs politiques nous expliquer qu'un François Hollande, qu'un Alain Juppé et même qu'un François Bayrou seraient un moindre mal, qu'ils seraient d'honnêtes accompagnateurs de cette mondialisation libérale, évolution irréversible du monde. Et bien non, je me refuse à cette paresse intellectuelle et à cette mollesse politique ; et surtout depuis la France ! Juste un exemple ; depuis la fin des quota laitiers, la production laitière a explosé en Europe du Nord (Pays-bas, Allemagne, Irlande, ...), alors que la France et que les pays du sud de l'Europe contiennent leur production. Au nord de l'Europe, les exploitations industrielles contribuent à tirer les prix du lait vers le bas, asphyxiant les producteurs du sud ; la suite est prévisible, les exploitations familiales de l'Europe du Sud vont fermer les unes après les autres, laissant le champ libre à une véritable industrie laitière. J'évoque cette question du lait car elle fait l'actualité et qu'elle est au cœur d'un projet (ou de l'absence de projet) économique et social pour notre pays et pour l'Europe. Alors, nous déciderons-nous enfin à nous dessiner un autre destin ou préférons-nous nous laisser décimer par les grandes firmes multi-nationales ?

Cet indice est trop peu médiatisé, mais l'indice de développement humain (IDH) ajoute au développement économique l'espérance de vie à la naissance et le niveau de scolarisation des enfants. Et la France n'est que ... 22ème ! Devant la France, il y a la Norvège, l'Australie, la Suisse, le Danemark, les Pays-Bas, l'Allemagne, l'Irlande, les États-Unis, le Canada, la Nouvelle-Zélande, Singapour, Hong-Kong, le Liechtenstein, la suède, le Royaume-Uni, l'Islande, la Corée du Sud, Israël, le Luxembourg, le Japon et la Belgique.

IDH2015.jpg

Comme citoyen et comme modeste acteur politique local, je considère qu'il n'y a aucune fatalité à nous fossiliser ainsi. Je rencontre régulièrement en Cœur d'Hérault des personnes ou des communes qui portent des projets humains, éthiques, durables et éco-responsables. J'estime que les instances administratives et politiques locales n'en mesurent pas encore les enjeux, ne serait-ce que pour la résilience de nos territoires, et c'est donc le message que je porte là où je le peux. Le concept est du siècle dernier, mais le municipalisme libertaire (cf. écologie sociale développée par Murray Bookchin) pourrait être un nouvel idéal de nos territoires ruraux.

13/08/2016

La terreur peut-elle rester à la porte des écoles ?

Nous voudrions que cela ne soit jamais arrivé et nous espérons que cela ne se reproduira plus jamais, mais il faut pourtant se persuader que la menace terroriste est toujours réelle, très sérieuse et que la France, ses valeurs, son histoire, sa culture et sa République laïque restent la cible privilégiée des islamistes salafistes. Aussi, après avoir frappé nos institutions et nos lieux habituels du vivre ensemble, d'autres symboles de la République sont fortement menacés. Et la rentrée scolaire, dans une quinzaine de jours, fait l'objet de la plus grande vigilance de la part des pouvoirs publics. Personne ne peut oublier l'assassinat par Mohamed Merah de trois enfants, âgés de 4, 5 et 8 ans à l'école Ozar Hatorah de Toulouse le 19 mars 2012, et nous savons que les terroristes sont prêts à réitérer de tels actes odieux, lâches et barbares.

L’Éducation nationale, ce sont 12,7 millions d'élèves et apprentis répartis dans 63 000 établissements scolaires du premier et du second degré ; un million d'adultes (enseignants et personnels administratifs) sont aux côtés des élèves tout au long de l'année scolaire. Ces chiffres témoignent de la difficulté pour réduire le plus possible les risques d'attentat dans une école, dans un collège ou dans un lycée. Nous l'avons bien compris avec l'assassinat du Père Jacques Hamel à Saint-Étienne-du-Rouvray le 26 juillet dernier ; la folle détermination des terroristes peut frapper n'importe où et n'importe quand, mais toujours avec l'objectif de s'attaquer à des symboles, ce qui alimente une naturelle inquiétude collective. Et les établissements scolaires appartiennent à cette catégorie « d'espaces vulnérables ».

cour_ecole.jpg

Alors certains, comme ce maire-adjoint de Vendargues qui demande que les maires et leurs adjoints puissent être armés, demanderont peut-être que les directeurs d'école et que les principaux des établissements du second degré soient armés. A Ottawa, le 22 octobre 2014, un Québécois de 32 ans Michael Zehaf-Bibeau fait feu dans l'enceinte du Parlement après avoir abattu un soldat à l'extérieur ; il est abattu par le responsable de la sécurité du Parlement, Kevin Vickers. Officier de la gendarmerie royale du Canada pendant vingt-neuf ans, cet homme occupait depuis 2005 le poste de sergent d'armes de la Chambre des communes. Mais c'est comme pour ces deux soldats américains qui ont désarmé le terroriste Ayoub El Khazzani dans le Thalys le 21 août 2015, ils étaient expérimentés. Et on ne peut pas distribuer des armes, en généraliser l'usage comme cela se fait maintenant dans les universités américaines, au seul motif que cela peut permettre de repousser ou de neutraliser un terroriste. En France, et au cœur même du concept d'ordre public, la notion de sûreté est garantie par la Déclaration de 1789 : « il n'est pas de liberté possible dans une société où les individus craignent pour la sécurité de leur personne ».

Or, et même si la Constitution ne le mentionne pas, nos deux siècles de république ont donné une valeur constitutionnelle à cette notion d'ordre public. L'ordre public est l'ensemble des règles obligatoires qui permettent la vie en société et l'organisation de la nation. L'ordre public couvre des notions générales comme la sécurité, la morale, la salubrité, la tranquillité, la paix publique. Garanti par l'Etat, l'ordre public est du ressort de la police administrative. En France, le maintien et le rétablissement de l'ordre public relèvent du ministère de l'Intérieur. Ils sont assurés par la Police nationale et par la Gendarmerie nationale. Il est regrettable que 13 000 emplois de policiers et de gendarmes aient été supprimés sous la présidence de Nicolas Sarkozy, et les 9 000 postes que François Hollande a promis de pourvoir d'ici 2017 demeurent très insuffisants au regard de la situation actuelle. Surtout que la réalité sur ces créations de poste relève plutôt de la lettre au Père Noël. Selon les rapports officiels de l'Assemblée nationale (cf. Rapport annuel annexé au projet de loi de règlement du budget et d'approbation des comptes pour 2015) et de la Cour des comptes (cf. Note d'analyse sur l'exécution budgétaire 2015), il n'y aurait que 390 postes qui auraient été créés entre 2012 et 2015 !

Effectifs_Police_Gendarmerie_2012_2015.jpg

C'est la logique comptable (ou budgétaire) qui s'impose, et l’État a déjà fait défection depuis très longtemps dans ses missions régaliennes ; les personnels publics de la justice, de la pénitentiaire, de la police, des douanes, des services de santé publique et de bien d'autres services publics ne sont pas ces fonctionnaires catalogués de façon démagogique comme des "salariés privilégiés" ! Ce n'est pas normal qu'un débat n'ait pas eu lieu sur ces emplois publics et sur leurs missions, les gouvernements se contentant trop souvent de rafistolages. Et en l’occurrence pour la sécurité publique, ce serait maintenant sur les militaires de l'opération "Sentinelle", sur les nouveaux effectifs d'une hypothétique "Garde nationale" et sur les effectifs dispersés des polices municipales que reposerait le projet gouvernemental ...

Mais j'en reviens aux écoles et à la prochaine rentrée scolaire. Vu le nombre d'établissements scolaires à protéger et vu les moyens dont dispose l’État, le gouvernement a décidé de mobiliser les enseignants. Selon la directive du 29 juillet signée par les ministres de l’Éducation nationale et de l'Intérieur, « Les récents attentats et le contexte de menace terroriste imposent une vigilance renforcée » et la « priorité absolue  est donnée à la sécurité des établissements scolaires ». Cette circulaire vient préciser les conditions de mise en œuvre du Guide des bonnes pratiques pour la vigilance aux attentats diffusé cet hiver (cf. guide en version PDF), guide qui avait déjà fait l'objet d'une note d'accompagnement au printemps (cf. Accompagnement du guide en version PDF). Ces mesures seront difficiles à mettre en place : les aménagements à réaliser aux abords des établissements dépendent des collectivités locales, l'alarme « attentat-intrusion » doit être distincte de l'alarme incendie, l'identification des critères de radicalisation chez des enfants et chez des adolescents ne répond pas à une check-list déterministe, la mise à jour et les tests du plan particulier de mise en sécurité (PPMS), etc. Le détail des mesures de ce texte gouvernemental sera dévoilé par les ministres de l’Intérieur et de l’Éducation nationale le 24 août, mais il y aura inévitablement plus d'intentions que de moyens ...

Et puis il y a cet exercice « attentat-intrusion » à faire dans chaque établissement scolaire. Il s'agira de simuler l'intrusion dans l'enceinte de l'établissement d'un terroriste, conduisant enseignants et élèves à barricader leurs salles, à éteindre leur portable, à se cacher au plus loin des fenêtres et des portes jusqu'à l'intervention des forces de l'ordre. Il y a dans cet exercice la volonté de nous habituer à cette situation, de nous faire acquérir des réflexes. Mais c'est aussi l'aveu qu'il faut autant s'adapter à ce climat de terreur qu'il faut lutter contre ses causes et ses promoteurs. Au Japon, les enfants des écoles font régulièrement des exercices de simulation d'un tremblement de terre, mais ce sont des situations auxquelles les japonais sont régulièrement confrontés, irrémédiablement, et il est responsable de s'y préparer. Là, le terrorisme qui frappe la France ne peut pas être considéré comme irrémédiable, et on ne réalise pas un exercice « attentat-intrusion » comme on réalise un exercice incendie. Surtout chez les plus petits chez qui ces exercices seront anxiogènes. Cette école qui sanctuarise les valeurs de la République, qui éveille l'esprit critique et qui transmet des connaissances et des savoirs s'est aussi voulue ouverte sur le monde, mais avoir une fenêtre ouverte sur le monde ne signifie pas qu'il faille l'ouvrir à tous vents. Je plaide pour que nos enfants puissent continuer à aller à l'école avec l’insouciance de leur jeunesse, avec le plaisir de retrouver leurs copines et leurs copains et que leurs seules appréhensions portent sur les contrôles et autres examens scolaires de l'année.

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Des tests ont déjà été réalisés dans certains établissements, mais ils sont pour moi plus stressants que réellement préventifs. Simuler un attentat dans des conditions proches de la réalité, sans que personne n'ait été prévenu, justifierait de mettre en place juste après une cellule psychologique ; il apparaît que lors de ces expériences les élèves n'en ressortent pas indemnes, ils ont besoin d'en parler. Le secrétaire général de la Fédération des parents d'élèves Rodrigo Arenas Muñoz relativise ces expériences aux effets potentiellement traumatisants pour les élèves : « Ce n'est pas le fait de se préparer à une éventuelle attaque ni d'en parler qui est anxiogène, c'est le terrorisme qui l'est ».

Je pense que c'est d'abord aux adultes de faire preuve de la plus grande vigilance dans ce contexte actuel de menace terroriste. Les parents d'élèves sont des sentinelles, les enseignants savent réaliser les mesures de prévention au sein de leur établissement et les élus locaux, aux côtés des services de l’État mettront tout en œuvre pour sécuriser les abords des écoles, des collèges et des lycées. Ainsi, les aires de stationnement des bus scolaires et les installations sportives sont eux aussi des « espaces vulnérables ». Et je souhaite que les enfants ne soient pas entraînés dans une spirale de terrorisation ; ils doivent eux aussi être vigilants, mais c'est à nous d'assurer leur protection. Ne leur transmettons pas des messages d'impuissance ou de résignation. Empêchons aussi que des attitudes stigmatisantes puissent naître de ce climat de suspicion, car ce serait alimenter des replis et des frustrations, et donc le terrorisme lui-même.

05/08/2016

A partir de ce lundi, l'humanité vit à crédit vis à vis de sa planète pour l'année 2016

Ce lundi 8 août sera pour l'année 2016 "le jour du dépassement", c'est à dire le jour de l'année à partir duquel l'humanité consomme des ressources naturelles que la planète n'a pas fini de renouveler pour l'année en cours.

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Pour déterminer ce jour de dépassement, deux paramètres sont utilisés. En premier lieu, il y a la capacité de production biologique de la planète en une année ; les quantités d'oxygène et de C02 émises dans l'air, la production de ressources naturelles (bois, poissons, animaux, végétaux, ...) et l'élimination naturelle des déchets. Le second paramètre est l'empreinte écologique de l'humanité, c'est à dire la consommation en ressources naturelle pour une année. Nous le savons depuis une trentaine d'années, l'humanité consomme beaucoup plus que la planète ne peut produire en une année, et il faudrait aujourd'hui 1,5 planète pour répondre aux besoins des 7,35 milliards d'humains.

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Ce sont nos enfants, et puis les enfants de leurs enfants qui se verront privés de ressources naturelles si nous continuons à les consommer actuellement de façon totalement irresponsable. Il est donc urgent de rompre avec les dogmes du consumérisme addictif et d'un productivisme irrationnel ; et cette notion de jour de dépassement y contribue. Dans le tableau suivant est donnée l'évolution de la date de ce jour de dépassement dans l'année (depuis 1970) :

1970
1971
1972
1973
1974
1975
1976 > 16 novembre
1977 > 10 novembre
1978 > 6 novembre
1979 > 29 octobre
1980 > 3 novembre
1981 > 10 novembre
1982 > 14 novembre
1983 > 13 novembre
1984 > 6 novembre
1985 > 6 novembre
1986 > 1 novembre
1987 > 25 octobre
1988 > 16 octobre
1989 > 13 octobre
1990 > 13 octobre
1991 > 13 octobre
1992 > 16 octobre
       
1993 > 17 octobre
1994 > 16 octobre
1995 > 10 octobre
1996 > 9 octobre
1997 > 8 octobre
1998 > 9 octobre
1999 > 10 octobre
2000 > 4 octobre
2001 > 3 octobre
2002 > 28 septembre
2003 > 19 septembre
2004 > 10 septembre
2005 > 3 septembre
2006 > 1 septembre
2007 > 30 août
2008 > 1 septembre
2009 > 6 septembre
2010 > 28 août
2011 > 25 août
2012 > 23 août
2013 > 20 août
2014 > 17 août
2015 > 13 août
La méthodologie est modifiée chaque année et les données sont mises à jour pour pouvoir prétendre à une comparaison entre les années.

Mais tous les pays de notre planète ne sont pas dans une même situation de déficit ou d’excédent de leur empreinte écologique au regard de la bio-capacité de leur territoire. L'ONG Global Footprint publie des données, des rapports et diffuse des campagnes de sensibilisation sur ces questions ; les images suivantes sont issues de leur site Web :

Earth.jpg

Pour la France, le solde négatif a évolué de la façon suivante :

France.jpg

Logo_OvershootDay_2016.jpgCette notion de jour de dépassement est souvent utilisée pour vulgariser ou pour mieux faire comprendre comment une dette impute notre vie quotidienne. Elle est utilisée pour le poids de la fiscalité directe dans le pouvoir d'achat des ménages et des entreprises (tant de mois et de jours à travailler pour payer ses impôts avant que le fruit de son travail permette de le dépenser librement). Elle est aussi utilisée pour illustrer le poids de la dette publique d'un État. Et de pouvoir visualiser comment le curseur se déplace, en plus ou en mois au fil des ans, cela permet de mieux mesurer un effort et d'apprécier à leur juste valeur les efforts qu'il reste à fournir.

Mais dans le cas de la planète Terre, non seulement l'humanité consomme plus de ressources que celle-ci ne peut en produire pour la population mondiale, mais la démographie ne cesse de croître et nous dégradons sans vergogne notre environnement. Donc outre que nous nous exposons à des pénuries, la surpopulation peut conduire à des conflits territoriaux dramatiques et les pollutions impacteront irréversiblement notre santé et notre patrimoine génétique. Quelle espèce se disant "intelligente" peut aller ainsi vers son suicide collectif ? Je crois que si une vie extraterrestre existe quelque part dans l'univers, suffisamment avancée pour explorer les galaxies, alors elle aura certainement mis notre planète dans sa liste de destinations à éviter ...